Suroît - Les 835 responsables de service de garde en milieu familial (CSQ)
revendiquent de meilleures conditions de travail

SALABERRY-DE-VALLEYFIELD, QC, le 4 juin /CNW Telbec/ - "Les responsables de service de garde en milieu familial (RSG) de la région du Suroît, comme des milliers d'autres au Québec, travaillent en moyenne 60 à 65 heures par semaine pour un salaire inférieur au salaire minimum sans avoir droit à des vacances annuelles et à des congés payés. Un tel traitement à l'égard de ces femmes est profondément injuste, voire discriminatoire, et le gouvernement doit profiter de la négociation en cours pour mettre fin à ces conditions de travail dignes d'une autre époque."

De passage à Salaberry-de-Valleyfield aujourd'hui dans le cadre d'une tournée du Québec, le 3e vice-président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), M. Pierre Jobin, a profité de l'occasion pour faire le point sur les conditions de travail des RSG dans la région ainsi que sur la négociation en cours avec le gouvernement. En effet, la CSQ, qui représente 12 500 des 15 000 RSG au Québec, tente de négocier une première entente collective pour ces milliers de travailleuses syndiquées.

Des travailleuses sans protection sociale

Le vice-président de la CSQ était accompagné de la vice-présidente de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ), Mme Marlène Carbonneau, et de la présidente de l'Alliance des intervenantes en milieu familial du Suroît (ADIM Suroît-CSQ), Mme Mélanie Piché.

"Après avoir obtenu la reconnaissance de leurs droits à la syndicalisation et à la négociation, les RSG se battent maintenant pour obtenir des conditions de travail décentes. Malgré de longues semaines de travail, ces femmes n'ont droit à aucune mesure de protection sociale, comme les congés de maladie, les vacances et les congés fériés accordés aux autres travailleurs", explique M. Pierre Jobin.

Des sans-droits au travail

M. Jobin soutient que ces milliers de travailleuses RSG sont parmi les dernières femmes dans notre société à être des sans-droits au travail.

"Par leur travail, ces éducatrices contribuent chaque jour au développement de nos enfants et permettent à des milliers de parents de se rendre à leur travail. Il est inacceptable que ce gouvernement, après avoir tout fait pour les empêcher de se syndiquer, ne s'empresse pas de corriger son erreur en manifestant une plus grande ouverture pour améliorer leurs conditions de travail", précise le vice-président de la CSQ.

Un écart important et injustifié

Pour sa part, la vice-présidente de la FIPEQ-CSQ, Mme Marlène Carbonneau, déplore qu'un important écart sépare les conditions de travail des RSG de celles des éducatrices en installation.

"Leur tâche est semblable, mais elles sont loin de bénéficier des mêmes conditions de travail. Il n'y a aucune raison qui justifie un tel écart et c'est pourquoi nos revendications, pour cette première négociation, s'inspirent largement de ce qui est accordé aux éducatrices en installation", constate Mme Carbonneau.

Des assemblées générales dans toutes les régions

Mme Marlène Carbonneau ajoute que les 12 500 RSG affiliées à la CSQ sont d'ailleurs invitées, ces jours-ci, à faire le point sur la négociation dans le cadre d'assemblées générales qui se déroulent dans l'ensemble des régions du Québec.

"La participation aux assemblées est excellente et les RSG sont déterminées à exercer les pressions nécessaires sur le gouvernement pour qu'il hâte la négociation et manifeste une plus grande ouverture à l'égard de nos demandes. Notre objectif est d'en arriver à une entente au cours de l'été et nous sommes prêtes à négocier en ce sens. Il n'en tient qu'au gouvernement de se comporter en conséquence s'il veut éviter une escalade des moyens de pression qui aurait des effets sur la dispensation du service", prévient la leader syndicale.

Une situation semblable dans nos régions

Pour sa part, la présidente de l'ADIM-Suroît, Mme Mélanie Piché, précise que la situation des RSG dans la région du Suroît est semblable à celle des RSG ailleurs au Québec.

"Chaque RSG doit mettre en application un programme éducatif comportant des activités ayant pour but le développement global des enfants dont elle a la responsabilité. De plus, elle doit veiller à leur santé, leur sécurité et leur bien-être notamment en prévoyant la préparation de repas équilibrés. Elle est également responsable de l'administration de son service de garde. Ces diverses tâches représentent de longues heures de travail chaque semaine alors qu'elles ont droit en retour à bien peu de protection", regrette Mme Mélanie Piché.

L'importance de la solidarité

Mme Piché précise que la CSQ représente la grande majorité des RSG dans la région.

"Les 835 RSG du Suroît ont joint les rangs de la CSQ. Nos membres sont conscientes que l'unité de nos forces est importante si nous voulons avoir gain de cause dans nos revendications. C'est à travers la solidarité, et grâce à l'appui de la CSQ et de la FIPEQ, que nous avons récupéré nos droits à la syndicalisation et à la négociation, et c'est en conservant cette même solidarité que nous allons pouvoir obtenir de meilleures conditions de travail", prévoit Mme Mélanie Piché.

Profil de la FIPEQ-CSQ

La Centrale des syndicats du Québec représente près de 180 000 membres, dont 12 500 intervenantes en milieu familial et plus de 1700 travailleuses dans les installations des CPE. Celles-ci sont regroupées au sein de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec.

SOURCE Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ)

Renseignements : Renseignements: Claude Girard, Agent d'information CSQ, Tél. cell.: (514) 237-4432


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