Politique de gestion contractuelle : un écran de fumée pour détourner l'attention des vrais problèmes que vivent les Lavallois

LAVAL, QC, le 2 mai 2016 /CNW Telbec/ - Le chef de l'Opposition officielle, Jean-Claude Gobé, a réagi par conférence de presse au dépôt de la nouvelle politique de gestion contractuelle, qui sera présentée à la séance du Conseil municipal du mardi 3 mai.

En mars 2015, Jean-Claude Gobé avait réagi à l'octroi d'un contrat d'une valeur de près de 930 000 dollars à une entreprise étant accusée d'avoir fait partie d'un cartel collusionnaire et ayant fraudé les Lavallois pour plusieurs millions de dollars, Asphalte Desjardins; et dont l'un des copropriétaires est accusé de banditisme au détriment de Laval avec Gilles Vaillancourt. Alors que le maire de Laval, M. Marc Demers, affirmait qu'il était impossible d'empêcher l'octroi de contrats à une entreprise mise en accusation, le chef de l'Opposition officielle proposait quant à lui d'inclure une clause empêchant les personnes et les entreprises faisant face à des accusations et des poursuites, de soumissionner et de faire affaire avec la municipalité.

Une politique « écran de fumée »

Pour le chef de l'Opposition officielle, cette nouvelle politique de gestion contractuelle est un écran de fumée, « une manœuvre pour faire croire aux Lavallois que c'est grâce au maire Demers que les entreprises délinquantes participent au remboursement volontaire prévu par la loi 26 du gouvernement du Québec », a-t-il indiqué, ajoutant ensuite que « les entreprises fautives vont plutôt participer pour ne pas avoir à payer la pénalité de 20% des sommes dues; et pour se refaire une virginité au Québec ».

Les entreprises mises en accusation pourront toujours soumissionner

« Rien dans la nouvelle politique ne touche les entreprises comme Asphalte Desjardins, dont l'un des dirigeants est poursuivi - avec l'ancien maire Gilles Vaillancourt - pour des actes de collusion et de corruption », a déclaré Jean-Claude Gobé. En effet, pour le chef de l'Opposition officielle, en se concentrant uniquement sur les entreprises faisant objet de poursuites de la part de la Ville de Laval dans le cadre de la Loi 26, l'administration de Marc Demers fait abstraction des accusations criminelles faites à l'encontre d'entreprises comme Asphalte Desjardins, qui décroche toujours, avec cette politique, des contrats publics à Laval.

Rappel : 721 920$ dorment toujours dans des coffres gouvernementaux

« Je rappelle également que 721 920 dollars appartenant aux payeurs de taxes Lavallois et saisies dans le coffre du PRO des Lavallois par la sûreté du Québec dorment toujours dans les coffres du gouvernement du Québec », a déclaré Jean-Claude Gobé. Ce dernier évoque le stratagème d'imposition d'une ristourne de 2% sur les contrats municipaux au profit du défunt Parti PRO des Lavallois. En effet, en mars 2013, Pierre Lambert, ancien avocat du PRO et responsable de ce stratagème visant à collecter cette ristourne de 2%, avait remis un montant de 721 920$ aux enquêteurs de l'UPAC. Ce montant, avait-il dit, était la somme restante de l'argent détourné par le stratagème. Début janvier, le chef de l'Opposition avait invité le maire à récupérer ces sommes, ce qui n'a pas encore été fait. Le maire n'a rien fait.

Le chef de l'Opposition officielle ajoute qu'il est inacceptable que des acteurs de la collusion et de la corruption à Laval puissent toujours décrocher de généreux contrats municipaux; « le processus d'appel d'offres publics à Laval, même avec cette politique, reste et demeure une passoire pour les acteurs de la collusion et de la corruption. Marc Demers se camoufle derrière des annonces et ne s'attaque pas aux véritables problèmes ».

Quant à Aglaia Revelakis, Conseillère de Chomedey, cette dernière se prononcera contre la nouvelle politique demain soir au nom de l'Opposition officielle : « Dans son état actuel, je ne peux pas appuyer cette politique, on ne peut pas laisser des entreprises comme Asphalte Desjardins, qui est accusée au criminel, continuer de faire affaire avec la ville, c'est moralement inacceptable ».

« Les citoyens nous le disent et se plaignent : Ils veulent que l'administration s'attaque aux véritables problèmes comme la réfection urgente des routes, la baisse des taxes municipales, l'amélioration des services essentiels et nous demandent d'arrêter de dépenser des millions de dollars pour des fêtes et des projets non-essentiels comme la fontaine devant l'hôtel de ville. Il y a urgence, il faut qu'on cesse de détourner l'attention des vrais problèmes et agir! », a conclu Jean-Claude Gobé.

 

SOURCE Ville de Laval, cabinet de l'opposition officielle

Renseignements : François-Xavier Quintal, Responsable des communications, Cabinet de l'Opposition officielle à la Ville de Laval, 450-978-6888, poste 2342, fx.quintal@laval.ca

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