Selon la Banque CIBC, les PME résistent à la récession, contrairement à la
tendance

    
    Orientées vers le marché intérieur, elles profitent des mesures
    monétaires et fiscales de relance en cours
    

TORONTO, le 5 oct. /CNW/ - CIBC (CM aux bourses de Toronto et de New York) - Selon un nouveau rapport sur les petites et moyennes entreprises (PME) de Marchés mondiaux CIBC, les PME canadiennes ont non seulement réussi à traverser cette récession en subissant moins de dommages que lors de toutes les autres récessions d'après-guerre, mais elles y sont parvenues en faisant mieux que leurs consœurs plus grandes et plus solidement établies.

D'après le rapport, pendant la récession, la performance des PME canadiennes a été supérieure presque sur tous les critères de mesure à celle du reste de l'économie et cette tendance va probablement se poursuivre. Le nombre total de PME a augmenté, l'emploi est resté stable (comparativement à une baisse de 10 % dans les plus grandes entreprises) et le nombre des faillites a reculé par rapport à l'année précédente. Bien que l'indice de l'activité économique des PME de Marchés mondiaux CIBC ait affiché un recul de 3 % (TA) pendant l'exercice terminé en juin 2009, l'ensemble de l'économie a enregistré une chute beaucoup plus forte de 4,7 % (TA) pendant la même période.

"Selon presque tous les critères, les PME canadiennes ont connu une croissance étonnante pendant cette récession", remarque Benjamin Tal, économiste principal et auteur du rapport. "Le secret réside dans la force relative du consommateur canadien. Le consommateur est le principal déterminant de la destinée d'une PME et des consommateurs plus confiants sont un pré-requis de la réussite des PME. Les consommateurs canadiens surpassent non seulement leurs pairs américains, mais aussi tous ceux des pays du G-7."

Le rapport mentionne un certain nombre de moteurs économiques clés qui ont joué en faveur des consommateurs canadiens :

    
    -   Au Canada, la durée du chômage, bien qu'elle ait augmenté, est encore
        en deçà du niveau constaté dans les autres pays du G-7 et de celui
        enregistré pendant les récessions antérieures;
    -   La part de la capitalisation boursière détenue par les ménages
        canadiens est trois fois plus élevée que celle des ménages
        américains;
    -   Le revenu national a augmenté deux fois plus vite qu'aux États-Unis
        au cours des deux dernières années;
    -   Le recul de la valeur nette nationale depuis le début de la crise n'a
        été qu'une fraction de celle enregistrée aux États-Unis.
    

"La confiance des consommateurs canadiens, en baisse pendant la récession, a fait un retour en force comparativement à ce qui s'est passé aux États-Unis où elle ne s'est améliorée que de façon marginale, car ce pays a été frappé plus durement par la récession", a souligné M. Tal. "Un degré de confiance plus élevé signifie que chaque diminution de points de base effectuée par la Banque du Canada dans les taux d'intérêt génère plus de dépenses des consommateurs qu'aux États-Unis, car les Canadiens sont plus enclins à s'endetter. Ainsi, non seulement le secteur financier au Canada est en meilleure position pour offrir du crédit, mais les consommateurs canadiens sont aussi en meilleure position pour recevoir ce crédit puisque leur situation financière n'a pas été aussi durement touchée par l'évolution du marché immobilier que l'a été celle de leurs semblables aux États-Unis."

L'orientation de la plupart des PME vers le marché intérieur a également protégé le secteur contre la récente appréciation du dollar canadien. Elle le mettra aussi à l'abri de la faiblesse du marché de l'exportation à laquelle on s'attend en 2010. Le rapport indique que si une devise forte a une incidence négative sur le secteur, les dommages causés sont beaucoup moins importants que ceux constatés dans les plus grandes entreprises. Au Canada, seulement une PME sur quatre fait partie des secteurs qui sont directement touchés par un dollar plus fort.

Monsieur Tal s'attend à ce que les PME continuent à jouer un rôle de plus en plus important aux côtés des grandes entreprises dans l'économie canadienne. "Alors que de nombreuses personnes voient les PME et les grandes entreprises comme des entités distinctes et parfois concurrentes, ceci est complètement faux. Dans le paysage économique, les PME canadiennes sont dans une relation de coévolution avec les grandes entreprises.

Il a constaté que l'impartition joue aussi un rôle important dans la réussite des PME. En effet, une entreprise canadienne sur deux démarre ses activités après avoir reçu son premier contrat d'impartition. Il remarque aussi que deux PME sur trois n'auraient pu démarrer ou survivre sans impartition.

Dans le cadre de son étude, M. Tal a déterminé huit macro facteurs pour évaluer quelles provinces sont les plus susceptibles de profiter de la hausse structurelle prévue dans les activités des PME. Pour chaque province, il a compilé les résultats et calculé une note qui indique les perspectives relatives des PME.

Son étude a révélé que l'Alberta s'est imposée comme la province la plus prometteuse pour la croissance des PME dans les cinq prochaines années, suivie de près par l'Ontario. "En Alberta, les PME tireront parti de la croissance économique qui est supérieure à la moyenne et d'une composition industrielle favorable. Pendant ce temps, alors que l'ensemble de l'économie ontarienne connaîtra une croissance économique inférieure à la moyenne, elle profite encore d'une croissance industrielle favorable aux PME, d'une concentration élevée de PME dans les centres urbains de la province ainsi que d'une forte activité d'impartition et d'une croissance relativement solide dans la cohorte des 35-55 ans."

Le rapport souligne en outre que les PME de l'Ontario sont les plus vulnérables quant aux conséquences d'un dollar fort - en grande partie en raison de la grande proximité de la province avec les États-Unis et de sa dépendance à l'égard du secteur automobile. De plus, un nombre disproportionnellement élevé de PME ontariennes sont indirectement liées aux grandes entreprises exportatrices. M. Tal constate que les PME de l'Alberta, comme celles de la Saskatchewan et de Terre-Neuve-et-Labarador, sont moins sensibles aux dommages possibles d'un dollar plus fort, en partie à cause de leur dépendance à l'égard du secteur pétrolier et gazier.

"La Colombie-Britannique, province où la plus grande contribution à l'économie provient des petites entreprises, restera un endroit attrayant pour les PME en raison de la croissance économique, qui correspondra probablement à la moyenne nationale, du taux de survie élevé des petites entreprises et d'un afflux élevé prévu de nouveaux arrivants", indique M. Tal. Il ajoute que la Colombie-Britannique est aussi très sensible à une appréciation du dollar, principalement en raison de sa dépendance à l'égard de l'industrie forestière.

"Le Québec demeurera une base solide pour la petite entreprise dans les cinq prochaines années, surtout en raison de son secteur des services qui prend de l'expansion et du haut degré de coopération existant entre les grandes entreprises et les PME", ajoute-t-il. Il pense que le taux étonnamment élevé de sensibilité des PME de la province à la force du dollar s'explique par sa dépendance à l'égard du secteur forestier et par son exposition indirecte au marché américain par l'intermédiaire de l'Ontario.

La Saskatchewan s'est classée cinquième avec une croissance prévue qui serait supérieure à la moyenne nationale, mais elle est freinée par une composition sectorielle moins favorable et par une concentration élevée de PME dans les régions rurales. Au Manitoba, l'économie sera en mesure d'offrir aux petites entreprises un environnement en amélioration graduelle, mais le nombre élevé de PME dans les régions rurales et le faible afflux de nouveaux immigrants limiteront son potentiel. Une croissance économique et une composition sectorielle plus faibles seront les principaux facteurs qui limiteront l'expansion des petites entreprises dans le Canada atlantique au cours des cinq prochaines années.

    
    Macro facteurs utilisés dans le classement de l'activité des PME par
    province

    Indicateur de dynamique - Croissance du travail indépendant au cours des
    trois dernières années.

    Croissance économique - Mesure selon laquelle le macroenvironnement
    soutient l'activité des PME.

    Composition sectorielle - Mesure selon laquelle les secteurs connaissant
    la croissance la plus rapide de l'économie sont aussi favorables aux
    petites entreprises.

    Composition urbaine/rurale - La concentration des PME dans les grands
    centres urbains. Ces dernières années, on a connu une croissance de la
    création de PME dans les grands centres urbains qui a dépassé celle
    enregistrée dans les régions rurales.

    Taux de survie des PME - La probabilité qu'une PME survive au-delà de
    trois ans.

    Migration nette - La contribution des nouveaux immigrants à la croissance
    de la main-d'œuvre. La motivation étant ici que les nouveaux immigrants
    ont une tendance plus élevée à devenir des travailleurs indépendants.

    Activité d'impartition - La propension des grandes entreprises à sous-
    traiter leurs activités principales.

    Structure par âge - Croissance dans le groupe des 35-55 ans. Ce groupe
    d'âge a une tendance élevée à devenir des travailleurs indépendants.

                     -----------------------------------
                     Province                      Note
                     -----------------------------------
                     Alberta                       10,0
                     -----------------------------------
                     Ontario                        9,8
                     -----------------------------------
                     C.-B.                          9,5
                     -----------------------------------
                     Québec                         9,5
                     -----------------------------------
                     Saskatchewan                   9,2
                     -----------------------------------
                     Manitoba                       9,0
                     -----------------------------------
                     Nouvelle-Écosse                8,8
                     -----------------------------------
                     I.-P.-É.                       8,8
                     -----------------------------------
                     Nouveau-Brunswick              8,7
                     -----------------------------------
                     Terre-Neuve-et-Labrador        8,5
                     -----------------------------------
    

Vous pouvez consulter la version intégrale de ce rapport de Marchés mondiaux CIBC à : http://www.cibcwm.com/wm/pdf/SB-2009-10-05.pdf.

Le secteur des services bancaires de gros de la Banque CIBC offre une gamme complète de produits de crédit intégré et de marchés des capitaux, de services bancaires d'investissement et de services de banque d'affaires à des clients des marchés financiers clés en Amérique du Nord et partout dans le monde. Nous proposons également des solutions novatrices et des services consultatifs dans un vaste éventail de secteurs et nous fournissons des études de premier ordre à notre clientèle d'investisseurs constituée de sociétés, de gouvernements et d'institutions.

SOURCE Marchés mondiaux CIBC

Renseignements : Renseignements: veuillez communiquer avec Benjamin Tal, économiste principal, Marchés mondiaux CIBC, au (416) 956-3698, benjamin.tal@cibc.ca, ou avec Kevin Dove, Communications et affaires publiques, au (416) 980-8835, kevin.dove@cibc.ca


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