Un médicament ayant fait la preuve qu'il peut ralentir la progression d'une maladie pulmonaire mortelle rare pourrait aussi réduire le risque de mortalité

Une étude publiée récemment justifie que nous réclamions l'obtention du financement par l'État du seul traitement approuvé pour la fibrose pulmonaire idiopathique

MARKHAM, ON, le 23 mai 2014 /CNW/ - À en juger par des résultats publiés récemment, la possibilité que l'obtention du financement par l'État de la seule option de traitement approuvée devienne réalité sous peu apporte une lueur d'espoir aux Canadiens atteints de fibrose pulmonaire idiopathique (FPI) légère à modérée. Les résultats d'ASCEND - étude de phase III sur la pirfénidone menée à double insu avec randomisation et placebo dans le traitement de la FPI - ont été présentés à la Conférence internationale 2014 de l'American Thoracic Society (ATS) à San Diego, en Californie, et publiés simultanément dans The New England Journal of Medicine. Attendus avec impatience, ces résultats  ont confirmé l'efficacité et l'innocuité établies d'Esbriet® (pirfénidone), le premier et le seul traitement homologué au Canada pour la FPI, maladie pulmonaire rare qui évolue inévitablement vers la mort.

Selon les données publiées, l'évaluation du paramètre principal de l'étude de phase III ASCEND a montré qu'Esbriet avait diminué significativement de 47,9 % le déclin de la fonction pulmonaire mesuré par une diminution de la capacité vitale forcée (CVF) de 10 % ou plus.  En outre, l'étude a révélé que le déclin de la distance parcourue au test de marche de 6 minutes (TM6M) avait été moindre chez 27,5 % des patients sous Esbriet et que la survie sans progression de la FPI avait été prolongée chez près de la moitié (43 %) des patients sous Esbriet.  Fait digne de mention, une analyse groupée des données de l'étude ASCEND et de deux études de phase III antérieures (CAPACITY) a permis de constater que le risque de mortalité toutes causes confondues chez les patients atteints de FPI était 48 % plus faible sous Esbriet que sous placebo.

« Comme le révèle l'article publié récemment dans The New England Journal of Medicine, les données d'ASCEND présentées au congrès de l'ATS corroborent les nombreuses données cliniques et le consensus international d'experts à l'appui de l'utilisation d'Esbriet comme traitement de référence de la FPI légère à modérée chez l'adulte », affirme le Dr Shane Shapera, pneumologue au Toronto General Hospital, University Health Network. « De plus, les résultats de l'étude INPULSIS ont prouvé qu'un autre agent, le nintedanim, pourrait nous fournir un deuxième médicament pour nous battre contre cette terrible maladie. Ces résultats - une percée, à n'en pas douter - soulignent l'importance clinique de prescrire Esbriet aux patients admissibles et l'urgence pour l'État de financer ce traitement pour les patients qui en ont désespérément besoin. »

Les nouvelles données justifient l'accès immédiat des Canadiens à ce traitement
Si les patients du Canada étaient euphoriques lorsqu'ils ont su que Santé Canada avait homologué le premier traitement indiqué expressément pour la FPI, ils ont été consternés d'apprendre que les gouvernements refusaient de rembourser ce médicament qui pouvait prolonger leur vie.  Malgré la gravité de la maladie, l'absence d'autres options de traitement et un examen prioritaire du dossier par Santé Canada, les responsables du Programme commun d'évaluation des médicaments ont recommandé qu'Esbriet ne soit pas financé par les régimes publics d'assurance médicaments en raison d'un « manque de données concluantes »; or, ces mêmes données ont convaincu les gouvernements de plus de 13 pays européens de financer l'accès à ce médicament. Le non-financement par les instances gouvernementales est particulièrement catastrophique pour les personnes âgées - les plus frappées par cette maladie -, car ces dernières dépendent principalement des régimes publics d'assurance médicaments.

« Les résultats de l'étude ASCEND ont redonné espoir à la communauté FPI - c'est comme une bouffée d'air frais pour les personnes qui les attendaient désespérément », affirme Robert Davidson, président et fondateur de la Fondation canadienne de la fibrose pulmonaire (FCFP).  « Les résultats l'ont  confirmé : non seulement Esbriet a-t-il ralenti  la progression de la maladie, mais il a aussi diminué le risque de mortalité. Les provinces et les territoires ne peuvent pas faire la sourde oreille aux données d'ASCEND et doivent rendre Esbriet accessible immédiatement aux patients dont la vie en dépend.  »

Certains Canadiens atteints de FPI ont perdu leur combat contre la maladie pendant qu'ils se battaient pour avoir accès au seul traitement qui aurait pu prolonger et améliorer leur vie. En dépit de l'appui d'élus de tous les partis dans de nombreuses provinces, y compris en Ontario, les instances décisionnelles refusent de donner accès à un médicament que les experts de cette maladie rare considèrent comme médicalement nécessaire.

« C'est tellement décourageant de voir les chefs de gouvernement nous laisser tomber au moment où nous avons le plus besoin d'eux, alors que des membres de la communauté FPI voient leur santé décliner et qu'ils succombent à cette terrible maladie », affirme Barbara Barr, résidante de King City, en Ontario, qui souffre de FPI. « La publication de ces nouvelles données dans l'une des revues médicales les plus prestigieuses au monde alimente notre détermination; aucun décideur gouvernemental ne peut ni ne devrait fermer les yeux sur ces données robustes. »

À propos de la FPI au Canada
La fibrose pulmonaire idiopathique (FPI) est une maladie pulmonaire rare, évolutive et mortelle de cause inconnue.  Elle se caractérise par la formation de tissu cicatriciel dans les poumons qui fait obstacle à la respiration. On estime que jusqu'à 30 000 Canadiens souffrent d'une forme quelconque de fibrose pulmonaire et que de 3000 à 5000 souffrent d'une forme légère à modérée de FPI. Typiquement diagnostiquée à un âge mûr, la FPI est associée à une espérance de vie de seulement 2 à 5 ans, comme bien des cancers d'ailleurs, notamment les cancers du poumon, du sein et du côlon. Dans certains cas, cependant, la maladie progresse rapidement au point où quelques mois à peine s'écoulent entre le diagnostic et la mort.

À propos de la Fondation canadienne de la fibrose pulmonaire
La Fondation canadienne de la fibrose pulmonaire (FCFP) est un organisme de bienfaisance enregistré à but non lucratif qui a été mis sur pied pour offrir soutien, espoir et ressources aux personnes atteintes de fibrose pulmonaire. Robert Davidson, président de la FCFP - qui a lui-même souffert de FPI et qui a survécu grâce à une double transplantation pulmonaire reçue en janvier 2010 - a fondé l'organisme en 2009 afin de contribuer à l'éducation des personnes atteintes de fibrose pulmonaire et de répondre aux questions non médicales qu'elles se posent souvent. Pour de plus amples renseignements, visitez le http://www.cpff.ca.

SOURCE : Fondation canadienne de la fibrose pulmonaire

Renseignements : Andrean Gagne/Yvanca Levy, Cohn & Wolfe, 514-845-7046/514-845-7037

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Fondation canadienne de la fibrose pulmonaire

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