Salaire minimum à 15 $ : les 25 MRC où les emplois sont les plus à risque

MONTRÉAL, le 8 déc. 2016 /CNW Telbec/ - La ministre du Travail, Dominique Vien, doit annoncer sous peu le montant du salaire minimum pour l'année 2017. L'IEDM tient à rappeler au gouvernement qu'une augmentation draconienne menacerait des milliers d'emplois au Québec. D'ailleurs, une Note économique publiée aujourd'hui montre qu'une telle politique affecterait les emplois en région de manière démesurée et accélérerait l'exode rural.

« Dans les 25 MRC les plus touchées, entre 56 % et 41 % de la main d'œuvre serait à risque », déclare Mathieu Bédard, économiste à l'IEDM et coauteur de la publication. « Les travailleurs adultes à faible revenu en région seraient les premières victimes de cette augmentation. »

La MRC de Rocher-Percé arrive en tête de ce classement avec 56 % de la main-d'œuvre âgée entre 25 et 64 ans qui serait mise à risque par cette hausse si elle était mise en œuvre en 2017, et 46 % en 2021. « Une telle hausse du salaire minimum aurait aussi pour effet de désavantager le développement économique régional, accélérant ainsi l'exode rural auquel font face certaines régions du Québec depuis le milieu du 20e siècle », ajoute Alexandre Moreau, analyste en politiques publiques à l'IEDM et coauteur de la Note.

Le niveau d'activité économique n'est pas le même partout au Québec. Certaines zones rurales ont une productivité plus faible. Ceci n'est pas dû aux travailleurs et à la qualité de leur travail, mais plutôt aux conditions économiques dans leurs régions. « Malgré cette différence entre les grands centres urbains et les régions, le salaire minimum s'applique de façon uniforme partout sur le territoire, pénalisant davantage l'emploi en région », souligne M. Bédard.

Au niveau actuel, soit à 10,75 $ de l'heure, ces effets sont présents mais relativement faibles. En revanche, si le salaire minimum était fixé à un seuil bien plus élevé, les effets pervers deviendraient rapidement beaucoup plus apparents.

Pour aider les travailleurs à faible revenu, les auteurs suggèrent plutôt que le gouvernement relève le montant personnel de base sur lequel personne ne paie d'impôt sur le revenu, ou encore qu'il bonifie et élargisse les conditions d'admissibilité du crédit d'impôt pour solidarité ou de la prime au travail.

« Le recours à ces instruments serait de loin préférable et éviterait de créer une véritable bombe atomique qui s'abattrait principalement sur les régions les plus économiquement vulnérables du Québec, pour reprendre l'expression de l'économiste Pierre Fortin », conclut M. Moreau.

La Note économique intitulée « Le salaire minimum à 15 $ accélérerait-il l'exode rural? », est signée par Mathieu Bédard et Alexandre Moreau, respectivement économiste et analyste en politiques publiques à l'IEDM. Cette publication est disponible sur notre site.

L'IEDM est un organisme de recherche et d'éducation indépendant, non partisan et sans but lucratif. Par ses études et ses conférences, l'IEDM alimente les débats sur les politiques publiques au Québec et partout au Canada en proposant des réformes créatrices de richesse et fondées sur des mécanismes de marché.

 

SOURCE Institut économique de Montréal

Renseignements : Demandes d'entrevues : Pascale Déry, conseillère principale, Communications, Département des interventions liées à l'actualité, IEDM / Tél. : 514-502-6757 / courriel : pdery@iedm.org

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