Service de garde Les Sauterelles: une première convention collective après
trois ans d'attente

MONTRÉAL, le 12 févr. /CNW Telbec/ - Il aura fallu une grande détermination et beaucoup de patience de la part des quinze salarié-es à l'emploi de Service de garde Les Sauterelles, à Joliette, pour enfin obtenir leur première convention collective et des conditions de travail décentes. Le 25 janvier dernier, plus de trois ans après avoir obtenu leur accréditation syndicale, un arbitre a finalement imposé un contrat de travail collectif à cette garderie privée qui accueille 63 enfants, permettant ainsi aux travailleuses de bénéficier de conditions comparables à ce qui existe dans le réseau des centres de la petite enfance.

Rappel du contexte

C'est le 27 novembre 2006 que le Syndicat des travailleuses(eurs) en CPE région Lanaudière (CSN) a été accrédité pour représenter les travailleuses de cette garderie subventionnée par l'État et pour négocier une première convention collective. Le 6 mars 2009, après plusieurs séances de négociation et de médiation infructueuses, le ministère du Travail nommait un arbitre, Me André Matteau, pour déterminer les conditions de travail. Après sept séances d'arbitrage, celui-ci a ordonné l'entrée en vigueur de la convention du 1er février 2010 au 31 mars 2012.

"Nous sommes heureux de voir que les travailleuses de cette garderie privée ont finalement obtenu justice. Au moins, l'argent provenant du gouvernement pour subventionner cette garderie n'ira pas complètement dans les poches de la propriétaire, mais va permettre d'améliorer le sort de ces travailleuses", de dire Jeff Begley, vice-président responsable du secteur privé à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).

Des ajustements de salaire majeurs

Les syndiqué-es obtiennent rétroactivement au 1er avril 2009 des ajustements salariaux immédiats pouvant atteindre 26 %, le salaire horaire passant dans certains cas de 14,36 $ à 18,08 $. De plus, des hausses salariales de 2 % sont accordées pour chacune des années de la convention. Les éducatrices, qui se voient reconnaître leur formation et leur expérience, recevront au maximum de l'échelle salariale une rémunération comparable au secteur des CPE, tout comme la cuisinière et le préposé à l'entretien ménager.

L'accès aux congés payés

Les travailleuses vont bénéficier de douze jours fériés, soit quatre de plus qu'auparavant, ainsi que d'une banque de six congés personnels payés. Les travailleuses à temps partiel bénéficieront d'un pourcentage équivalent. Quant aux vacances, elles obtiennent la parité avec le secteur des CPE, soit quatre semaines après cinq ans et cinq semaines après dix ans de service. En outre, les travailleuses auront droit à divers congés sociaux payés, tels que mariage, décès, etc. Des congés sans solde pour études ou pour motif personnel sont également prévus.

Les autres dispositions non pécuniaires portent sur le cumule de l'ancienneté, les horaires de travail, les heures supplémentaires, l'attribution des postes, la liste de rappel, le harcèlement au travail, les congés de maternité et les congés parentaux, la procédure de grief en cas de mésentente et l'arbitrage. Des clauses sur la liberté d'action syndicale, de même que la santé et la sécurité au travail sont aussi introduites dans le contrat de travail.

Le droit de participer

Les travailleuses pourront participer aux activités et à la gestion de la garderie, ayant obtenu des dispositions favorisant un fonctionnement participatif, ce qui n'est pas une mince affaire dans une entreprise privée! Elles acquièrent ainsi le droit de parole aux assemblées générales des parents. Enfin, la convention prévoit des clauses pour développer le travail d'équipe et la consultation des salarié-es sur des questions touchant l'organisation, la planification et la distribution du travail.

Pour la Francine Lévesque, présidente de la FSSS, "Les gains obtenus par les travailleuses, qui acquièrent davantage de reconnaissance et des conditions comparables aux CPE, vont aussi profité aux enfants et aux parents en permettant une plus grande stabilité dans la prestation des services de garde".

Les travailleuses de Service de garde Les Sauterelles sont membres d'une section du Syndicat des travailleuses(eurs) en CPE région Lanaudière (CSN) qui regroupe plus de 200 travailleuses. Elles sont affiliées à la Fédération de la santé et de services sociaux (FSSS-CSN), laquelle représente environ 8 000 travailleuses et travailleurs répartis dans 360 CPE au Québec. La FSSS est affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) qui comptent plus de 300 000 syndiqué-es provenant de tous les secteurs d'activité tant privés que publics.

SOURCE Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN)

Renseignements : Renseignements: François Forget, Information FSSS-CSN, (514) 949-1430; Source: Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN)


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