Réaménagement de l'autoroute Bonaventure: "Le projet de corridor Dalhousie:
118,7 M$ gaspillés. Une meilleure alternative: la mise en service immédiate
d'un train de banlieue entre la Gare centrale et La Prairie." - Louise Harel

MONTRÉAL, le 18 janv. /CNW Telbec/ - "Si le projet proposé par la Société du Havre (SHM) constitue, dans l'ensemble, un bon projet, la Société fait totalement fausse route quant au choix du corridor Dalhousie pour établir des voix réservées exclusives pour autobus", a déclaré la chef de l'Opposition officielle de la Ville de Montréal, Louise Harel, à l'occasion de la consultation publique sur le réaménagement de l'autoroute Bonaventure.

Accompagnée de Benoit Dorais, maire de l'arrondissement du Sud-Ouest, de Véronique Fournier, conseillère de ville du district de Saint-Henri - Petite-Bourgogne - Pointe-Saint-Charles et de David Hanna, président du comité sur l'urbanisme de Vision Montréal, madame Harel a présenté la position commune de l'Opposition officielle et de Vision Montréal sur ce projet prometteur pour la revitalisation et le développement de ce secteur de la ville.

"En attendant un système léger sur rail (SLR) sur le pont Victoria dont nous réclamons l'étude, la mise en service immédiate d'un train de banlieue Gare centrale - Saint-Hubert - Terminus Chevrier - La Prairie pour réduire l'embouteillage monstre des autobus est souhaitable et nécessaire", a ajouté monsieur Hanna. "Cette solution réduirait également l'achalandage autoroutier sur le pont Champlain", a poursuivi ce dernier.

Le corridor Dalhousie : des coûts trop élevés et inutiles

"Il est tout à fait inacceptable de dépenser inutilement 118,7 M$ de fonds publics pour une solution considérée comme temporaire, en attendant la construction du système léger sur rail (SLR) entre la Rive-Sud et le Centre-ville de Montréal", s'est indignée Louise Harel. "Alors que le coût de la phase 1 est maintenant établi à 141,7 M$ n'inclut pas les coûts associés au projet de corridor d'autobus sur la rue Dalhousie, le coût total s'élèvera alors à 260,4 M$, ce qui gonfle la facture de 189 % par rapport au coût initial du projet", a-t-elle poursuivi.

"D'autre part, le projet de construction du corridor Dalhousie ne fait que déplacer l'axe de transport sans hausser la capacité de transport en commun dans le corridor Pont Champlain - Bonaventure, comme le recommande le Plan de transport de la Ville de Montréal", de déplorer David Hanna. "Cela est d'autant plus inacceptable que les coûts de construction du corridor Dalhousie seraient 12 fois plus élevés que la moyenne des projets de voies réservées en site propre dans les villes américaines, selon une étude publiée par le Transportation Research Board en 2003", a-t-il indiqué.

Une mesure de mitigation : un train de banlieue rapidement opérationnel

Selon David Hanna, "Les voies du CN étant en parfait état et sous-utilisées, il ne faudrait que certains aménagements pour que le service provisoire fonctionne, notamment des quais d'embarquement avec stationnements, de la signalisation, des clôtures de protection, une voie ferrée de déviation au terminus Chevrier et un léger réaménagement du terminus existant à La Prairie". "Tout cela constitue un bien meilleur investissement et à beaucoup moindre coût que les 118 millions gaspillés pour aménager provisoirement un corridor d'autobus sur la rue Dalhousie", d'affirmer monsieur Hanna, en ajoutant que "cette voie est déjà utilisée par le train de New York".

    
    Une augmentation de l'achalandage véhiculaire et
    une menace au patrimoine et à la qualité de vie
    

Par ailleurs, le projet de la SHM occasionnera une hausse de l'achalandage automobile (voitures et autobus) sur les dix voies de circulation utilisées à pleine capacité.

"Pour être conséquent avec l'objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) que s'est fixé la Ville de Montréal, l'Administration Tremblay doit mettre tout son poids pour éviter la construction du corridor d'autobus sur la rue Dalhousie", a poursuivi Louise Harel. Rappelons que, l'automne dernier, dans son mémoire présenté à la Commission de l'Assemblée nationale sur les transports et l'environnement dans le cadre de la consultation pour doter le Québec d'une cible de réduction d'émissions de gaz à effet de serre (GES) à l'horizon 2020, la Ville de Montréal réitérait son engagement de réduction de 30 % des émissions de GES, par rapport au niveau de 1990, d'ici 2020.

"Par ailleurs, notons que le projet de corridor Dalhousie viendrait défigurer la façade de la New City Gaz construite en 1848 et mettre en péril la revalorisation de l'édifice Rodier en raison du passage de 1600 autobus par jour à proximité", a continué Véronique Fournier.

"Quant à la qualité de vie des résidants, l'achalandage des autobus compromettra la quiétude de ceux et celles qui y habitent, notamment les résidants de l'important complexe Lowney", a déclaré Benoit Dorais, tout en faisant remarquer que "cette partie du projet n'a rien pour attirer les familles à l'ouest du viaduc du CN, un quartier qui a grand besoin de revitalisation".

Des pistes de solution attrayantes

"L'avenir du quartier Bonaventure et la revitalisation des secteurs voisins, autant à l'est qu'à l'ouest, exige des alternatives simples qui ne prendront pas des années à mettre en place. Les voies réservées en site propre et le train de banlieue entre la Gare centrale et La Prairie en sont des exemples probants", a déclaré le maire de l'arrondissement du Sud-ouest, Benoit Dorais, en ajoutant : "La SDH doit faire preuve d'ouverture pour assurer le succès de son projet."

L'Opposition officielle réclame l'intégration des voies réservées pour autobus dans le projet de corridor routier Bonaventure, un train de banlieue provisoire dans l'axe Gare centrale - Saint-Hubert - Terminus Chevrier - La Prairie et, dans les meilleurs délais, un SLR sur le pont Victoria. "En vue de réduire significativement l'achalandage véhiculaire sur le réseau routier et de donner au transport collectif une place plus importante, nous soutenons la proposition d'établir deux voies exclusivement dédiées aux autobus, à même les huit projetées du boulevard urbain", a indiqué Louise Harel.

"Afin d'atteindre des objectifs d'augmentation de l'offre de transport en commun et de réduction des émissions de GES, la SHM, en collaboration avec la Ville de Montréal et ses partenaires, doit intégrer le transport collectif au boulevard urbain", a réitéré la chef de l'Opposition officielle. "L'implantation de voies réservées en site propre dans l'axe Bonaventure ainsi que la mise sur pied d'un train de banlieue auront l'avantage d'allouer les 118,7 M$ de fonds publics à des projets plus performants que le corridor Dalhousie, de réduire significativement l'achalandage véhiculaire sur le réseau routier et de favoriser la revitalisation urbaine et la mise en valeur patrimoniale dans ce secteur, à l'ouest du viaduc du CN", a-t-elle conclu.

SOURCE Ville de Montréal - Cabinet de la chef de l'Opposition officielle

Renseignements : Renseignements: Marie-Hélène d'Entremont, Attachée de presse, Cabinet de la chef de l'Opposition officielle, (514) 872-2934, Cell.: (514) 247-0446

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