Travailleurs étrangers temporaires : la FCEI demande au gouvernement fédéral de reporter l'échéance du 30 avril

MONTRÉAL, le 20 avril 2015 /CNW Telbec/ - Ayant appris récemment via le site Web d'Emploi et Développement social Canada que « [dès] le 30 avril 2015, les réformes à apporter au [Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET)] qui ont été annoncées en juin 2014 seront mises en œuvre pour les employeurs embauchant des [travailleurs étrangers temporaires (TET)] pour des postes situés au Québec »1, la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) demande au gouvernement fédéral de sursoir à cette décision, de reporter l'échéance du 30 avril et de négocier des aménagements propres au Québec.

« Cette décision unilatérale du gouvernement fédéral risque de nuire à plusieurs PME au Québec. En effet, de nombreuses entreprises des secteurs de la restauration et de l'hébergement, par exemple, n'arrivent pas à trouver la main-d'œuvre dont elles ont besoin pour combler les postes vacants. Le gouvernement fédéral a beau s'imaginer que des travailleurs locaux en chômage pourraient occuper les postes vacants, la réalité n'est pas si simple. La fluidité du marché du travail n'est pas parfaite : il y a des limites à transformer un bûcheron en femme de chambre! », affirme Martine Hébert, vice-présidente principale et porte-parole nationale de la FCEI.

Jusqu'à présent, à cause des ententes qui lient le Québec au fédéral, la province avait été épargnée des changements apportés au Programme en juin 2014. Rappelons qu'avec ces changements, des régions entières seront exclues du PTET, les frais du programme vont quadrupler et des secteurs importants de l'économie, tels que l'hébergement, la restauration, le commerce de détail et ceux fournissant des emplois peu qualifiés, n'auront carrément plus accès à cette main-d'œuvre pourtant vitale pour leurs entreprises.

La FCEI est très active dans ce dossier depuis le tout début et a présenté plusieurs avenues de solution au gouvernement fédéral. Il faut rappeler que les travailleurs étrangers servent souvent à combler des postes qui sont permanents, mais pour lesquels il n'y a pas de main-d'œuvre locale. « Avec le nouveau système Entrée express, le gouvernement du Canada a offert un soutien aux employeurs canadiens désireux de garder leurs TET qui occupent des emplois spécialisés en ouvrant des voies d'accès à la résidence permanente pour ces travailleurs. Malheureusement, dans le cas des TET peu qualifiés, rien de tel n'est prévu. Qu'est-ce qui empêcherait l'instauration d'un visa d'introduction qui ouvrirait la voie à la résidence permanente aux travailleurs peu qualifiés après deux ans de travail pour un employeur canadien? », se demande François Vincent, directeur des affaires provinciales à la FCEI.

La FCEI estime que le gouvernement fédéral devrait autoriser tous les TET, quel que soit leur niveau de spécialisation, à obtenir une voie d'accès à la résidence permanente. « C'est pourtant là une idée qui rallie de nombreux acteurs d'un bout à l'autre du pays. Il faut bien se rendre compte que nous aurons toujours besoin de travailleurs pour occuper des emplois peu qualifiés que ce soit dans nos restaurants, nos commerces de détail, nos hôtels, etc. Pourquoi alors devrait-on avoir besoin d'un doctorat dans ses valises pour venir s'établir au Canada? », s'interroge Mme Hébert.

En ce qui a trait au Québec, la FCEI est fortement préoccupée par les intentions du gouvernement fédéral ainsi que par la façon sournoise dont il s'y est pris pour annoncer l'entrée en vigueur des changements au Québec. « Nous sommes à une dizaine de jours de l'échéance et nous-mêmes l'avons appris via le site Web du ministère. On ne peut pas dire que cela dénote une grande considération à l'égard des centaines de chefs d'entreprise qui seront touchés par cette décision. Cela vient renforcer le devoir moral qu'a le gouvernement fédéral de proposer des accommodements spécifiques au Québec. À cet effet, il nous semble que les recommandations de la FCEI mériteraient d'être sérieusement envisagées », conclut Martine Hébert.

À propos de la FCEI
La FCEI est le plus grand regroupement de petites et moyennes entreprises du Canada, comptant 109 000 membres dans tous les secteurs et toutes les régions, dont 24 000 au Québec.

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1 Emploi et Développement social Canada, Travailleurs étrangers temporaires - Faits saillants du site Web, dernière modification le 31 mars 2015 : www.esdc.gc.ca/fra/emplois/travailleurs_etrangers/reform/Faits_saillants.shtml

 

SOURCE Fédération canadienne de l'entreprise indépendante

Renseignements : Amélie Desrosiers, conseillère, Affaires publiques et relations médias, FCEI, Téléphone : 514 861-3234 poste 224, Cellulaire : 514 817-0228, amelie.desrosiers@fcei.ca

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