Projet de loi 44 sur la lutte contre le tabagisme - Plusieurs gains pour la santé publique, mais des occasions ratées par le gouvernement

QUÉBEC, le 19 nov. 2015 /CNW Telbec/ - Le député de Rosemont et porte-parole du Parti Québécois en matière de services sociaux, de protection de la jeunesse, de soins à domicile et de prévention, Jean‑François Lisée, a souligné, hier, la fin de l'étude détaillée du projet de loi 44, Loi visant à renforcer la lutte contre le tabagisme.

« Cette loi est un ajout souhaitable à ce dont dispose le Québec pour faire reculer le tabagisme et ses effets nocifs. On sait qu'au Québec, une hospitalisation sur trois est due au tabagisme, et un consommateur de tabac sur deux va un jour mourir de ses conséquences. Le Québec avait pris un retard considérable par rapport à l'Australie, au Royaume-Uni, à la France et même à d'autres provinces. Il était donc important de rattraper ce retard. Nous avions aussi l'occasion de faire des pas supplémentaires en avant; malheureusement, notre bel élan a été freiné par la timidité excessive du gouvernement Couillard », a déclaré Jean-François Lisée.

Plusieurs gains grâce au travail du Parti Québécois
Le Parti Québécois a obtenu plusieurs bonifications au projet de loi 44. « D'abord, les cégeps, universités et hôpitaux auront un certain délai pour que leurs terrains deviennent graduellement des endroits sans fumée, et de l'accompagnement pour la cessation tabagique y sera offert. De la même façon, nous avons obtenu que les compagnies de tabac ne puissent plus fidéliser des dépanneurs pour faire en sorte de mousser la vente de produits du tabac. De plus, les fumeurs devront maintenant fournir une preuve d'identité avec photo, ce qui n'était pas le cas dans la proposition de la ministre. Nous avons aussi voulu protéger les détaillants et les tenanciers de bar : ceux-ci ne portent plus une responsabilité exagérée. Enfin, l'amende maximale pouvant désormais être imposée à un détaillant pour une première infraction a été réduite de moitié, passant de 125 000 $ à 62 500 $ », a illustré le porte-parole.

Des occasions manquées
Malheureusement, la trop grande timidité de la ministre et du gouvernement fera rater aux Québécois de belles occasions d'avancer dans la lutte contre le tabagisme. « Notre proposition pour l'imposition d'un moratoire sur tout nouveau produit du tabac a été rejetée, tout comme celle d'interdire les cigarettes "slims", qui attirent davantage les filles. Le gouvernement a aussi refusé de réglementer les cigarettes électroniques et leur contenu », a déploré Jean-François Lisée. Celui-ci a par ailleurs rappelé que les budgets de la santé publique ont été réduits du tiers dans les régions du Québec. « Aux États-Unis, à l'aide d'un système de permis, les compagnies de tabac financent les programmes de lutte contre le tabagisme. Nous avons proposé au gouvernement ce système d'autofinancement, mais il a refusé », a-t-il poursuivi.

Bref, la loi permet certaines belles avancées, mais elle ne fera sûrement pas du Québec un leader de la lutte contre le tabagisme. « Le gouvernement libéral a raté une belle occasion de donner aux Québécois une loi d'avant-garde qui soit vraiment à la hauteur des réels défis en cette matière », a conclu le député de Rosemont.

 

SOURCE Aile parlementaire du Parti Québécois

Renseignements : Antonine Yaccarini, Directrice adjointe aux relations avec les médias, Aile parlementaire du Parti Québécois, 418 643-2743


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