Prison pour femmes Leclerc - Le ministre Coiteux doit préciser quel est son plan après la transition

QUÉBEC, le 24 mai 2016 /CNW Telbec/ - La députée de Gouin et porte-parole de Québec solidaire, Françoise David, a été surprise d'apprendre en chambre de la bouche du ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, que le transfert des détenues de la prison Tanguay vers l'établissement Leclerc n'était qu'une solution transitoire.

« Les conditions de détention pour les femmes détenues à la prison Leclerc sont nettement inadéquates. Le ministre Coiteux l'a en quelque sorte confirmé  lorsque je lui ai posé la question en chambre. Il affirme maintenant que le transfert des détenues vers Leclerc n'est qu'une étape de transition. C'est une admission que ce chambardement n'aurait jamais dû avoir lieu. Nous attendons avec intérêt la solution permanente », a affirmé Françoise David qui presse le ministre Coiteux de rendre ses intentions publiques.

Il y a maintenant trois mois que les femmes détenues à la prison Tanguay ont été transférées à l'établissement Leclerc, une prison mixte, située à Laval.  L'établissement Tanguay a été fermé par Québec parce qu'il n'était plus adéquat.  Or, l'établissement Leclerc avait pourtant lui aussi été fermé pour désuétude en 2013 par le gouvernement fédéral.

« On est très loin ici d'un club Med à Leclerc! Non seulement l'établissement Leclerc, construit pour des détenus masculins, n'est  pas adapté pour des femmes, mais en plus le transfert a été fait dans la plus parfaite improvisation! Les femmes ont été privées de vêtements propres et de produits d'hygiène de base pendant des semaines.  Encore aujourd'hui on rapporte des problèmes d'eau brune, des toilettes inadéquates et que seulement deux douches sont disponibles pour  50 détenues. Les cellules sont insalubres et il y a même des problèmes de champignons et de moisissures qui rendent les femmes malades », s'est insurgée la députée solidaire qui juge que les modifications apportées jusqu'à maintenant ne répondent pas suffisamment aux besoins des détenues.

Les femmes incarcérées à l'établissement Leclerc rapportent aussi qu'elles doivent attendre plus de 72 heures avant de voir une infirmière.  Elles doivent parfois attendre un mois pour obtenir leurs médicaments et le soutien psychologique est insuffisant. Pourtant, la Charte des droits de la personne, la Loi sur le système correctionnel, mais aussi des décisions des tribunaux stipulent clairement que les détenus.es ont droit à la même qualité de soins de santé que la population générale.

« À Leclerc, il y a trop peu de programmes de réinsertion. Il faut donner aux femmes les ressources nécessaires pour qu'elles retrouvent une place dans la société. Elles ont été condamnées pour un délit, certes, mais elles doivent avoir une deuxième chance et obtenir le soutien de l'État pour faciliter leurs chances de réhabilitation. On en est trop loin à l'heure actuelle », conclut Françoise David.

 

SOURCE Aile parlementaire de Québec solidaire

Renseignements : Stéphanie Guévremont, Aile parlementaire Québec solidaire, 418 473-2579

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