Sous-financement chronique des services policiers des Premières Nations : Mashteuiatsh n'est malheureusement pas un cas isolé

WENDAKE, QC, le 1er déc. 2015 /CNW Telbec/ - Le 23 novembre dernier, le Conseil des Innus de Mashteuiatsh, le Pekuakamiulnuatsh Takuhikan, annonçait par communiqué qu'il n'avait plus le choix et que, face à une situation chronique de sous-financement de la part des gouvernements fédéral et provincial, il devait, contre son gré, mettre fin aux activités de son service de police à compter du 31 mars 2016.

Réagissant à cette difficile décision du Conseil de Mashteuiatsh, le ministre provincial suppléant de la Sécurité publique, Pierre Moreau, demande une rencontre urgente avec les autorités de Mashteuiatsh et du ministère fédéral de la Sécurité publique, afin de trouver une solution à ce « cas particulier ».

« Je me dois de rappeler aux ministres que la situation à Mashteuiatsh présente sans doute des aspects particuliers, mais qu'elle est, malheureusement, une autre conséquence de la grave et persistante négligence du Canada et du Québec envers le soutien aux services policiers des Premières Nations. Au cours des dernières années, au moins une demi-douzaine de nos gouvernements des Premières Nations ont dû se résigner à fermer leurs services policiers locaux, faute de financement adéquat et d'une collaboration respectueuse de la part du fédéral et du provincial. Pourquoi en sommes-nous-là après plus de trente ans de développement de services policiers professionnels et compétents chez nos Premières Nations? Pourquoi? », s'indigne Ghislain Picard, chef de l'APNQL.

L'APNQL a, à plusieurs reprises réclamé officiellement, au cours des dernières années et toujours sans succès, une rencontre des ministres fédéral et provincial de la Sécurité publique avec les chefs.

« Pourquoi nos policières et policiers, dûment formés, doivent-ils se contenter de conditions de travail moindres, alors que ces femmes et ces hommes jouent un rôle crucial dans nos communautés? se demande le chef Picard. Pourquoi les deux autres juridictions, la fédérale et la provinciale, refusent-elles de reconnaître notre propre juridiction sur la sécurité publique de nos populations, et ce, quel que soit son lieu de résidence? Quelles sont les conséquences dans nos communautés lorsque le service policier local, dont les membres parlent le plus souvent nos langues et connaissent nos cultures, doit fermer ses portes et être remplacé par la SQ?

Il y a des circonstances particulières à chacune de nos communautés, mais il y surtout une négligence grave et généralisée aux conséquences très préoccupantes de la part du fédéral et du provincial. Je tiens aujourd'hui à le rappeler au ministre Moreau et à son homologue fédéral.

Les chefs de l'APNQL exigent leur implication personnelle et immédiate. Il faut ensemble et rapidement trouver des solutions permanentes au soutien des services policiers chez les Premières Nations. C'est la sécurité de nos populations, de nos femmes et de nos filles, de nos enfants, de nos aînés, qui est en jeu », conclut le chef Ghislain Picard.

À propos de l'APNQL
L'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador est l'organisme politique qui regroupe 43 chefs des Premières Nations au Québec et au Labrador. www.apnql-afnql.com.

 

SOURCE Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador

Renseignements : Mélanie Vincent : vincentmelaniemv@gmail.com, Cell. : 418-580-4442

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