Neuf villes canadiennes peuvent accueillir une franchise de la Ligue nationale de hockey

OTTAWA, le 9 févr. 2012 /CNW/ - Les conditions minimales sont réunies pour permettre aux marchés de Québec et de Hamilton d'accueillir une franchise de la Ligue nationale de hockey (LNH) - ce qui fait passer à neuf le nombre de villes canadiennes qui ont ou peuvent avoir leur équipe de la LNH -, d'après la douzième analyse du marché du sport professionnel réalisée par Le Conference Board du Canada.

« Les prochaines célébrations de la Journée du hockey au Canada pourraient inclure jusqu'à quatre face-à-face entièrement canadiens si une huitième ou même une neuvième ville faisait l'acquisition d'une franchise de la LNH, note Mario Lefebvre, directeur du Centre des études municipales. Mais le nombre de franchises canadiennes dans la LNH ne devrait pas dépasser neuf. »

« Cela dit, Winnipeg, Hamilton et Québec disposent, il est vrai, d'une bien moindre marge d'erreur que d'autres villes plus grandes au Canada ou aux États-Unis. Des franchises dans ces villes réussiront tant qu'elles pourront compter sur des propriétaires engagés qui investissent à long terme, et gèrent leurs affaires et leurs marchés avec soin, et aussi longtemps que le dollar canadien demeure une devise forte. »

Cette note d'information, How Many NHL Franchises Could Canada Sustain? (http://www.conferenceboard.ca/reports/briefings/bigLeagues/briefing-12.aspx), est la douzième de la série Jouer dans les ligues majeures (http://www.conferenceboard.ca/reports/briefings/bigLeagues/briefing-1.aspx) du Conference Board. On y évalue les perspectives de la LNH dans les villes canadiennes à partir de facteurs liés à la ligue et aux franchises elles-mêmes, et des quatre piliers du marché contre lesquels s'appuient les équipes sportives professionnelles qui réussissent, décrits dans des notes d'information précédentes de la même série.

  1. La taille démographique : Les six franchises canadiennes de la LNH actives avant la saison 2011-2012 avaient une population de plus d'un million de personnes dans leur région métropolitaine de recensement (RMR) respective. Le retour des Jets à Winnipeg a introduit une franchise dans une RMR d'environ 750 000 personnes, ce que le Conference Board considère comme le seuil minimal pour assurer la viabilité d'une équipe de la LNH. Cette exigence démographique fait de Hamilton et de Québec les seuls autres marchés susceptibles d'être greffés à la LNH, du moins selon ce pilier-ci.
  2. Les niveaux de revenu : L'importance de ce pilier s'est accrue en raison de la hausse rapide des prix des billets des événements sportifs professionnels. Au chapitre du revenu par habitant, Winnipeg est arrivée au 14e rang des 27 plus grandes RMR du Canada en 2010, alors que Québec était au 10e rang et Hamilton au 18e. Si ces trois marchés sont loin d'être les plus prospères au pays, le revenu par habitant de Hamilton surpassait celui de Montréal. De plus, Winnipeg et Québec devançaient à la fois Vancouver et Montréal à ce chapitre.
  3. La présence de sociétés - En 2009, Québec comptait 17 des 800 plus grandes sociétés canadiennes sur son territoire, et Hamilton n'en avait que 10. Cependant, ces chiffres sont similaires à ceux relatifs à la présence de sociétés à Winnipeg (30 sièges sociaux), à Edmonton (26) et à Ottawa (19). Le Conference Board conclut que le fait d'avoir peu de sièges sociaux ne disqualifie pas nécessairement Québec ou Hamilton en tant que marchés potentiels - surtout si des sociétés géantes de villes environnantes (Montréal dans le cas de Québec et Toronto dans celui de Hamilton) s'engagent financièrement dans le soutien d'une éventuelle franchise.
  4. Des chances égales - Les chances n'ont jamais paru aussi égales pour les franchises canadiennes jouant au sein de ligues sportives professionnelles nord-américaines. Le dollar canadien est plus ou moins à parité avec le billet vert, et le Conference Board s'attend au maintien de cette parité relative dans un avenir prévisible. Les gouvernements fédéral et provinciaux ont abaissé les taux d'imposition ces dernières années, réduisant ainsi l'écart fiscal avec les États-Unis - une bonne nouvelle pour les franchises canadiennes.

Des facteurs propres à la ligue peuvent aussi déterminer la viabilité d'une franchise. Des marchés plus petits comme ceux de Winnipeg, de Québec et de Hamilton souffrent plus particulièrement de la capacité de villes plus grandes de dépenser plus pour le recrutement de joueurs. Toutefois, la LNH est un circuit bien plus accueillant pour les marchés moins gros depuis l'imposition d'un plafond salarial en 2005.

À l'échelle de la franchise, l'existence d'installations sportives modernes est une variable clé. Québec a son plan d'affaires pour la construction d'un amphithéâtre à un coût estimé à 400 millions de dollars. Hamilton a déjà le Colisée Copps, en mesure d'accueillir une franchise de la LNH à l'origine, mais nécessitant maintenant une rénovation et une modernisation énergiques pour le rendre conforme aux normes en constante évolution des arénas de hockey professionnel.

Aussi le Conference Board arrive-t-il à la conclusion que les villes de Hamilton et de Québec sont, à l'heure actuelle, les seuls deux autres marchés susceptibles d'accueillir une équipe de la LNH au Canada. La perspective d'une seconde équipe dans les plus grandes villes canadiennes est envisagée par divers commentateurs du secteur des sports, mais, d'après le Conference Board, la venue d'une seconde franchise n'est pas réaliste dans quelque ville que ce soit - Vancouver, Montréal ou Toronto. Le risque d'une saturation du marché, tant du côté des amateurs que de celui des sociétés commanditaires, auquel s'ajoutent des problèmes territoriaux touchant les équipes existantes, poserait un obstacle difficile à surmonter pour une seconde équipe dans ces villes. Soulignons aussi que toute franchise proposée à Hamilton devra répondre aux revendications territoriales des équipes environnantes de la LNH, à Toronto et à Buffalo.

Dans son prochain rapport de la série Jouer dans les ligues majeures, le Conference Board mettra à profit la solide base analytique qu'il a édifiée sur ce thème au cours de la dernière année pour dresser le portrait de ce que pourrait être le sport professionnel canadien en 2030.

SOURCE LE CONFERENCE BOARD DU CANADA

Renseignements :

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