Rapport du vérificateur général sur le programme des services de police des Premières Nations - Il faut s'attendre à des ultimatums

WENDAKE, QC, le 9 mai 2014 /CNW Telbec/ - Après la publication des conclusions du vérificateur général Michael Ferguson sur le programme fédéral des services de police des Premières Nations plus tôt cette semaine qui soulignent essentiellement le besoin urgent pour un meilleur accès, une transparence accrue, des bâtiments sécuritaires et des niveaux de services de police comparables, une préoccupation croissante émerge à propos de la stratégie du gouvernement fédéral de lancer des ultimatums aux Premières Nations afin qu'elles respectent « les normes attendues d'un service de police » sans quoi elle devront renoncer à leur financement. « Il est extrêmement troublant que le Canada émette une telle menace quand il s'agit de la sécurité de notre peuple et des ressources nécessaires pour fournir des services de police pour nos membres. Au Canada, ces services sont considérés essentiels. Pourquoi sont-ils considérés différemment lorsqu'il s'agit de nos communautés des Premières Nations?", a déclaré le chef de l'APNQL, Ghislain Picard.

Plus tôt cette semaine, le vérificateur général a présenté son rapport. Ses conclusions indiquent que le programme des services de police des Premières Nations est dysfonctionnel, en pire état que les services de police dans le reste du pays et qu'il n'existe pas de preuve de mauvaise gestion ou d'incompétence de la part des Premières Nations.

Dans de nombreux domaines, tels que l'éducation, les services policiers et la protection de l'enfance, l'approche du gouvernement fédéral fait gravement défaut et elle a été dénoncée à plusieurs reprises et continue d'être contestée par les Chefs des Premières Nations partout au Canada et au niveau international. « Je tiens à remercier le vérificateur général pour avoir fait la lumière sur un autre enjeu où persistent les iniquités et le traitement inégal des Premières Nations dans ce pays. Comment se fait-il qu'en 2014 nous devons toujours lutter pour l'équité dans un pays comme le Canada ? Le gouvernement fédéral nous met en position d'échec, » ajoute le Chef Ghislain Picard.

« En outre, cette démarche de la part du gouvernement du Canada confirme, de même qu'avec son projet de loi C-33, sa tentative de trouver un moyen de se libérer de toute responsabilité ou de toute imputabilité lorsqu'il s'agit des Premières Nations », a ajouté le Chef Picard. « Il s'agit de l'approche familière du Canada de fuir ses obligations les plus fondamentales en tentant de laisser les Premières Nations se débrouiller elles-mêmes. Pour un pays qui prétend assurer la sécurité et la protection de tous, ces résultats sont très inquiétants », a conclu le Chef de l'APNQL.

À propos de l'APNQL
L'Assemblée des Premières Nations du Québec et Labrador est l'organisation politique regroupant 43 chefs des Premières Nations du Québec et Labrador. www.apnql-afnql.com

 

SOURCE : Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador

Renseignements : Mélanie Vincent, (418) 580-4442, vincentmelaniemv@gmail.com


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