Relancer la télévision canadienne

GATINEAU, QC, le 7 déc. /CNW Telbec/ - "Monsieur Harper, la réponse est oui!" C'est la réponse qu'offrira ce matin le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) à la question posée par le gouvernement conservateur sur la pertinence d'offrir une compensation financière aux télévisions généralistes pour la diffusion de leur signal. Au cours des prochains jours, le CRTC recevra les commentaires de plusieurs organisations concernées et par tous les citoyens intéressés avant de remettre un rapport au gouvernement Harper.

Pour le SCFP, il est temps de rééquilibrer le système entre les diffuseurs et les distributeurs de signaux d'une part et les télés généralistes et les chaînes spécialisées d'autre part. "Un retour du balancier est impératif, souligne Richard Labelle, vice-président télévision du Conseil provincial du secteur des communications. L'heure d'offrir aux télés généralistes, privées et publique, les moyens de remplir leur rôle a sonné. Ce sont elles qui assurent la visibilité de la réalité canadienne, de notre vie culturelle, produisent les émissions phares et informent nos concitoyens de ce qui se passe dans leurs communautés. Cependant, les gens ne sont pas dupes et voient bien la dégradation dans la qualité de la programmation et de l'information. Il faut redresser la barre."

La solution la plus efficace et la plus simple serait selon le SCFP d'accorder aux généralistes une valeur marchande pour la diffusion de leur chaîne, en réajustant, sans l'augmenter, la facture des consommateurs. Les télévisions spécialisées pourront adopter le changement de modèle puisqu'en 2008, selon Statistique Canada, elles ont recueillies 99% des bénéfices de la télévision privée au pays. En échange, les télévisions conventionnelles verraient leurs obligations en terme de programmation locale et d'information locale renforcées. "Une solution gagnante pour tout le monde", insiste Richard Labelle.

Télévision et Internet même combat

Pour le plus grand syndicat au pays, le fait que de plus en plus de personnes consomment leurs émissions où s'informent sur Internet n'est pas incompatible avec le soutien accru accordé aux grandes stations généralistes, au contraire. En effet, malgré la multiplication des sources d'information sur la toile, un récent rapport du groupe de recherche américain Project for excellence in Journalism dévoile que la plupart des internautes vont tout de même chercher leur information sur les sites des grands médias traditionnels. "Si Radio-Canada produit une émission de qualité, une dramatique ou une émission d'affaires publiques, elle sera présente à la télévision, mais aussi sur Internet. Affaiblir les télévisions généralistes, ou les laisser sombrer, c'est également affaiblir le présence et la visibilité de la culture canadienne sur la toile", explique Michel Bibeault, directeur adjoint du SCFP au Québec.

Payer pour ce qu'on veut

Le SCFP propose que les téléspectateurs aient un accès abordable à la télévision canadienne. "C'est le reflet de notre culture, c'est savoir ce qui ce passe dans nos villes, c'est l'accès aux nouvelles du monde d'un point de vue qui nous est propre, ça ne doit pas être réservé à une élite", défend Jean Chabot, président du CPSC. Ainsi, toute cette opération doit se conclure par un effet bénéfique sur la programmation et l'information, mais par un coût nul pour le consommateur.

De plus, cette organisation syndicale trouve inacceptable que les téléspectateurs soient otages des "bouquets" de postes proposés par les distributeurs. Le SCFP suggère un service de base restreint comportant les télévisions généralistes, et la possibilité de choisir les chaînes facultatives à la pièce. "On va payer pour ce qu'on souhaite regarder, et à un prix abordable, un point c'est tout. Les chaînes généralistes, Radio-Canada, Télé-Québec et les stations privées, pourront offrir une programmation originale de qualité, offriront de vrais services de nouvelles et le consommateur paiera ensuite selon ses goûts propres et ses intérêts", conclut Richard Labelle.

Comptant 7250 membres dans les communications au Québec, le SCFP est présent dans plusieurs autres secteurs, notamment la santé et les services sociaux, l'éducation, les transports urbain et aérien, les sociétés d'État et organismes publics québécois, l'énergie et les municipalités. Avec près de 105 000 membres, le SCFP est le plus important affilié de la FTQ.

Ce communiqué et d'autres infos sur le site scfp.qc.ca

SOURCE Syndicat canadien de la fonction publique (FTQ)

Renseignements : Renseignements: Alexandre Boulerice, Service de l'information SCFP, cell.: (514) 668-7148; SOURCE: SYNDICAT CANADIEN DE LA FONCTION PUBLIQUE (FTQ)

Profil de l'entreprise

Syndicat canadien de la fonction publique (FTQ)

Renseignements sur cet organisme


FORFAITS PERSONNALISÉS

Jetez un coup d’œil sur nos forfaits personnalisés ou créez le vôtre selon vos besoins de communication particuliers.

Commencez dès aujourd'hui .

ADHÉSION À CNW

Remplissez un formulaire d'adhésion à CNW ou communiquez avec nous au 1-877-269-7890.

RENSEIGNEZ-VOUS SUR LES SERVICES DE CNW

Demandez plus d'informations sur les produits et services de CNW ou communiquez avec nous au 1‑877-269-7890.