Poursuite de 1,3 million $ contre la DPJ - La FFARIQ soutient les démarches du couple de la Mauricie

QUÉBEC, le 15 déc. 2016 /CNW Telbec/ - Au lendemain de la mise en lumière par certains médias des démarches judiciaires totalisant 1,3 million $ à l'égard de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ), la Fédération des familles d'accueil et ressources intermédiaires du Québec (FFARIQ) appuie les démarches de ce couple de la Mauricie, dont l'anonymat est requis par la Loi.

« Dans son jugement rendu le 26 janvier 2015, le juge de la Cour du Québec, Chambre de la jeunesse, a vivement critiqué la DPJ. Cette histoire horrible a occasionné des traumatismes financiers et psychologiques importants à plusieurs personnes, dont des enfants. À ce titre, nous croyons que les démarches du couple sont légitimes et nous continuons de les appuyer, car cette histoire d'horreur est symptomatique d'un problème beaucoup plus grand », exprime madame Geneviève Rioux, présidente de la FFARIQ.

Il s'agit d'une démonstration tangible du besoin criant d'amender le projet de loi n°99, Loi modifiant la Loi sur la protection de la Jeunesse (LPJ), présentement en révision. La FFARIQ agit auprès du gouvernement afin de permettre aux familles d'accueil d'être consultées et prises en compte lors d'enquêtes administratives et de procédures judiciaires, pour justement éviter ce genre de situations dévastatrices pour la stabilité des enfants.

« La ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie, Lucie Charlebois, nous demande souvent des exemples concrets pour illustrer nos demandes. Elle connaît ce cas qui ne peut être plus concret et désolant », ajoute Mme Rioux.

Malgré cela, la FFARIQ attend encore de voir les modifications demandées au projet de loi n°99, qui permettraient d'éviter ces drames familiaux. « Encore une fois, si la famille avait été consultée, les enfants n'auraient pas été déplacés. Aujourd'hui, nous sommes en face d'une famille brisée par l'application d'une loi inadéquate. Pour certains des enfants placés depuis leur naissance, cette famille est la seule qu'ils n'aient jamais connue. Imaginez les séquelles d'un enfant de deux ans, arraché à la mère du jour au lendemain », lance Geneviève Rioux.

En raison du souci d'anonymat requis par la Loi dans tout ce qui concerne les familles d'accueil, il est difficile pour la FFARIQ de mettre des visages sur les situations vécues. « La FFARIQ a eu à intervenir d'une manière ou d'une autre dans 12 cas, qui ne se sont pas rendus nécessairement devant les tribunaux, depuis les trois dernières années partout au Québec. Plus de quarante enfants en subissent les conséquences. Cela est sans compter les familles d'accueil qui nous ont demandé de ne pas intervenir par crainte de se retrouver dans des situations semblables », assure Geneviève Rioux. « La Loi actuelle joue un jeu très risqué avec la vie de nos enfants les plus vulnérables et peut avoir des conséquences déterminantes sur le reste de leur vie ».

Modification durable de la LPJ

Rappelons que lors des consultations particulières sur le projet de loi 99, la FFARIQ a déposé un mémoire et croit nécessaire d'apporter des modifications durables à la LPJ qui reflèteront mieux la réalité quotidienne de milliers d'enfants et de familles d'accueil. À l'heure actuelle, le projet de loi ne tient pas compte des préoccupations en lien avec la reconnaissance des familles d'accueil à titre de partenaires.

À cet effet, la FFARIQ demande que l'on introduise dans la LPJ les dispositions suivantes pour une famille d'accueil qui a pris soin d'un enfant pendant les six mois qui précèdent une audience devant le tribunal :

  • D'avoir le droit au même avis d'instance qu'une partie;
  • D'avoir le droit d'être présente à l'audience;
  • D'avoir le droit d'être représentée par un avocat;
  • D'avoir le droit de présenter ses observations devant le tribunal;
  • Que l'on modifie l'article 7 de la Loi afin de permettre que les familles d'accueil soient consultées avant qu'un enfant ne soit transféré d'un milieu de vie substitut à un autre.

À propos de la FFARIQ

La FFARIQ a vu le jour il y a plus de 40 ans. Elle se porte à la défense des droits et intérêts des ressources d'accueil à l'enfance, les supporte dans leur engagement auprès des jeunes, travaille à améliorer leurs conditions d'exercice et valorise le partenariat entre eux et les établissements.

Depuis 2009, la FFARIQ est devenue une association de ressources autorisée à négocier une entente collective, laquelle a été signée en août 2012. Sa mission première consiste donc à représenter les ressources d'accueil, assurer le respect de l'entente collective, former et informer les ressources, et promouvoir leur travail auprès des établissements et du grand public.

La valeur prioritaire et fondamentale de la FFARIQ est le bien-être accru des enfants placés dans des ressources d'accueil stables et engagées.

 

 

SOURCE FEDERATION DES FAMILLES D''ACCUEIL ET DES RESSOURCES INTERMEDIAIRES DU QUEBEC (FFARIQ)



Renseignements : Source : Geneviève Rioux, Présidente, Fédération des familles d'accueil et ressources intermédiaires du Québec; Renseignements : Brigitte Lemay, Conseillère principale, Relations publiques, Hill+Knowlton Stratégies, Téléphone : 418 425-0973, Cellulaire : 418 953-0223, Courriel : brigitte.lemay@hkstrategies.ca

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