Résolutions du nouvel an: Soyez vigilant face aux promesses de l'industrie de
l'amaigrissement

MONTRÉAL, le 6 janv. /CNW Telbec/ - Le début de l'année est synonyme, pour plusieurs, de résolutions qui tournent souvent autour de la perte de poids. Dernièrement, le site de rencontres en ligne "beautifulpeople.com" a fortement encouragé, en quelque sorte, cette prise de résolution en excluant les membres de son réseau qui avaient pris du poids au cours des Fêtes. Ces derniers sont invités à réintégrer le site uniquement lorsqu'ils ont perdu leurs kilos en trop. Selon Émilie Dansereau-Trahan, chargée de projet à l'Association pour la santé publique du Québec (ASPQ), il s'agit d'un bel exemple de l'importance de la minceur dans nos sociétés. D'ailleurs, les images véhiculées dans les médias encouragent le recours à des produits, des services ou des moyens amaigrissants (PSMA) qui, pour leur part, font l'objet d'un marketing agressif en cette période de l'année.

Qui sont les utilisatrices de PSMA?

"Dans le but de dresser un portrait des utilisatrices de PSMA, l'ASPQ a effectué un sondage en 2009 auprès des Québécoises" mentionne madame Dansereau-Trahan. L'analyse des résultats obtenus révèle que 60% des femmes ont tenté de perdre du poids en 2008 et que 17% d'entre elles l'ont fait à l'aide d'un PSMA. Dans 72% des cas elles sont en couple et plus du trois quart d'entre elles ont au moins un enfant. Mentionnons également que plus de la moitié de ces femmes ont un emploi à temps plein et que le niveau de scolarité des utilisatrices n'est pas en lien avec l'usage de PSMA. Les régimes, programmes ou cliniques d'amaigrissement sont les moyens les plus utilisés par répondantes, suivis par les substituts de repas. De plus, 43% des utilisatrices soulignent avoir eu recours à d'autres méthode que les PSMA pour perdre du poids ou le maintenir. "Pour certaines, il peut s'agir de contrôler son alimentation ou de pratiquer une activité physique mais, pour d'autres, il est plutôt question de chirurgie esthétique" précise madame Dansereau-Trahan.

L'obsession de la minceur : un problème qui n'a pas d'âge !

Les répondantes au sondage étaient âgées de 18 à 65 ans, ce qui signifie que les utilisatrices de PSMA se retrouvent dans toutes les tranches d'âge. Lorsque l'on compare les données du sondage de 2008 à celles de 2003, on observe qu'il y a davantage de femmes âgées entre 55 et 65 ans qui disent avoir eu recours aux PSMA en 2008 (20,7% en 2008 vs 13,3% en 2003). "La norme actuelle du corps féminin valorise la minceur, associée à la beauté et au succès, ainsi qu'à la jeunesse. On peut supposer que le désir de rester jeunes encourage ces dernières à vouloir perdre du poids en recourant aux PSMA" mentionne Émilie Dansereau-Trahan. Il semble donc que la norme de minceur influence les femmes, et ce, peu importe leur groupe d'âge. De plus, 20,6% des utilisatrices de PSMA ayant répondu au sondage ont rapporté avoir commencé à être préoccupées par leur poids avant l'âge de 15 ans. "Cet aspect du sondage reflète que la préoccupation excessive à l'égard du poids est très présente dans notre société et affecte même les plus jeunes" ajoute-t-elle.

Internet et la perte de poids

D'autre part, la consultation d'Internet prend de l'importance en tant que source d'information sur les PSMA. En effet, entre 2003 et 2008, le nombre d'utilisatrices se servant d'Internet pour se renseigner au sujet des PSMA a plus que doublé, passant de 11,5% à 25,4%. "Le cas des baies d'Açaï, cet été, est une démonstration flagrante des ruses utilisées par l'industrie pour effectuer de la promotion sur Internet. Rappelons que les internautes étaient sollicités, entre autres sur Facebook via des blogues, pour acheter ce produit aux promesses de minceur irréalistes et dangereux pour la santé" rappelle Émilie Dansereau-Trahan. Il importe de mentionner que les législations actuelles au Canada ne peuvent garantir l'innocuité des produits retrouvés en vente libre sur Internet puisque ces produits peuvent provenir d'un peu partout dans le monde. À ce sujet, Santé Canada a émis des avis concernant les dangers de l'achat de produits en ligne.

Même des femmes de poids normal veulent maigrir

Selon ce sondage, 38% des femmes ayant eu recours aux PSMA, pour perdre ou contrôler leur poids, avaient un poids normal selon leur Indice de masse corporelle (IMC). Malgré cela, ces dernières souhaitaient perdre en moyenne 9 livres. Pourtant, tel que le mentionne l'organisme ÉquiLibre, groupe d'action sur le poids, "le modèle actuel de beauté véhiculé correspond à moins de 5% des femmes dans la population et, bien souvent, les images diffusées par l'industrie de la mode sont retouchées et ne reflètent donc pas la réalité" précise madame Dansereau-Trahan.

Résolution pour 2010

En ce début d'année, l'ASPQ souhaite mettre en garde les utilisatrices de PSMA contre ces méthodes de perte de poids promettant des résultats rapides. "Il importe davantage d'adopter graduellement de saines habitudes de vie et, parallèlement, d'accepter son corps puisqu'il existe différents formats corporels synonymes de santé", explique Émilie Dansereau-Trahan. Un mouvement positif semble en branle actuellement au Québec avec, notamment, l'adoption de la Charte pour une image corporelle saine et diversifiée par la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Madame Christine St-Pierre. Afin que cette initiative ne demeure pas lettre morte, l'ASPQ est disposée à offrir son support en offrant, par exemple, des formations et de l'information sur les dangers des produits, services et moyens amaigrissants, en tenant informée l'industrie des récentes données quant à l'usage de ces produits ainsi que leurs effets nocifs sur la santé physique et psychologique" informe madame Dansereau-Trahan.

Données statistiques

    
    Sondage réalisé quand : 25 novembre 2008 au 5 janvier 2009
    Combien de répondantes : 504 répondantes ayant utilisé des PSMA au cours
    des 12 derniers mois
    Groupe d'âge : 18-65 ans
    Marge d'erreur : 4,4 %
    

SOURCE Association pour la santé publique du Québec (ASPQ)

Renseignements : Renseignements: Marie-Claude Perreault, Agente des communications et de la coordination d'événements, Association pour la santé publique du Québec, (514) 528-5811 poste 226, Cellulaire: (514) 567-6565, mcperreault@aspq.org; Pour joindre Émilie Dansereau-Trahan: (514) 528-5811 poste 237, Cellulaire: (514) 799-7901, edansereau@aspq.org


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