Projet Optilab - Le Parti Québécois dénonce l'omerta qui sévit dans le réseau de la santé

QUÉBEC, le 19 déc. 2016 /CNW Telbec/ - La porte-parole du Parti Québécois en matière de santé, d'accessibilité aux soins et de soutien à domicile, Diane Lamarre, le député de Verchères et porte‑parole responsable de la région de l'Outaouais, Stéphane Bergeron, ainsi que la porte‑parole pour le Conseil du trésor, Nicole Léger, dénoncent l'omerta qui sévit dans le réseau de la santé. Ils demandent de nouveau au ministre de la Santé, Gaétan Barrette, de mandater l'INESSS afin que les processus et les impacts du projet Optilab soient évalués. « Le réseau de la santé n'est pas un régime autoritaire où tous doivent obéir aveuglément. Les employés ont le droit de dénoncer le gaspillage ou les préjudices causés à la population », a affirmé Diane Lamarre.

« Alors que mon collègue de Saint-Jean, Dave Turcotte, dénonçait la saga entourant les laboratoires inutilisés à l'Hôpital du Haut-Richelieu, voilà que nous apprenons qu'un laboratoire flambant neuf ayant coûté 450 000 $ aux contribuables ne sert strictement à rien depuis six mois au Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais. C'est l'improvisation la plus totale depuis le début du dossier Optilab, et les citoyens de Gatineau en paient le prix », a dénoncé Stéphane Bergeron.

Diane Lamarre estime elle aussi qu'il s'agit, encore là, d'un exemple de l'improvisation du ministre Barrette dans sa réforme Optilab. « Le ministre refuse encore et toujours de dévoiler les impacts qu'aura sa réforme sur les délais d'analyse des prélèvements. Il refuse aussi de donner des garanties quant au transport des échantillons qui, dans certains cas, devront parcourir plusieurs centaines de kilomètres. On constate également qu'il improvise avec les fonds publics. Le ministre doit demander à l'INESSS de dresser un portrait clair des conséquences qu'aura le projet Optilab pour les patients et pour le réseau de la santé. Il n'a jamais déposé la moindre information sur ses présumées économies. Pour l'instant, il y a des frais de transport importants, des allers-retours d'échantillons non analysés, dont des biopsies, et des emplois perdus. Rien pour améliorer l'économie ou l'efficacité », a-t-elle déploré.

En ce qui concerne l'omerta qui sévit dans le réseau de la santé de l'Outaouais, le Parti Québécois a fait de la protection des sources journalistiques un de ses chevaux de bataille lors de l'étude du projet de loi 87, visant à protéger les lanceurs d'alerte. « J'ai interpellé à de nombreuses reprises le ministre Carlos Leitão afin que, d'une part, les divulgations publiques soient protégées contre les représailles, au même titre que celles effectuées dans l'organisme public ou au Protecteur du citoyen, et que, d'autre part, les actes répréhensibles visés incluent le gaspillage de fonds publics. Permettre la divulgation publique, c'est ouvrir une porte supplémentaire pour que la vérité éclate, même si, parfois, cette vérité dérange. Pourquoi le ministre n'a-t-il pas favorisé toutes les formes de divulgation, visé tous les actes répréhensibles, protégé tous les lanceurs d'alerte? Malheureusement, quelques jours après l'adoption du projet de loi 87, on en voit déjà les conséquences, alors que deux employés sont suspendus pour avoir dénoncé publiquement un gaspillage évident de fonds publics », a conclu Nicole Léger.

 

SOURCE Aile parlementaire du Parti Québécois

Renseignements : Valérie Chamula, Attachée de presse, Aile parlementaire du Parti Québécois, 418 643-2743


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