Tarifs sur le bois d'œuvre : l'épée de Damoclès plane toujours

MONTRÉAL, le 20 juin 2017 /CNW Telbec/ - Les droits antidumping sur le bois d'œuvre canadien qui seront annoncés vendredi par les États-Unis, et qui pourraient atteindre jusqu'à 10 %, vont encore une fois pénaliser les travailleurs canadiens et les consommateurs américains, selon des calculs effectués par l'IEDM.

Ajoutée aux droits compensatoires d'environ 20 % imposés par les États-Unis en avril 2017, cette autre mesure protectionniste pourrait réduire les parts de marché des producteurs canadiens. Ces parts étaient de seulement 27 %, un mois après l'imposition des tarifs, alors qu'elles étaient en moyenne de 32 % en 2016. Cette baisse des parts représente une perte mensuelle de 102 millions de dollars à l'échelle du Canada, dont 66 millions en Colombie-Britannique et 16 millions au Québec.

« On voit déjà les effets négatifs des tarifs, mais il est encore trop tôt pour évaluer ces effets à long terme puisqu'il y a beaucoup d'incertitude sur le marché alors que chaque joueur adopte sa propre stratégie », explique Alexandre Moreau, analyste en politiques publiques à l'IEDM. « Pour l'instant, la faiblesse du dollar canadien, la forte demande du côté américain et les prix élevés permettent aux producteurs canadiens d'absorber en partie l'effet des tarifs. »

Les consommateurs américains ont quant à eux certainement subi les effets de cette incertitude. Entre janvier et mai 2017, le prix du bois d'œuvre a augmenté de 17 % en raison de la spéculation et de l'imposition de tarifs sur le bois d'œuvre canadien. Il en coûte dorénavant 2400 dollars US de plus aux consommateurs américains pour la construction d'une maison unifamiliale aux États-Unis.

« On est tous perdants avec le protectionnisme », ajoute M. Moreau. « Seul un petit groupe de producteurs américains engrangeront un bénéfice net supplémentaire grâce à leurs efforts de lobbying, mais ceci au détriment de la majorité. »

Rappelons que le marché américain représente près de 75 % des exportations canadiennes de bois d'œuvre et que 24 300 emplois directs dépendent de ce marché. Les régions forestières sont particulièrement perturbées par ces mesures protectionnistes.

« Les politiciens des deux côtés de la frontière ont le devoir de résister à l'influence des groupes de pression qui tentent d'imposer des obstacles au libre marché. Ils doivent se porter à la défense des millions de citoyens qui font les frais du protectionnisme », conclut Michel Kelly-Gagnon, président et directeur général de l'IEDM.

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L'IEDM est un organisme de recherche et d'éducation indépendant, non partisan et sans but lucratif. Par ses études et ses conférences, l'IEDM alimente les débats sur les politiques publiques au Québec et partout au Canada en proposant des réformes créatrices de richesse et fondées sur des mécanismes de marché.

 

SOURCE Institut économique de Montréal

Renseignements : Demandes d'entrevues : Pascale Déry, Vice-président, Communications, développement et affaires externes, IEDM. Bur : 514-273-0969 p. 2233, Tél. : 514-502-6757, courriel : pdery@iedm.org

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