"Pendant que le ministre est parti se faire bronzer... Les travailleuses de
la santé sont devenues rouges de colère"

QUÉBEC, le 8 avr. /CNW Telbec/ - "Le ministre Yves Bolduc a profité du dernier blitz de négociation pour aller se faire bronzer dans le Sud pendant que nos déléguées syndicales sont devenues rouges de colère en prenant connaissance de la dernière proposition patronale. Les tentatives de récupération de nos conditions de travail vont tellement loin qu'on nous propose moins que les normes minimales du travail."

Telle est la réaction de la présidente de la Fédération de la santé du Québec (FSQ-CSQ), Mme Monique Bélanger, au dernier dépôt patronal dans le secteur de la santé alors que les déléguées de son instance de négociation sont présentement réunies à Québec pour faire le point sur la négociation.

"Malgré la période intensive de négociation, les offres patronales demeurent tout aussi inacceptables. Ce qu'on nous demande est absolument honteux et indigne d'un gouvernement qui prétend avoir un minimum de respect pour ses travailleuses et ses travailleurs", dénonce la présidente de la FSQ-CSQ, affiliée à la Centrale des syndicats du Québec.

Des solutions loufoques inspirées par la pensée magique

Mme Monique Bélanger soutient que les solutions de l'employeur pour régler le problème des heures supplémentaires sont totalement loufoques, et relèvent littéralement de la pensée magique.

"Alors que les travailleuses et les travailleurs n'en peuvent plus de multiplier les heures supplémentaires semaine après semaine, l'employeur propose de remédier à la situation tout simplement en étalant la semaine de travail sur trois mois avant de commencer à les payer. De cette façon, il réussirait techniquement à faire disparaître ou à réduire considérablement les heures supplémentaires dans le réseau de la santé même si les travailleuses et les travailleurs continueraient à faire des heures de travail aussi nombreuses. Le personnel serait tout aussi épuisé, mais l'employeur pourrait se vanter d'avoir réussi à diminuer considérablement les heures supplémentaires. C'est la nouvelle façon qu'a trouvée l'employeur de faire disparaître les problèmes sans les régler pour autant", ironise Mme Bélanger.

Inacceptable et ridicule

La présidente de la FSQ-CSQ ajoute que c'est avec la même logique que l'employeur propose d'abolir la règle qui veut qu'un employé doive bénéficier d'au moins 16 heures de repos entre deux quarts de travail, sinon les heures effectuées doivent être considérées comme étant des heures supplémentaires.

"Ces demandes patronales sont inacceptables et ridicules. Elles démontrent bien que la préoccupation réelle de l'employeur n'est pas de trouver des solutions pour soulager les travailleuses et les travailleurs en améliorant leurs conditions de travail, mais uniquement de soulager les coffres de l'État sur le dos du personnel, sans aucun égard pour sa santé", rapporte Mme Monique Bélanger.

Des conditions idéales pour des primes au rendement pour les cadres

Mme Bélanger est d'autant plus choquée qu'elle se demande si cette façon odieuse de faire disparaître les heures supplémentaires n'aura pas pour effet de permettre aux cadres de bonifier leurs primes au rendement.

"C'est à se demander si l'employeur n'est pas en train de mettre en place les conditions idéales pour justifier le versement de généreuses primes au rendement pour des cadres qui auront réussi à réduire les heures supplémentaires, pendant que les employés n'auront droit qu'à des primes à l'épuisement. En effet, les seules primes que l'on propose d'offrir aux travailleuses et aux travailleurs sont directement liées à leur disponibilité et ne visent que certaines catégories de personnel", explique Mme Bélanger.

"Les primes de nuit ne sont offertes qu'aux travailleuses et travailleurs comptant peu d'années d'ancienneté. Même chose pour celles et ceux qui travaillent à l'urgence où seules les infirmières auront accès à des primes alors que les infirmières auxiliaires et les inhalothérapeutes n'y auront pas droit. Pourtant, nous traitons le même patient et travaillons dans les mêmes conditions. C'est donc profondément injuste et inéquitable", fait valoir la présidente de la FSQ-CSQ.

La règle du deux poids deux mesures

Mme Bélanger mentionne que c'est également avec la même règle du deux poids deux mesures que l'employeur se propose de verser des primes aux infirmières œuvrant aux soins critiques.

"Seules les infirmières à l'emploi des grands centres y auraient droit. Pourtant, le travail est le même dans tous les établissements et nécessite le même professionnalisme. Cette façon de faire défavorise le personnel qui travaille dans les régions, ce qui risque d'inciter plusieurs à quitter leur emploi pour se diriger dans les grands centres. C'est ce qu'on appelle régler un problème à un endroit en en créant un autre ailleurs", résume Mme Bélanger.

Profils de la CSQ et de la FSQ-CSQ

La CSQ représente près de 180 000 membres, dont plus de 100 000 dans le secteur public. La FSQ-CSQ représente près de 7 000 infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et puéricultrices travaillant dans des établissements de tous les secteurs de la santé : CHSLD, CH, CLSC, centres de réadaptation, dispensaires, régies régionales, établissements privés conventionnés et Héma-Québec.

SOURCE CSQ

Renseignements : Renseignements: Claude Girard, Agent d'information CSQ, cell.: (514) 237-4432


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