Scrutin syndical dans la construction - La CSN-Construction constate que le vent du changement souffle

MONTRÉAL, le 2 juin 2012 /CNW Telbec/ - À l'issue d'une campagne d'information en vue de la période de changement d'allégeance syndicale dans la construction qui a permis à ses représentants de prendre le pouls des travailleuses et des travailleurs sur tous les chantiers, la CSN-Construction estime qu'un véritable changement est en train de s'opérer dans la perception du syndicalisme chez les ouvriers. Place au vote postal, maintenant, du 4 au 25 juin 2012.

« Le mécontentement est palpable sur les chantiers. Nos idées, nos valeurs rejoignent les travailleuses et les travailleurs de l'industrie. Ils sont satisfaits du travail que nous accomplissons afin, notamment, de renforcer le pluralisme syndical dans l'industrie, d'y injecter plus de transparence et de mettre en route une méthode plus équitable d'accès à l'emploi, sans discrimination. Les travailleurs sentent bien qu'ils sont plus libres maintenant que la pratique du placement syndical disparaît. Et les travailleurs savent que c'est en bonne partie grâce à la détermination de la CSN-Construction », se réjouit le président de la CSN-Construction, Aldo Miguel Paolinelli. La CSN-Construction a par ailleurs noté une forte insatisfaction sur les chantiers quant à l'attitude adoptée par certains syndicats, en octobre 2011. Ils avaient forcé des arrêts de travail durant deux jours, sans mandat démocratique, privant de salaire des dizaines de milliers d'ouvriers.

Des revendications rassembleuses
La CSN-Construction a choisi de mener une campagne positive misant le plus possible sur ses valeurs fondatrices ainsi que sur quelques enjeux de négociation derrière lesquels elle souhaite rassembler un maximum de travailleuses et de travailleurs. Deux de ces enjeux sont particulièrement bien reçus sur les chantiers. Il s'agit d'abord de la conciliation famille-travail que la CSN-Construction est pour l'instant la seule organisation à mettre en avant. Par ailleurs, l'objectif de réinstaurer des dispositions d'ancienneté dans les conventions collectives est très bien accueilli. C'est la meilleure façon de garantir une meilleure sécurité d'emploi aux travailleurs tout en leur assurant qu'ils pourront mieux faire respecter leurs conditions de travail et les règles de santé et de sécurité, sans subir les foudres de leur employeur.

« Plusieurs travailleuses et travailleurs de la construction ne sont pas habitués de se faire parler comme nous le faisons. Nous sommes bien préparés, rigoureux et ils savent que c'est de cette façon que nous ferons des gains en négociation. Et là, bien sûr, ils regardent autour d'eux pour comparer. Ils voient d'un côté deux syndicats qui dominent l'industrie depuis des années, mais qui n'ont jamais voulu rien entendre de l'ancienneté, entre autres progrès. Ils voient aussi deux autres syndicats, qui disent y voir un intérêt, mais dont l'influence est faible et qui n'ont pas démontré leur capacité de changer véritablement les choses, au contraire de la CSN-Construction qui a fait preuve de sa capacité à faire progresser les revendications des travailleuses et des travailleurs, lors des négociations dans lesquelles elle est impliquée. C'est ce qu'ils nous disent, aux représentants CSN-Construction qui sillonnent les chantiers depuis un mois », explique Aldo Miguel Paolinelli.

Cette revendication d'une meilleure sécurité d'emploi est d'autant plus pertinente qu'on constate que, bien que l'industrie soit en plein boom, la grande majorité des salarié-es n'arrivent toujours pas à gagner leur vie exclusivement dans l'industrie. Par exemple, selon les données de la Commission de la construction du Québec, l'industrie compte cette année près de 160 000 travailleuses et travailleurs alors qu'il y en avait 145 000 au dernier maraudage, il y a trois ans. Or, seulement 115 700  compteront aux fins de vérification de la représentativité syndicale, à l'issue du vote, contre 126 000, il y a trois ans. Pour compter aux fins de la représentativité, il faut avoir accumulé 300 heures de travail. C'est dire qu'une proportion grandissante des salarié-es n'arrivent pas à vivre de leur travail dans la construction. Cette situation s'explique uniquement par la soif de profit des entrepreneurs. Il est impératif de mieux encadrer leur droit de gérance en matière d'embauche et de mises à pied afin de faire profiter tous les travailleurs de la richesse qu'ils génèrent, notamment en leur permettant de travailler sur une plus longue période au cours de l'année.

La CSN-Construction en tête
Deux autres enjeux d'importance ont émergé au cours des dernières semaines et incitent les travailleurs à joindre la CSN-Construction. Il y a d'abord la recrudescence de travaux dans les régions éloignées et le fameux Plan Nord. La CSN-Construction milite depuis toujours pour la priorité régionale en matière d'embauche, et ce, dans tous les secteurs de l'industrie. Les travailleurs savent qu'elle ne fera pas de compromis sur cet enjeu important alors que pour d'autres syndicats ces balises d'embauche font partie du domaine du négociable. Quant au Plan Nord, bien qu'elle ne se soit pas positionnée encore sur l'ensemble des enjeux qui y sont liés, la CSN-Construction offre déjà aux travailleurs un service de référence de la main-d'œuvre pour ceux et celles qui souhaitent s'y rendre travailler. Comme la CSN-Construction est aux premières loges du nouveau système de référence qui sera en place le 2 décembre, elle est la mieux à même de bien servir ses membres.

Par ailleurs, la réforme annoncée de l'assurance-emploi par les conservateurs fédéraux préoccupe grandement les travailleuses et les travailleurs, avec raison. La CSN-Construction leur offre d'une part un véhicule pour contester cette loi et faire reculer les conservateurs et, d'autre part, toute une équipe de conseillers syndicaux aguerris et spécialistes de l'assurance-emploi pour les défendre en cas de problèmes ou de contestation.

Le vote par la poste se tiendra du 4 au 25 juin 2012. Les travailleuses et les travailleurs choisiront le syndicat qui les représentera pour les quatre prochaines années, notamment pour les prochaines négociations collectives qui s'enclencheront en 2013.

Fondée en 1924 par des syndicats québécois de la construction soucieux de se donner une organisation syndicale basée au Québec, la CSN-Construction compte aujourd'hui 18 000 membres, de tous les métiers et de toutes les occupations, et ce, dans toutes les régions du Québec.

SOURCE CSN-CONSTRUCTION

Renseignements :

Jean-Pierre Larche, communications-CSN 514 605-0757

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