Rapport de l'IUGM sur l'approche adaptée pour la personne âgée en milieu
hospitalier - La médication des personnes âgées doit faire l'objet d'une plus
grande surveillance

MONTRÉAL, le 1er juin /CNW Telbec/ - Une équipe de chercheurs de l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal (IUGM) publiait récemment une vaste étude visant à recommander que de nouvelles pratiques soient mises en place dans les hôpitaux québécois afin de mieux traiter les personnes âgées. L'Ordre des pharmaciens tient à souligner l'excellence des recommandations formulées par les chercheurs de l'IUGM et souhaite que ces recommandations soient mises en place dans tous les hôpitaux québécois.

Le rapport (http://www.iugm.qc.ca/iugm/documentation/publications/rapports-en-ligne) rappelle avec justesse que 31,1 % des hospitalisations des personnes âgées fragiles sont reliées à un problème relié aux médicaments et de 11 % à 59 % de ces problèmes sont jugés évitables. "La polymédication chez les personnes âgées est fréquente et requiert une attention particulière. La grande vulnérabilité des personnes âgées les rend plus sensibles aux effets indésirables, aux interactions et à des erreurs de prise de médicaments. Sans une surveillance rigoureuse, les effets secondaires se multiplient et ces patients modifient ou abandonnent leur thérapie, c'est alors que le syndrome des portes tournantes à l'urgence débute", a souligné Diane Lamarre, présidente de l'Ordre des pharmaciens du Québec.

TROIS MESURES POUR ÉVITER LES EFFETS INDÉSIRABLES DES MÉDICAMENTS

Pour limiter ces impacts, l'Ordre des pharmaciens ajoute sa voix à celle des experts de l'IUGM et propose la mise en place de trois mesures :

    
    1- Prévoir la présence d'un pharmacien à l'urgence pour faire un bilan de
       la médication afin d'identifier, dès l'arrivée des patients âgés et
       ciblés à l'urgence, si le problème de santé est relié aux médicaments
       ou non. Déjà à cette étape, cette mesure permettrait de faire le
       ménage "du fameux sac brun" apporté à l'urgence et contenant tous les
       médicaments que prend la personne âgée. Actuellement, seuls le 1/3 des
       hôpitaux ont un ou des pharmaciens à l'urgence(1).
    2- Intégrer le pharmacien dans les équipes de soins dans les hôpitaux,
       mais surtout dans les équipes de première ligne. Comme le souligne le
       rapport, un pharmacien doit faire partie de ces équipes à la fois pour
       compléter l'expertise, mais surtout pour partager les responsabilités
       et éviter une surcharge pour les médecins précisément pour les cas
       complexes de polypharmacie.
    3- Implanter une révision de la médication à domicile dans les 30 à 60
       jours suivants le congé de la personne âgée polymédicamentée et jugée
       vulnérable. Cette mesure permettrait de décoder, de façon précoce, les
       effets secondaires des médicaments dont les personnes âgées ne parlent
       pas toujours, par gêne ou par méconnaissance. Elle permet aussi
       d'identifier des médicaments en vente libre, des produits de santé
       naturels pouvant interagir avec les médicaments ou l'état de santé. En
       réalisant un tel bilan, on évite que ces personnes arrêtent leur
       traitement puisqu'un pharmacien aura pu identifier les problèmes et
       les soumettre au médecin traitant, évitant ainsi la récurrence des
       visites aux urgences.
    

RECOMMANDATIONS AUX PROCHES DES PERSONNES ÂGÉES

Outre les mesures pouvant être implantées par le réseau de la santé, les proches des personnes âgées vivant à domicile peuvent également contribuer en surveillant deux points importants :

    
    1- Est-ce que la personne âgée se plaint de nouveaux malaises depuis le
       changement de ses médicaments ? Si oui, notez à quel moment de la
       journée, la nature du malaise, la date de début et communiquez avec
       son pharmacien. Il est possible que ces malaises soient des effets
       secondaires reliés aux médicaments. Parfois, un simple ajustement de
       la posologie permet de rétablir la situation. Autrement, le pharmacien
       pourra communiquer avec le médecin pour identifier une solution.
    2- Est-ce que la personne âgée a cessé de prendre certains médicaments?
       Si oui, informez le pharmacien. L'important est de comprendre
       pourquoi. Peut-être que l'heure de prise du médicament n'est pas
       adaptée à sa routine, la personne peut avoir de la difficulté à avaler
       un comprimé trop gros ou encore elle associe son médicament à un effet
       indésirable qui la rend inconfortable. Un ajustement doit être fait et
       son pharmacien peut identifier la solution en collaboration avec le
       médecin.
    

L'ORDRE DES PHARMACIENS DU QUÉBEC

L'Ordre des pharmaciens du Québec a pour mission de veiller à la protection du public en assurant la qualité des soins et des services pharmaceutiques offerts à la population et en faisant la promotion de l'usage approprié des médicaments au sein de la société. Il regroupe plus de 7700 pharmaciens qui exercent notamment dans 1700 pharmacies privées ainsi que dans les établissements publics de santé du Québec.

    
    ----------------------------
    (1) APES, Sondage sur la situation du pharmacien à l'urgence, été 2007.
    

SOURCE Ordre des pharmaciens du Québec

Renseignements : Renseignements: Julie Villeneuve, adjointe aux communications, (514) 284-9588, poste 310, Cell: (514) 808-5556, jvilleneuve@opq.org; Source: Ordre des pharmaciens du Québec

Profil de l'entreprise

Ordre des pharmaciens du Québec

Renseignements sur cet organisme


FORFAITS PERSONNALISÉS

Jetez un coup d’œil sur nos forfaits personnalisés ou créez le vôtre selon vos besoins de communication particuliers.

Commencez dès aujourd'hui .

ADHÉSION À CNW

Remplissez un formulaire d'adhésion à CNW ou communiquez avec nous au 1-877-269-7890.

RENSEIGNEZ-VOUS SUR LES SERVICES DE CNW

Demandez plus d'informations sur les produits et services de CNW ou communiquez avec nous au 1‑877-269-7890.