Nos campus sont-ils plus sûrs depuis les tragédies de Dawson et de
Polytechnique? Sélection a enquêté

MONTRÉAL, le 22 sept. /CNW Telbec/ - Universités et collèges sont loin d'être des havres de paix. Au risque d'événements tragiques, comme les fusillades, s'ajoutent d'autres problèmes plus fréquents : vols, agressions sexuelles, consommation d'alcool, détresse psychologique. D'où l'idée de cette enquête sur les dangers que courent les étudiants sur les campus, qui fait l'objet d'un dossier spécial dans le numéro d'octobre de Sélection.

Conscientes que la sécurité joue un rôle clef dans le choix d'un campus, les universités québécoises vantent leurs mesures de sécurité sur leur site, mais aucune, à l'exception de McGill, n'affiche en ligne ses statistiques sur la criminalité in muro. Certains, établissements, comme l'Université du Québec à Montréal (UQAM), ont carrément refusé de participer à notre enquête. En revanche, les universités Laval, McGill, de Montréal, de Sherbrooke ainsi que l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) ont fourni leurs chiffres qui, comme partout ailleurs, démontrent une récurrence de la délinquance sur les campus. De toutes les universités qui ont participé à notre enquête, celle de Sherbrooke est manifestement la plus calme. Le tableau en page 45 donne un aperçu du nombre de crimes graves commis sur nos campus.

Lors d'une étude nationale sur les abus sexuels à l'université ou au collège, 28 % des étudiantes ont rapporté avoir été agressées sexuellement dans les 12 derniers mois. Le problème serait endémique selon Walter DeKeseredy, professeur de criminologie à l'Institut universitaire de technologie de l'Ontario, à Oshawa... et les directions des établissements universitaires semblent plutôt réticentes à en parler. Aux abus sexuels s'ajoutent la consommation d'alcool et de drogues et des problèmes de santé mentale. Une enquête de l'Institut de recherche en santé du Canada révèle que 26,1 % des étudiants québécois de 1er cycle universitaire ont signalé une importante détresse psychologique en 2004. Isolement, précarité, cyberdépendance, jeu compulsif, alcool, drogues et violence expliquent en partie l'augmentation de la détresse étudiante. "La compétition freine les rapports sociaux et augmente les syndromes dépressifs", ajoute Violaine Gagnon, fondatrice et directrice du Centre d'écoute et de référence de l'UQAM.

Cela dit, les universités ne restent pas inactives devant les dangers que courent leurs étudiants. L'Université Concordia a innové avec un système de SMS qui permet d'envoyer et de recevoir des SOS ciblés au moyen d'un téléphone cellulaire - une initiative que compte reprendre l'UQAM. L'Université Laval à procédé à l'implantation de caméras et de téléphones rouges reliés directement à son bureau de service de sécurité, nuit et jour. Elle a aussi créé le Service d'ordre étudiant (SOE), un groupe composé exclusivement d'étudiants qui assure la sécurité des activités avec consommation d'alcool sur le campus. Les membres du SOE favorisent la communication pour régler les conflits avec les étudiants en état d'ébriété. L'initiative est si positive que l'Université de Montréal compte s'en inspirer. Malgré l'individualisme et l'esprit de compétition qui règnent aujourd'hui sur les campus, il n'en demeure pas moins que la solidarité étudiante reste une formidable ressource de première ligne.

Pour accéder à l'article complet Plus sûrs nos campus ? de la journaliste Odile Jouanneau, allez à www.selection.ca/campus

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SOURCE Sélection du Reader's Digest (Canada) SRI

Renseignements : Renseignements: et entrevues: Claire Cayer, Relations médias, (450) 661-7124, claire.cayer@sympatico.ca

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