Régimes de retraite publics : 90 000 propriétaires de PME disent « non » à une hausse de taxes sur la masse salariale!

MONTRÉAL, le 16 juin 2016 /CNW/ - La FCEI a recueilli quelque 90 000 lettres-pétitions signées par ses membres propriétaires de petites et moyennes entreprises (PME) d'un océan à l'autre pour s'opposer au projet d'augmentation des cotisations au Régime de pensions du Canada (RPC)/Régime de rentes du Québec (RRQ) ou encore à la création du Régime de retraite de la province de l'Ontario (RRPO).

Ces lettres-pétitions ont également été transmises aux ministres des Finances en prévision de leur rencontre à Vancouver la semaine prochaine, pour leur demander de rejeter tout projet de hausse des cotisations au RPC/RRQ. Notons que pour modifier le RPC, le gouvernement fédéral a besoin de l'accord d'au moins deux tiers des provinces représentant au moins deux tiers de la population canadienne.

Une « fausse bonne » idée
« L'augmentation des cotisations au RPC/RRQ est une mauvaise idée à tous points de vue, affirme Martine Hébert, vice-présidente principale de la FCEI. Moins d'un travailleur sur cinq au Canada souhaite cotiser davantage au régime public de retraite et la plupart disent ne pas en avoir les moyens. Qui plus est, même s'ils en avaient les moyens, la vaste majorité des travailleurs canadiens choisiraient d'autres options d'épargne-retraite, comme les REER ou les CELI. Même son de cloche du côté des propriétaires d'entreprise qui n'ont pas les moyens d'absorber une augmentation de leurs cotisations sur la masse salariale ».

Un récent sondage de la FCEI révèle en effet que 71 % des propriétaires de PME s'opposent à une hausse obligatoire des cotisations au RPC/RRQ et que moins d'un Canadien sur cinq estime que c'est le meilleur instrument d'épargne-retraite pour eux.

Des impacts économiques pour les travailleurs et les employeurs
Si une hausse obligatoire des cotisations au RPC/RRQ venait à se concrétiser, 34 % des travailleurs canadiens estiment qu'elle réduirait leur capacité à payer des produits et des services essentiels (p. ex. nourriture ou loyer). De plus, deux tiers des propriétaires de PME sont d'avis que cela les pousserait à geler ou à réduire les salaires de leurs employés et 35 % pensent qu'ils seraient forcés de réduire leurs effectifs.    

« Au bout du compte, quand on sait que 60 % des Canadiens disent ne pas avoir les moyens de mettre davantage d'argent de côté, si les gouvernements prennent encore plus d'argent dans leurs poches, comment vont-ils s'en sortir? Pour un couple où les deux gagnent 50 000 $, augmenter les cotisations au RPC/RRQ de 1,9 %, comme plusieurs l'ont proposé, représenterait des coûts supplémentaires d'environ 1 800 $ par année. Même chose pour leurs employeurs qui devront débourser ces montants en plus sur leurs charges salariales. Ce n'est pas rien et cela aura évidemment des impacts sur l'économie », s'inquiète Mme Hébert.

De meilleures alternatives existent
La FCEI demande aux instances gouvernementales d'étudier d'autres options, mais volontaires, comme par exemple les régimes de pension agréés collectifs (RPAC) ou les Régimes volontaires d'épargne-retraite (RVER) au Québec. Offrir la possibilité d'accroître, sur une base volontaire, les cotisations au RPC/RRQ ou mettre en place des incitatifs pour encourager les gens à épargner sont aussi d'autres avenues à explorer. « Forcer l'épargne n'est définitivement pas une avenue à emprunter. Il demeurera toujours que, dans la réalité, pour épargner en vue de la retraite, il faut qu'il en reste suffisamment une fois qu'on a payé l'épicerie et nos impôts. Ainsi, le meilleur moyen d'encourager l'épargne-retraite, c'est de réduire les taxes et les impôts et non d'amputer encore davantage le chèque de paye des travailleurs », de conclure Mme Hébert.

À propos de la FCEI
La FCEI (Fédération canadienne de l'entreprise indépendante) est le plus grand regroupement de petites et moyennes entreprises du Canada, comptant 109 000 membres dans tous les secteurs et toutes les régions, dont 24 000 au Québec.

SOURCE Fédération canadienne de l'entreprise indépendante

Renseignements : Amélie Desrosiers, conseillère, Affaires publiques et relations médias, FCEI, Téléphone : 514 861-3234 poste 1824 | Cellulaire : 514 817-0228, amelie.desrosiers@fcei.ca

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