Projet de loi no 52 - Loi concernant les soins en fin de vie - L'OIIQ réclame l'accès aux soins à toute personne en fin de vie

WESTMOUNT, QC, le 8 oct. 2013 /CNW Telbec/ - « L'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) réaffirme le rôle essentiel que l'infirmière exerce auprès de la clientèle en soins de fin de vie et sa contribution unique à l'équipe interdisciplinaire. L'Ordre offre tout son soutien au gouvernement pour faire en sorte d'assurer des soins et des traitements optimaux aux personnes en fin de vie, pour soulager efficacement leur douleur et leurs symptômes, afin qu'elles puissent mourir, paisiblement et en toute dignité, dans le milieu de leur choix, accompagnées des personnes qui leur sont chères », a déclaré aujourd'hui Lucie Tremblay, présidente-directrice-générale de l'OIIQ, devant la Commission de la santé et des services sociaux sur le projet de loi n52 - Loi concernant les soins de fin de vie.

Dans le même esprit, l'OIIQ affirme dans son mémoire : (…) il importe que la personne en fin de vie, ainsi que sa famille ou ses proches, puissent avoir l'assurance que les services requis sont disponibles en tout temps, accessibles rapidement lorsque sa situation de santé se détériore, et qu'ils soient reliés entre eux pour lui garantir un filet de sécurité, et ceci, dans tous les milieux de soins. À cet égard, la situation des soins de fin de vie dans le contexte des soins à domicile et des centres d'hébergement et de soins de longue durée est préoccupante.

L'OIIQ appuie le projet de loi n52. Il formule une trentaine de recommandations au législateur dans une optique de clarification pour la population et les professionnels, le tout dans une perspective de protection du public. Parmi ces recommandations, l'OIIQ considère les suivantes comme essentielles :

Soins de fin de vie

  • Que l'on utilise systématiquement l'expression « sédation palliative continue » au lieu de sédation palliative « terminale », de façon à ce que les patients et leur famille ne craignent pas de recourir à d'autres formes de sédation ou ne confondent les soins palliatifs avec l'aide médicale à mourir ;
  • Que toute personne puisse recevoir des soins de fin de vie équivalents à ceux donnés dans les hôpitaux et ce, qu'elle souhaite demeurer à domicile ou qu'elle soit dans un centre d'hébergement et de soins de longue durée. Il importe aussi que le réseau de la santé puisse compter sur les ressources professionnelles, l'équipement et le soutien financier qui rendront possible l'offre de services promis dans ce projet de loi ;
  • Que l'OIIQ participe à l'élaboration des standards cliniques sur la sédation palliative continue et sur l'aide médicale à mourir et que les infirmières dans les établissements participent à l'élaboration des protocoles cliniques et à l'évaluation de la qualité de ces soins ;
  • Que les infirmières fassent partie de la Commission sur les soins de fin de vie ;
  • Que le futur projet de règlement sur les modalités de fonctionnement du registre des directives médicales anticipées prévoie que les infirmières puissent avoir accès, en tout temps, à ce registre, le consulter et y verser des directives médicales anticipées reçues de la clientèle.

Aide médicale à mourir

  • Que l'aide médicale à mourir demeure une solution d'exception en soins de fin de vie utilisée uniquement lorsque la personne est dans la phase terminale de sa maladie ;
  • Que l'accompagnement médical requis pour cette intervention signifie que le médecin est lui-même présent, de façon continue, au chevet du patient jusqu'à son décès.

Quant au Code de déontologie des infirmières et infirmiers, l'OIIQ est d'avis qu'il n'est pas nécessaire de le modifier. Toutefois, l'OIIQ recommande que le droit à l'objection de conscience accordé aux professionnels de la santé par le projet de loi vise uniquement la sédation palliative continue et l'aide médicale à mourir.

Puisque toute la population est directement concernée par ce projet de loi, il faut qu'elle soit informée, de façon éclairante, de la réelle portée de celui-ci, et qu'elle comprenne l'importance d'exprimer ses volontés relatives aux soins et de les communiquer de façon appropriée. Dans son essence, le projet de loi s'applique aux personnes en fin de vie et à leur famille, le message doit être clair : tout sera mis en œuvre pour leur offrir soutien et accompagnement tout au long du continuum de soins.

À propos de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec
L'OIIQ est un ordre professionnel régi par la Loi sur les infirmières et les infirmiers et par le Code des professions. Au 31 mars 2013, il comptait 72 365 membres et quelque 15 000 étudiants immatriculés. Sa principale mission est d'assurer la protection du public par la surveillance de l'exercice de la profession infirmière. L'OIIQ a également pour mandat de promouvoir une pratique infirmière de qualité et de contribuer au maintien des compétences des infirmières.

Mémoire disponible sur le Web
Le mémoire de l'OIIQ Projet de Loi no 52, Loi concernant les soins en fin de vie, est consultable sur le site Web de l'OIIQ à l'adresse suivante :
http://www.oiiq.org/publications/repertoire/memoire-soins-de-fin-de-vie

Mme Lucie Tremblay sera disponible pour répondre aux questions des journalistes après l'audition.

SOURCE : Ordre des infirmières et infirmiers du Québec

Renseignements :


Lise Provost, M. Sc., M. Éd.
Attachée de presse
Ordre des infirmières et infirmiers du Québec
514 935-2505, poste 225
514 895-1987 cellulaire


FORFAITS PERSONNALISÉS

Jetez un coup d’œil sur nos forfaits personnalisés ou créez le vôtre selon vos besoins de communication particuliers.

Commencez dès aujourd'hui .

ADHÉSION À CNW

Remplissez un formulaire d'adhésion à CNW ou communiquez avec nous au 1-877-269-7890.

RENSEIGNEZ-VOUS SUR LES SERVICES DE CNW

Demandez plus d'informations sur les produits et services de CNW ou communiquez avec nous au 1‑877-269-7890.