Un plan d'action national pave la voie à l'avenir de la lutte contre la distraction au volant

OTTAWA et GUELPH, ON, le 2 mars 2017 /CNW/ - Le nombre de décès causés par la distraction au volant a dépassé celui lié à la conduite avec facultés affaiblies, comme le révèlent les plus récentes données de mortalité provenant de plusieurs territoires canadiens. À l'échelle nationale, selon les estimations, la distraction au volant était la cause de 25 pour cent des décès d'automobilistes lors d'accidents mortels en 2013. Cette tendance troublante a fait de la distraction au volant une priorité de premier plan en matière de sécurité routière pour les gouvernements et les organismes partout au pays.

Bien qu'une vaste gamme d'initiatives aient été mises en place par les intervenants concernés en vue de remédier à ce problème pressant, il est urgent de mettre en place un plan directeur coordonné et exhaustif afin de le résoudre de façon efficace. Contribuant à combler cette lacune, la Coalition canadienne contre la distraction au volant (CCDD) a été formée pour élaborer un plan d'action national, qui était publié aujourd'hui.

Le plan comprend 15 mesures à prendre, classées selon quatre domaines prioritaires : l'éducation et la prévention, l'application de la loi, les données et les résultats de recherches, ainsi que la technologie et l'industrie. Ce plan a été conçu en vue d'inspirer et de mobiliser les organismes préoccupés par la distraction au volant et de leur fournir des outils qui contribueront à renverser cette tendance.

« Le plan a été conçu afin d'exploiter les connaissances et l'apprentissage collectifs qu'ont acquis plusieurs organismes », a déclaré Robyn Robertson, présidente et chef de la direction de la Fondation de recherches sur les blessures de la route. « Le fait de transformer leur expérience en outils et ressources pratiques, qui peuvent être utilisés par un groupe beaucoup plus vaste d'intervenants, peut en améliorer l'efficacité et avoir une incidence sur les résultats à plus grande échelle. »

En élaborant ce plan, la CCDD a exploré les divers éléments qui contribuent à la distraction au volant, y compris : le comportement du conducteur, les pénalités, l'application de la loi, les campagnes d'éducation, les dispositifs et technologies à bord des véhicules, les soins médicaux d'urgence, l'assurance automobile, l'industrie du transport et les véhicules automatisés.

Les éléments du plan représentent les activités essentielles qui peuvent appuyer les efforts des organismes portant un intérêt particulier à cette question et les aider à atteindre leurs objectifs de façon plus efficace et efficiente. Au cours des prochains mois, la Coalition mettra au point la gamme d'outils compris dans le plan et elle organisera des échanges dans les secteurs clés afin d'aider les organismes à intensifier leurs efforts en vue de réduire la distraction au volant. 

Le fruit d'un partenariat entre la Fondation de recherches sur les blessures de la route, de l'organisme Drop It And Drive et Co-operators, la CCDD est la première coalition de son genre au Canada. Plusieurs secteurs sont représentés au sein du groupe, qui est composé de membres provenant de différents paliers du gouvernement, des services de police, des universités, des établissements de santé, de l'industrie et des collectivités. Leur expertise englobe un éventail de domaines, notamment ceux de la recherche sur la sécurité routière, de la prévention des blessures, de la santé, de l'élaboration de politiques, de l'éducation, de l'application des lois ainsi que les industries de l'assurance, de l'automobile et des transports routiers.

« Comme nous assurons plus d'un million de véhicules à l'échelle du Canada, nous constatons directement les ravages de la distraction au volant et nous sommes déterminés à agir afin de résoudre ce problème », a déclaré Rob Wesseling, président et chef de la direction de Co-operators. « C'est pourquoi nous avons établi un partenariat avec la Fondation de recherches sur les blessures de la route et œuvré au sein de la CCDD afin d'élaborer cet ensemble de recommandations pratiques visant à réduire la fréquence de la distraction au volant et à rendre nos routes plus sécuritaires pour tous. »

Vous pouvez consulter le rapport intégral à l'adresse tirf.ca. Pour consulter le plan d'action en 15 points, voir le document d'information ci-joint.

Fondation de recherches sur les blessures de la route
La mission de la Fondation de recherches sur les blessures de la route (Traffic Injury Research Foundation ou TIRF) est de réduire le nombre de décès et de blessures de la route. Indépendante et sans but lucratif, la TIRF est un institut de recherche sur la sécurité routière. Créée en 1964, elle s'est bâti une renommée internationale grâce à ses études sur les causes des accidents de la route et aux programmes et politiques qu'elle a conçus pour y remédier.

Co-operators
Le Groupe Co-operators limitée est une coopérative canadienne, et son actif sous gestion s'élève à plus de 44 milliards de dollars. Par l'entremise de son groupe de sociétés, Co-operators offre de l'assurance habitation, automobile, vie, collective, voyage, entreprise et agricole, ainsi que des produits de placement. Co-operators est réputée pour son engagement communautaire et ses efforts visant à construire un avenir plus durable. Co-operators se classe parmi les employeurs de choix au Canada selon Aon Hewitt, parmi les 50 meilleures entreprises citoyennes au Canada selon Corporate Knights et figure au palmarès des 50 entreprises les plus socialement responsables au Canada établi par Sustainalytics et publié dans le magazine L'actualité. Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez consulter le site www.cooperators.ca/fr-CA/.

Plan d'action national


Éducation et prévention



1.

Créer une fiche descriptive qui résume les résultats de la recherche sur les stratégies de changement de comportement efficaces, notamment les habitudes et les stratégies pour les modifier, pour appuyer les programmes sur la distraction au volant.



2.

Résumer les sujets de discussion essentiels que les intervenants peuvent aborder auprès du public et dans les médias pour encourager l'utilisation de la terminologie appropriée pour décrire les accidents.



3.

Préparer une fiche descriptive que les intervenants peuvent utiliser lors de leurs communications dans les médias pour expliquer l'ampleur du problème de la distraction au volant, ses conséquences et ses coûts.



4.

Créer un répertoire sur la distraction au volant contenant l'information pertinente et une trousse d'outils connexe, pour faire connaître les pratiques basées sur des données probantes auprès des intervenants et des décideurs.



5.

Organiser un groupe de travail composé de professionnels de la santé pour sélectionner des stratégies réalistes afin de sensibiliser et de mobiliser les professionnels de la santé pour qu'ils élaborent des stratégies visant à réduire la distraction au volant.



6.

Créer des partenariats avec les organes de presse et les journalistes pour améliorer la couverture médiatique basée sur des faits qui rapporte les cas de distraction au volant, au-delà des accidents eux-mêmes, et diffuser les connaissances et les résultats des recherches réalisées sur cette question.


Application de la loi


7.

Former un groupe de travail composé de professionnels chevronnés issus des organismes de délivrance de permis, d'application de la loi et de la justice, afin qu'ils explorent des options pour renforcer la législation sur la distraction au volant et fassent la promotion d'un éventail complet de stratégies de changement de comportement.



8.

Concevoir de courts documents éducatifs pour les services de police afin de sensibiliser les policiers aux risques liés à la distraction au volant et à l'importance d'appliquer la loi pour faire changer les comportements.



9.

Déterminer les principales distractions à l'intérieur du véhicule qui menacent la sécurité des policiers et créer une politique pour les aider à réduire les distractions au volant.


Données et résultats de recherches



10.

Consulter les organismes d'application de la loi, de transport et de la santé pour envisager l'adoption d'une définition normalisée et uniforme de la distraction au volant aux fins de la collecte de données, et déterminer quels types de distractions peuvent être inclus dans les sources de données, et ce, de manière raisonnable, fiable et uniforme. Considérer à cet égard des pratiques pour faciliter la collecte de données raisonnable.



11.

Documenter les sources de données publiques sur la distraction au volant, ainsi que les types de données qu'elles contiennent afin de sensibiliser les intervenants aux initiatives de collecte de données et de faciliter les activités de recherche.


Technologie et industrie



12.

Permettre l'établissement d'un leadership sectoriel, notamment dans les secteurs de l'automobile et des appareils électroniques, en collaboration avec les gouvernements (s'il y a lieu), pour renforcer les initiatives visant à faire le suivi et à tester la sécurité des nouveaux produits et caractéristiques qui seront largement utilisés dans les véhicules, le but étant de garantir qu'ils réduisent le plus possible les distractions. Il faut aussi discuter de la possibilité pour les fournisseurs de technologies de bloquer de façon proactive les distractions et de concevoir des solutions technologiques.



13.

Réunir les représentants du secteur de l'assurance pour cerner les occasions d'améliorer la collecte de données et de faire le suivi des conducteurs distraits, et d'évaluer de manière appropriée les risques associés à ces conducteurs.



14.

Élaborer une étude de cas concrète qui présente les coûts liés à la distraction au volant pour les employeurs. Comme mesures supplémentaires pour soutenir l'étude de cas, il faudra compiler l'information, les outils, les documents, les modèles et les ressources disponibles pour guider et soutenir l'élaboration de politiques raisonnables sur la distraction au volant en milieu de travail.



15.

Organiser un groupe de travail qui représente les secteurs dont les employés sont le plus soumis à la distraction pour établir des politiques concrètes permettant d'équilibrer la sécurité et la productivité. Les fabricants automobiles peuvent jouer un rôle important dans ce groupe en aidant à réduire les distractions.

 

SOURCE Co-operators

Renseignements : Leonard Sharman, Co-operators, 519 767-3937; Robyn Robertson, Fondation de recherches sur les blessures de la route, 1 877 238-5235

LIENS CONNEXES
www.cooperators.ca
www.tirf.ca

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