Silence, on parle : Nous ne nous tairons pas

Les porte-parole de nombreux organismes environnementaux et sociaux s'unissent pour dénoncer le projet de loi C-38

MONTRÉAL, le 4 juin 2012 /CNW Telbec/ - C’est aujourd’hui, en cette veille de la Journée mondiale de l’environnement, que se sont rassemblées dans plusieurs grandes villes du pays les plus importantes organisations environnementales et sociales, ainsi que de nombreuses personnalités et citoyens, pour contester le projet de loi fédéral C-38 dans le cadre de la campagne nationale Silence, on parle (Black Out, Speak Out).

Dans toutes les régions du pays, plus de 13 000 citoyens et 500 organisations se sont exprimés afin de signifier haut et fort leur opposition au projet de loi notamment en plongeant leur site Internet, compte Twitter et page Facebook dans le noir. À Montréal, les porte-parole des groupes impliqués ainsi que de nombreux citoyens se sont réunis devant la Maison du développement durable. Vêtus de noir, ils ont pris la parole avec comme décor une prison simulée afin de symboliser le musèlement des organismes de bienfaisance qu’imposerait le projet de loi s’il était mis en application.

« Il ne faut pas laisser le gouvernement Harper museler les groupes environnementaux sur les grands projets de développement et l’avenir du pays au nom des profits d’une poignée de compagnies pétrolières. Même d’un point de vue économique, la pétro-dollarisation de l’économie au pays a fait perdre des dizaines de milliers d’emplois au Québec et en Ontario, » a déclaré Steven Guilbeault, coordonnateur général adjoint d’Équiterre.

« C-38 ouvre la porte toute grande au harcèlement et à l'intimidation des organismes de bienfaisance qui ont le malheur de ne pas partager le point de vue du gouvernement, explique Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki. Comme Québec l'a fait avec la loi 78, Ottawa utilise son pouvoir législatif pour affaiblir ses adversaires et, ce faisant, appauvrir la qualité de nos discussions démocratiques. »

Le gouvernement menace l’avenir de notre sol, de l’eau et du climat par son projet de loi de mise en œuvre du budget. Plus du tiers de ses dispositions vise à affaiblir les lois environnementales les plus importantes au Canada pour favoriser le développement de projets industriels, notamment en lien avec l'industrie des sables bitumineux. C’est le cas notamment des mesures entravant la participation des organismes de bienfaisance environnementaux aux processus politiques publics. Les groupes invitent les citoyens à prendre la parole avec eux et à faire savoir au gouvernement que ceux qui se préoccupent des pertes annoncées n’ont pas l’intention de se taire.

« Le projet de loi C-38 constitue une sérieuse atteinte à l’environnement et à notre démocratie, a déclaré Marie-Claude Lemieux, directrice pour le Québec au WWF-Canada. Le gouvernement veut adopter le plus rapidement possible des mesures qui anéantiront plus de vingt ans d’effort en matière de protection de l’environnement. On affaiblit la loi sur les pêches, on accélère le processus d’évaluation environnementale des grands projets comme les oléoducs. Et qui plus est, on restreint le droit accordé aux citoyens de se prononcer pour la défense de leur environnement. C’est très inquiétant. »

« Les attaques orchestrées par le gouvernement Harper contre l’environnement et la démocratie nous mènent tout droit vers des catastrophes environnementales, a déclaré Nicolas Mainville, porte-parole de Greenpeace. J’appelle les citoyens à tenir tête au gouvernement. Nous avons besoin de personnes motivées, plutôt qu’intimidées par l’injustice et prêtes à dire avec nous haut et fort que nous ne nous tairons pas. »

« Un environnement sain est un droit humain. De plus, il a des impacts sur les droits économiques et sociaux et a besoin des droits civils pour le défendre; le gouvernement fédéral devrait au contraire faciliter la participation et l’accès à l’information des organisations en environnement et non chercher à les restreindre », a déclaré Béatrice Vaugrante, directrice générale d’Amnistie internationale Canada francophone, une des organisations qui donnent son appui à la campagne.

La campagne invite tous ceux qui ont un site Internet, un blogue, un compte Twitter ou une page Facebook à participer en plongeant leur site dans le noir et en prenant la parole publiquement. Au Québec, Silence, on parle est appuyé par l’AQLPA, ENvironnement JEUnesse, Option consommateurs. De nombreuses personnalités ont aussi emboité le pas des organisations, tels que Les Cowboys fringants, Laure Waridel, Yann Perreau, Dumas, Dominic Champagne, Geneviève Rochette et l’auteure Margaret Atwood

Cette journée n’est que le début d’un mouvement qui se veut non partisan et qui fait valoir l’importance de protéger l’environnement, la liberté d’expression et les droits humains dans un pays qui a déjà été l’exemple mondial.

Pour plus de renseignements : www.silenceonparle.ca

Facebook : Silence, on parle

Twitter : #silenceonparle

SOURCE NOUVELLES - ENVIRONNEMENT

Renseignements :

Pour planifier des entrevues ou pour plus de détails sur l'événement :

Manon Dubois, Fondation David Suzuki
514-583-8455, mdubois@davidsuzuki.org

Loïc Dehoux, Équiterre
514-605-2000, ldehoux@equiterre.org

Caroline Gosselin, WWF-Canada
514-394-1106, cgosselin@wwfcanada.org

Catherine Vézina, Greenpeace
514-212-5749, cvezina@greenpeace.org

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