Projet de loi 99 sur la protection de la jeunesse : Préserver les racines culturelles, bien sûr, mais surtout sortir les gens de la pauvreté

MONTRÉAL, le 21 sept. 2016 /CNW Telbec/ - C'est à un véritable plaidoyer en faveur de la lutte contre la pauvreté endémique qui prévaut chez les Premières Nations que s'est livré la présidente de l'Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec (OTSTCFQ), Mme Guylaine Ouimette, T.S., lors de la présentation du mémoire de l'Ordre devant les membres de la commission de la santé et des services sociaux.

« Il y a un lien direct entre les conditions de vie des familles des Premières Nations et Inuits et les risques d'abus et de négligence auprès des enfants de ces communautés. L'abus et la négligence sont des problématiques sociales, non culturelles. Pour agir sur ces problématiques sociales, il faut réduire les inégalités sociales entre ces communautés et l'ensemble de la population du Québec. Sinon, comment pouvons-nous mettre uniquement sur les épaules des parents et des communautés le fardeau de la sécurité et de l'épanouissement de leurs jeunes alors qu'ils vivent dans des conditions inacceptables? »

Préserver l'identité et les racines culturelles des enfants des communautés autochtones
L'Ordre se réjouit de constater que le  projet de loi 99 enchâsse dans la Loi sur la protection de la jeunesse des principes visant à préserver l'identité et les racines culturelles des enfants des communautés autochtones, en favorisant le fait que l'enfant pour lequel un placement est nécessaire soit confié à une famille ou à un milieu de vie substitut, au sein de sa communauté. C'est également avec satisfaction que l'OTSTCFQ accueille la volonté du législateur de revoir le délai de dix jours pour la finalisation d'une entente provisoire, compte tenu des réalités géographiques et structurelles particulières de ces communautés.

L'exploitation sexuelle reconnue comme motif de compromission
Le projet de loi 99 propose que l'exploitation sexuelle soit désormais reconnue comme motif de compromission à l'intégrité physique et psychologique des jeunes, reflétant ainsi l'état des connaissances en ce qui concerne les abus sexuels.

Mme Ouimette fait toutefois une mise en garde : « Le concept d'exploitation sexuelle doit être précisé sans quoi il sera difficile de mettre en place et de mener des interventions concertées et efficaces. De plus, les experts insistent sur l'importance d'offrir aux victimes d'exploitation sexuelle des services à la fois variés et spécialisés afin d'intervenir sur les plans personnel, psychologique, social ou économique. À cet égard, nous rappelons l'importance d'offrir à ces jeunes des mesures d'aide qui dépassent le retrait et la protection, en misant également sur des services de soutien et d'accompagnement à long terme, ainsi que des mesures d'insertion sociale et de participation citoyenne ».

Compétence et conditions de pratique
L'OTSTCFQ soutient que l'intervention auprès des communautés des Premières nations ainsi que les problématiques d'exploitation sexuelle exigent des connaissances approfondies et des compétences spécifiques. « Mais la compétence ne sera pas suffisante », ajoute Guylaine Ouimette, « si les professionnels ne bénéficient pas de conditions de travail leur permettant de conduire les évaluations de manière rigoureuse, d'exercer leur jugement clinique et professionnel et d'offrir des services fondés sur les meilleures pratiques. Pourtant, nos membres nous confient régulièrement des situations où leur jugement professionnel et leurs interventions font face à des contraintes incompatibles avec leur code déontologie ». Cette affirmation de la présidente de l'OTSTCFQ a été validée, hier, par le directeur de la protection de la jeunesse du CISSS des Laurentides, M. Denis Baraby, qui a reconnu [subir] « une pression budgétaire énorme ».

Guylaine Ouimette a conclu sa présentation en lançant un message à la ministre déléguée à la Protection de la jeunesse, Mme Lucie Charlebois : « Vous devez rappeler aux administrateurs des établissements du réseau de la santé et des services sociaux du Québec qu'ils ont la responsabilité d'offrir des conditions de pratique optimales aux professionnels, notamment aux travailleurs sociaux, afin qu'ils puissent effectuer leur travail convenablement, sans pressions institutionnelles indues, tout en respectant leur code de déontologie. La protection du public en général et de la jeunesse en particulier en dépendent ».

Pour consulter le mémoire de l'OTSTCFQ, suivez ce lien : http://bit.ly/otstcfq-pl99

 

SOURCE ORDRE DES TRAVAILLEURS SOCIAUX ET DES THERAPEUTES CONJUGAUX ET FAMILIAUX DU QUEBEC

Bas de vignette : "Logo : Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec (Groupe CNW/ORDRE DES TRAVAILLEURS SOCIAUX ET DES THERAPEUTES CONJUGAUX ET FAMILIAUX DU QUEBEC)". Lien URL de l'image : http://photos.newswire.ca/images/download/20160921_C4559_PHOTO_FR_778716.jpg

Renseignements : Luc Trottier, Directeur des communications, 514 943-1435


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