Sondage Léger dans les pharmacies du Québec : Près de 1000 emplois perdus et 3 545 heures d'ouverture hebdomadaires coupées depuis septembre

MONTRÉAL, le 9 mars 2016 /CNW Telbec/ - Congédiement de près d'un millier d'employés, réduction des heures d'ouverture dans des centaines de pharmacies, diminution de la présence de pharmaciens, assistants techniques et infirmières en officine : le report par le gouvernement du déplafonnement des allocations professionnelles prévu dans l'entente signée avec les pharmaciens propriétaires en juin 2015 a des conséquences majeures sur l'économie des pharmacies communautaires et, par conséquent, sur l'accessibilité des patients aux services pharmaceutiques à la grandeur du Québec.

Moins de pharmaciens, moins d'heures d'ouverture, moins d'accessibilité pour les patients

Ces impacts ont été mesurés par un sondage Léger1 mené dans 1 145 pharmacies, soit 61 % des pharmacies du Québec. Plus précisément, il appert que la grande disponibilité des pharmaciens, une des facettes les plus appréciées par les patients, a régressé partout. Au total, les Québécois sont privés chaque semaine de plus de 3 545 heures d'ouverture. En outre, plus de 48 000 heures de travail par semaine ont été coupées. Plusieurs pharmacies ont dû licencier du personnel : 934 employés à la grandeur du Québec, dont 187 pharmaciens.

« Nous savions que les délais liés au déplafonnement se répercutaient sur les services de proximité, mais l'ampleur des conséquences révélée par le sondage est alarmante », souligne Jean Bourcier, vice-président exécutif et directeur général de l'Association québécoise des pharmaciens propriétaires (AQPP).

Coupures de 400 M $ chez les pharmaciens propriétaires

En juin 2015, les pharmaciens propriétaires ont accepté de contribuer à l'effort budgétaire du gouvernement en lui versant 400 M$ sur trois ans, à même leurs honoraires. En guise de mesure d'atténuation, le gouvernement s'est engagé à lever temporairement le plafond des allocations professionnelles, soit le montant que remettent aux pharmacies les compagnies de médicaments génériques en fonction de leurs achats d'un médicament donné. Depuis septembre, les pharmaciens ont versé près de 50 M$ au gouvernement. Or, cinq mois après le début des compressions et huit mois après la signature de l'entente, le déplafonnement promis par le ministre de la Santé et des Services sociaux n'est toujours pas en vigueur.

« S'il s'agissait d'emplois perdus au sein d'une même entreprise, le gouvernement mettrait tout en œuvre pour les sauver. Or, dans le cas présent, il ne suffirait que de mettre en vigueur une entente signée il y a huit mois! », ajoute Jean Bourcier en rappelant que les pharmacies du Québec représentent une force économique avec leurs 41 000 emplois, soit davantage que les emplois québécois de Rona, Bombardier et Rio Tinto réunies.

Par ailleurs, le sondage fait ressortir les données spécifiques identifiées ci-après. Depuis le 30 septembre :

  • La moitié des pharmacies a réduit les heures de travail des pharmaciens (53 %), soit 6 heures de moins/semaine.
  • Les assistants techniques (dans 47 % des pharmacies), le personnel de plancher (dans 44 %) et les autres professionnels de la santé, dont les infirmières (dans 19 %), ont aussi vu leurs heures réduites.
  • La grande majorité des pharmacies (87 %) a cessé ou diminué ses contributions à des organismes communautaires, un montant qui représente 4,5 M$.

« C'est une période inquiétante pour les pharmacies communautaires. Depuis le début des compressions, plus du quart des pharmaciens propriétaires a dû faire appel à du nouveau financement, pour un total de 62 M$. On oublie souvent qu'ils portent le double chapeau de professionnels de la santé et d'entrepreneurs », conclut Jean Bourcier.

Perturbation économique de la pharmacie

Non seulement le déplafonnement n'est toujours pas autorisé, mais le gouvernement étudie actuellement le projet de loi 81 sur les appels d'offres pour les fabricants de médicaments génériques. Avec l'instauration d'une telle procédure, une partie des allocations professionnelles disparaît purement et simplement, ce qui, de facto, trahit la portée de l'entente conclue en juin dernier avec le gouvernement. Pourtant, les allocations professionnelles font partie intégrante de la rémunération globale des pharmaciens, elles sont obligatoirement réinvesties à 100 % dans le maintien des services de proximité aux patients et sont essentielles pour assurer la viabilité des pharmacies.

Mentionnons que l'AQPP sera présente en commission parlementaire aujourd'hui à 11 h pour présenter son mémoire dans le cadre de ce projet de loi.

À propos de l'AQPP

L'Association québécoise des pharmaciens propriétaires est constituée en vertu de la Loi sur les syndicats professionnels et elle représente les 2 048 pharmaciens propriétaires des 1 866 pharmacies du Québec, qu'ils soient affiliés ou non à une chaîne ou à une bannière commerciale.

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1 Sondage sur le déplafonnement des allocations professionnelles auprès des pharmaciens propriétaires, Léger, mars 2016

 

SOURCE Association québécoise des pharmaciens propriétaires

Renseignements : et demandes d'entrevue : Jean-Michel Nahas, CASACOM, jnahas@casacom.ca, (514) 817-1185

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www.aqpp.qc.ca

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