Un rail rompu et une intervention d'urgence en cause dans le déraillement d'un train du CN près de Clair (Saskatchewan) en 2014

SASKATOON, le 16 nov. 2016 /CNW/ - Dans son rapport d'enquête (R14W0256) publié aujourd'hui, le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) a déterminé qu'une rupture de rail attribuable à un défaut non détecté a mené au déraillement d'un train de marchandises du Chemin de fer Canadien National (CN) près de Clair (Saskatchewan), en octobre 2014. Il n'y a eu aucun blessé, mais durant l'intervention d'urgence, une déflagration a exposé des intervenants d'urgence du CN à des risques.

Le 7 octobre 2014, un train de marchandises du CN roulait vers l'ouest, de Winnipeg (Manitoba) à Edmonton (Alberta), lorsque 26 wagons ont déraillé près de Clair (Saskatchewan). Six d'entre eux étaient des wagons-citernes de catégorie 111 transportant des marchandises dangereuses. Deux de ces wagons-citernes, chargés de distillats de pétrole, ont rejeté leur produit, qui par la suite s'est enflammé. Par mesure de précaution, on a évacué 50 résidents dans un rayon de cinq milles (huit kilomètres) et fermé la route provinciale 5. La voie a été détruite sur quelque 650 pieds.

L'enquête en question a cerné des facteurs de risque relatifs au transport de liquides inflammables par rail et à la gestion de la sécurité et surveillance, comme en fait état la Liste de surveillance du BST. Deux des wagons-citernes de catégorie 111 ont rejeté le produit qu'ils contenaient, et les dommages causés à ces wagons-citernes correspondaient aux défaillances que le BST a observées dans d'autres enquêtes. Le BST a fait des recommandations (R14-01 et R14-02) pour aborder ces enjeux dans le cadre de son enquête sur l'accident à Lac-Mégantic.

L'enquête a permis de déterminer que le train a déraillé quand une défaillance soudaine et décisive de l'un des rails s'est produite sous le convoi en raison d'un défaut non détecté. Le mauvais état de la surface du rail avait masqué la présence de ce défaut et avait réduit l'efficacité des inspections visuelles et des auscultations par ultrasons. En comptant cet événement, le BST, au cours des dix dernières années, a enquêté sur sept événements qui ont mis en cause une rupture de rail attribuable à un défaut préexistant qui n'avait pas été détecté par des auscultations par ultrasons.

Lors de l'intervention d'urgence, des intervenants d'urgence du CN ont brûlé en torche la nappe de produit rejeté qui se formait au sol sous l'un des wagons-citernes ébréchés qui s'était renversé. Une déflagration s'est produite lorsque les vapeurs à l'intérieur du wagon-citerne se sont enflammées. Une grosse boule de feu a été projetée vers les deux intervenants d'urgence qui effectuaient le brûlage en torche. Ces derniers ont immédiatement battu en retraite pour éviter la déflagration, qui s'est rapidement éteinte.

L'enquête a permis d'établir que des intervenants d'urgence du CN, qui étaient probablement fatigués, n'ont pas pris en considération tous les risques associés au brûlage en torche avant de mettre le feu à la nappe de produit sous le wagon-citerne. Le CN n'a ni documenté le quasi-accident qui s'est produit durant cette intervention ni pris l'initiative de partager l'information avec des organismes d'intervention externes, ce qui fait ressortir les failles dans le signalement ou les procédures du CN.

L'enquête a également cerné des lacunes dans la formation du responsable provincial des opérations d'intervention, la surveillance des mesures d'urgence entreprises et le suivi après un événement.

« Si l'on ne respecte pas les directives d'une compagnie ou sectorielles et que l'on omet de documenter correctement les quasi-accidents durant les interventions d'urgence et de les communiquer ouvertement aux autres organismes d'intervention, des circonstances similaires pourraient se reproduire et exposer du personnel d'intervention d'urgence à des risques », a dit Rob Johnston, gestionnaire et enquêteur désigné au BST.

Après l'événement, le CN a renforcé ses procédures sur le brûlage en torche de wagons-citernes ainsi que ses exigences sur la documentation des mesures d'urgence entreprises. Le ministère de l'Environnement de la Saskatchewan a amélioré ses procédures afin que les responsables des opérations d'intervention soient bien formés et que les activités de surveillance des lieux soient établies en cas d'intervention d'urgence en présence de marchandises dangereuses.

Voir la page d'enquête pour plus d'information.

Le BST est un organisme indépendant qui mène des enquêtes sur des événements maritimes, de pipelines, ferroviaires et aéronautiques. Son seul but est de promouvoir la sécurité des transports. Le Bureau n'est pas habilité à attribuer ni à déterminer les responsabilités civiles ou pénales.

Le BST dispose d'un site Web à l'adresse www.bst.gc.ca. Obtenez de l'information à jour au moyen de fils RSS, Twitter (@TSBCanada), YouTube, Flickr et notre blogue.

 

SOURCE Bureau de la sécurité des transports du Canada

Renseignements : Bureau de la sécurité des transports du Canada, Relations avec les médias, 819-994-8053, medias@bst.gc.ca

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