Statistiques canadiennes sur le cancer 2014 : 126 000 décès ont été évités depuis 25 ans

De nombreux types de cancers sont à la baisse, sauf le cancer de la peau
Au Québec, le cancer du poumon continue de faire des ravages

MONTRÉAL, le 28 mai 2014 /CNW Telbec/ - En 2014, au Québec, on estime qu'il y aura 49 100 nouveaux cas de cancer - 191 300 au Canada (exclusion faite des cancers de la peau autre que le mélanome1) et 20 500 décès attribuables à cette maladie - 76 600 au Canada. C'est ce qui ressort des Statistiques canadiennes sur le cancer 2014, que la Société canadienne du cancer (SCC) fait paraître aujourd'hui, en collaboration avec l'Agence de la santé publique du Canada et Statistique Canada.

Le nombre de nouveaux cas de cancer continue de croître de façon soutenue à mesure que la population augmente et vieillit, mais un cancer progresse plus que les autres : le cancer de la peau, incluant le mélanome, le plus mortel des cancers de la peau2. Environ 930 mélanomes (6500 au Canada) et 30 000 autres cancers de la peau (76 100 au pays) seront diagnostiqués cette année seulement. Quelque 210 Québécois (1050 Canadiens) en mourront cette année.

Le rapport note aussi que plus d'hommes au Québec qu'ailleurs au pays recevront un diagnostic de cancer du poumon. Près du tiers des décès par cancer, soit 31 % (27 % au Canada), sont imputables au seul cancer du poumon (hommes et femmes). Ceci est d'abord dû au tabagisme qui a été et qui continue d'être très fréquent dans la province.

Une bonne nouvelle au tableau : on estime que grâce à l'amélioration de la prévention, du dépistage et des traitements, 126 000 décès de plus ont été évités en 25 ans, date à laquelle le taux de mortalité au Canada a atteint un sommet en 1988.

Mélanome et autres cancers de la peau
Les taux de nouveaux cas et de décès de nombreux types de cancers sont à la baisse au Canada, mais il en va tout autrement pour le cancer de la peau. Les taux d'incidence et de mortalité du mélanome ont augmenté de manière importante au cours des 25 dernières années.

Au Québec, environ 930 mélanomes (6500 au Canada) et environ 30 000 autres cancers de la peau (76 100 au pays) seront diagnostiqués cette année seulement. Pourtant, le cancer de la peau est l'un des cancers les plus facilement évitables. Le principal facteur de risque est la surexposition aux rayons UV du soleil ou des lits de bronzage.

« Encore trop de Québécois s'exposent au soleil et aux UV artificiels, déplore Suzanne Dubois, directrice générale de la SCC - Division du Québec. Au Québec, grâce aux efforts de la SCC, de l'Association des dermatologistes du Québec et de l'Institut national de la santé publique, une loi empêche désormais les moins de 18 ans d'avoir accès aux salons de bronzage. Toutefois, le rapport émis ce matin nous apprend que les gens passent plus de temps sous le soleil sans protection adéquate. Pour sauver plus de vies, la SCC va continuer de sensibiliser la population et poursuivre la tournée de son Photomaton UV dans les écoles pour dévoiler les dommages cachés, mais permanents, causés à la peau par les rayons UV. De plus, les Escouades Ô Soleil de la SCC visiteront cet été les camps de jours du Québec afin d'apprendre aux enfants comment se protéger du soleil. »

Les trois messages clés de la SCC pour la prévention du cancer de la peau :

  1. Il n'y a aucune façon sécuritaire de bronzer. En fait, les dommages du bronzage sont permanents et s'accumulent avec le temps.
  2. On peut prévenir presque 100 % de cancers de la peau en se protégeant mieux du soleil et en évitant les lits de bronzage.
  3. Il est important de protéger sa peau pour la garder en santé : utilisez un écran solaire avec un FPS (facteur de protection solaire) minimum de 15 ou de 30 lorsque vous passez la journée à l'extérieur; recherchez les endroits ombragés et protégez-vous (p. ex. chapeau, vêtements qui recouvrent la peau, lunettes de soleil).

Le tabac : une question à régler pour sauver plus de vies
Le tabac est responsable de 30 % de tous les cancers. À lui seul, le cancer du poumon tuera cette année deux fois plus de Québécoises que le cancer du sein et quatre fois plus d'hommes que le cancer de la prostate.

Bien que le taux de tabagisme au Québec ait connu une baisse importante depuis l'an 2000, les efforts de marketing des cigarettiers mis de l'avant au cours des dernières années ont porté fruit. Résultat : le pourcentage de fumeurs québécois n'a pratiquement pas changé depuis cinq ans; ce qui veut dire que pour chaque fumeur qui arrête ou décède, un jeune le remplace. Afin de renouveler sa clientèle, l'industrie du tabac vise les jeunes et développe des produits à saveur de fruits et de bonbons qui imitent la forme de rouges à lèvres et de téléphones cellulaires. Le Québec compte toujours 1,6 million de fumeurs (soit près de 24 % de la population âgée de 12 ans et plus). Pire encore, 32 % de nos jeunes (20 à 34 ans) fument -- soit un sur trois.

« Moins de Québécois seraient emportés par le cancer si le taux de tabagisme baissait davantage. Des décès tous évitables! , précise André Beaulieu, porte-parole de la SCC - Division du Québec. La Loi sur le tabac n'a pas été révisée depuis neuf ans. La SCC souhaite un engagement ferme du nouveau gouvernement pour lutter davantage contre le tabagisme et demande une révision de la Loi sur le tabac dans les premiers 100 jours de son mandat, car si rien n'est fait, encore trop de Québécois succomberont à un cancer dans 20 ou 30 ans. »

Détection précoce des cancers du sein et colorectal
La SCC est convaincue que l'on sauverait plus de vies si plus de Québécois participaient aux programmes de dépistage du cancer qui ont fait leurs preuves. C'est le cas pour les deux tests de dépistage suivants :

Recherche de sang occulte dans les selles pour le cancer colorectal

  • La SCC estime que la mise en œuvre d'un programme organisé de dépistage du cancer colorectal à l'échelle de la province pourrait sauver, chaque année, la vie de centaines de Québécois.
  • La SCC exhorte le ministère de la Santé et des Services sociaux à déployer au plus vite le Programme québécois de dépistage du cancer colorectal (PQDCC) à l'ensemble des Québécois âgés de 50 à 74 ans.

Mammographie pour le cancer du sein

  • Huit cancers du sein sur dix sont diagnostiqués chez les femmes âgées de plus de 50 ans. Et la mammographie demeure le meilleur moyen pour détecter un cancer du sein.
  • La SCC œuvre sur le terrain pour encourager les Québécoises à participer davantage au Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS).

Le rapport des Statistiques canadiennes sur le cancer 2014 est préparé grâce à la collaboration de la Société canadienne du cancer, de l'Agence de la santé publique du Canada, de Statistique Canada ainsi que des registres du cancer provinciaux et territoriaux.

Chaque jour, la Société canadienne du cancer travaille à sauver plus de vies. Grâce à des milliers de Québécois, donateurs et bénévoles, elle lutte pour prévenir plus de cancers, permettre à nos chercheurs de faire plus de découvertes et aider plus de personnes touchées par la maladie. Sauvons + de vies. Visitez cancer.ca ou appelez-nous au 1 888 939-3333.

 

Fiche documentaire

28 mai 2014

Points saillants : Statistiques canadiennes sur le cancer 2014

  • En moyenne, toutes les 11 minutes, un Québécois apprend qu'il est atteint d'un cancer (un Canadien toutes les trois minutes) et un Québécois est emporté par la maladie toutes les 26 minutes (un Canadien toutes les sept minutes).
  • Le taux de mortalité de la plupart des cancers n'a pas augmenté, et ce, tant pour les hommes que pour les femmes.
  • Plus de la moitié des nouveaux cas diagnostiqués seront des cancers de la prostate, du poumon, du sein ou colorectal.
  • L'augmentation du nombre de nouveaux cas au cours des 30 dernières années est surtout attribuable à la croissance démographique et au vieillissement de la population plutôt qu'à une augmentation du risque de cancer.
  • Quelque 190 000 Québécois (environ 840 000 Canadiens) ayant reçu un diagnostic de cancer au cours des 10 années précédentes sont toujours en vie.
  • Le taux de survie relative à cinq ans se situe actuellement à 63 %. Dans les années 1940, ce taux n'était que de 25 %.

Points saillants : cancer de la peau et bronzage

  • Le cancer de la peau est le cancer le plus courant au Canada.
  • Depuis 1990, les cas de mélanome, le cancer de la peau le plus meurtrier, ont plus que doublé au Canada.
  • On estime que les personnes qui attrapent cinq coups de soleil ou plus à n'importe quel moment de leur vie seront exposées à un risque de mélanome deux fois plus élevé au cours de leur vie.
  • Les gens qui ont commencé à utiliser des appareils de bronzage artificiels avant l'âge de 35 ans ont 59 % plus de risque d'avoir un mélanome.
  • Les lits de bronzage émettent des rayons UV au moins cinq fois plus intenses que les rayons du soleil du midi.
  • Le bronzage n'a pas d'effet protecteur; au contraire, il signifie que la peau a subi l'assaut des UV et que l'ADN des cellules a été altérée. Les dommages causés par les radiations UV sont cumulatifs et irréversibles.
  • Depuis un an, la vente et l'offre de services de bronzage artificiel sont interdites aux moins de 18 ans au Québec. La publicité destinée aux mineurs est aussi interdite.
  • Au Canada, le cancer de la peau a des conséquences économiques non négligeables : il coûte, en effet, quelque 532 millions de dollars par année. On s'attend à ce que cette somme grimpe à 922 millions de dollars par année d'ici 2031.

Le rapport des Statistiques canadiennes sur le cancer 2014 est préparé grâce à la collaboration de la Société canadienne du cancer, de l'Agence de la santé publique du Canada, de Statistique Canada ainsi que des registres du cancer provinciaux et territoriaux. Pour en savoir plus sur les Statistiques canadiennes sur le cancer 2014, visitez cancer.ca.


1

80 % des décès par cancer de la peau sont imputables au mélanome.

2

Au moins 40 % des nouveaux cas de cancer au Canada sont des cancers de la peau autres que le mélanome; cependant, on ne dispose pas d'une estimation en bonne et due forme du fardeau réel de ce type de cancer au pays, parce que, contrairement au mélanome, il n'est pas signalé systématiquement aux fins de surveillance du cancer.


 

SOURCE : Société canadienne du cancer, Division du Québec

Renseignements : Pour une demande d'entrevue le 28 mai : Marie Josée LeBlanc, Société canadienne du cancer - Division du Québec, 514 255-5151, poste 2499, mjleblanc@quebec.cancer.ca

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