Selon un dirigeant syndical, l'absence de preuve de menace à la sécurité :
reflet de la démesure de la sécurité aux sommets de Harper

OTTAWA, le 22 juin /CNW Telbec/ - Le dirigeant syndical qui a démasqué les agents provocateurs de la Sûreté du Québec en marge du sommet de Montebello affirme que toutes les raisons justifiant les opérations de sécurité pour le sommet de Toronto ne tiennent plus. Dave Coles, dirigeant syndical du SCEP, se reporte à Richard Fadden, directeur du SCRS, qui a admis hier soir que les sommets ont "bien peu soulevé l'intérêt" des terroristes. En attendant, la métropole la plus importante du Canada a été transformée en forteresse gardée par des milliers de policiers armés jusqu'aux dents. Et tout cela, au coût faramineux de un milliard de dollars.

"Honte aux Conservateurs de monsieur Harper d'avoir concocté une démonstration de force brutale contraire à l'esprit canadien et de l'exposer. De toute évidence, les grands bonzes de la sécurité tentent d'effrayer les membres des mouvements de protestation légitimes."

Dans le même ordre d'idée, malgré l'absence d'une menace sérieuse, la police a affirmé que ses "agents d'infiltration" se mêleraient à la foule.

"Au sommet de Montebello, nous avons démasqué trois de ces "agents d'infiltration" qui étaient en fait des agents provocateurs et l'un d'eux tenait même une roche à la main.

Une fois démasqués, ils se sont glissés dans les rangs des policiers", a déclaré M. Coles.

"Sans doute que M. Fadden a plutôt l'habitude de rester dans l'ombre, mais sa déclaration au cours du bulletin de nouvelles " The National "sur les ondes de CBC est perturbante", a ajouté M. Coles. "Ce qui est pire, c'est la décision du gouvernement de M. Harper de ne pas tenir compte de l'évaluation de M. Fadden et d'envoyer l'armée."

M. Coles est la personne qui a démasqué les trois agents de la Sûreté du Québec, dont l'un tenait une roche, au Sommet sur la sécurité, la paix et la prospérité à Montebello en 2007. Une vidéo de cet incident a été visionnée plus d'un demi-million de fois sur YouTube. Le SCEP a déposé une motion aujourd'hui conformément à la Loi sur la police du Québec pour obtenir de plus amples renseignements sur les gestes de ces trois agents de la SQ. Le SCEP a déposé une plainte il y a trois ans auprès du Comité de déontologie policière, plainte qui est demeurée lettre morte.

"Les oreilles de M. Harper doivent lui tinter. Ce sommet au centre-ville de Toronto, qui coûte aux Canadiens une somme stratosphérique, ne semble qu'une campagne de peur et de la démesure en matière de sécurité. Il semble qu'on veuille rappeler aux Canadiens qui dirige. Cela peut aussi contribuer à créer un contexte de confrontation pour susciter une situation", a souligné M. Coles.

SOURCE Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier

Renseignements : Renseignements: Gaétan Ménard, Secrétaire-trésorier du SCEP, (819) 775-6980

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