Négociation de la fonction publique au SPGQ - Dépôt patronal insuffisant et poursuite de la grève

QUÉBEC, le 9 févr. 2016 /CNW Telbec/ - Réunis en conseil syndical à Québec les 28 et 29 janvier, les représentant(e)s de la fonction publique du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) ont jugé nettement insuffisant le dépôt patronal du 27 janvier dernier, qualifiant l'attitude de l'employeur d'irrespectueuse. Conséquemment, le SPGQ entend poursuivre sa grève à durée indéterminée dont les effets se font lourdement sentir dans certains ministères et organismes où travaillent ses quelque 17 000 membres.

« Si le gouvernement fait le choix de consentir des augmentations salariales de 87 % en 10 ans aux médecins ou de dilapider des fortunes en sous-traitance abusive, c'est parfaitement condamnable et cela mérite d'être dénoncé. Cependant, s'il persiste à ignorer l'importance de ses experts qui, notamment, veillent à la qualité de l'eau, de l'air, de la terre, des aliments, des travaux publics, des finances publiques, de la sécurité et des routes, il va se buter à un groupe déterminé qui ne fléchira pas », dénonce Richard Perron, président du SPGQ. 

Produisant des effets peu visibles pour le public, la grève du SPGQ de soir, de nuit et de fin de semaine n'en demeure pas moins très dérangeante pour le gouvernement. En effet, tous les ministères et organismes, ainsi que de nombreux ministres, dépendent du personnel professionnel dont les tâches sont fréquemment réalisées les soirs et les fins de semaine. Parmi les séquelles engendrées par la grève, le SPGQ observe un ralentissement généralisé de nombreux projets et activités en raison de la grève hors des heures régulières. Ainsi, plusieurs ministères et organismes sont aux prises avec l'arrêt, le retard ou le report, notamment, dans des livraisons informatiques et des systèmes de production permettant l'émission de différents relevés.

« En informatique, il s'avère actuellement impossible ou difficile de déployer des correctifs sur les serveurs, les postes de travail, les équipements de stockage et de réseautique. Des problèmes informatiques urgents sont à résoudre, forçant ainsi les gestionnaires à prendre la décision d'arrêter certains services d'ici à ce que les correctifs puissent être apportés. On le voit, notre grève génère plusieurs complications organisationnelles pour l'employeur. Nous voulons négocier de bonne foi, mais il faut être deux pour danser le tango et nous ne sommes pas en panne d'idées pour intensifier la pression », rappelle M. Perron.

En outre, la grève de soir et de fin de semaine restreint ou empêche les déplacements du personnel professionnel. Par exemple, des missions à l'étranger et des déplacements en région sont annulés, ce qui paralyse ou nuit à différentes activités gouvernementales. Les cadres et parfois des membres de cabinets ministériels doivent se substituer aux professionnels pour accomplir leurs tâches, sans maîtriser adéquatement les aspects spécifiques des contenus. 

« Afin de minimiser les impacts de cette négociation sur le public, le SPGQ veille à maintenir des services essentiels dont les critères sont liés, notamment, à la santé, à l'ordre et à la sécurité publique. Cependant, nous sommes consternés par l'attitude de l'employeur qui tente par différents moyens de contourner les règles du Code du travail en réclamant des dérogations à l'entente sur les services essentiels, et ce, pour des motifs tous plus futiles les uns que les autres », conclut le président du SPGQ.

La négociation pour le maintient des services essentiels a permis au SPGQ de constater, dans certains secteurs, que la santé et la sécurité de la population sont en jeu. Et ce, en raison du peu de personnel disponible pour assurer des services pourtant considérés comme essentiels en période de grève. Pour plusieurs de ces services, l'employeur ne peut désigner qu'une seule personne apte à les assurer.

Pour l'instant, aucune entente de principe n'est intervenue pour renouveler la convention collective de l'unité fonction publique du SPGQ. L'entente de principe conclue entre le Front commun et le Conseil du trésor ne concerne pas directement le personnel professionnel du SPGQ. Le 12 novembre, les membres du SPGQ ont entériné un mandat de grève historique à la suite d'une tournée de vote tenue du 13 octobre au 9 novembre à travers le Québec. Le taux de participation des membres a été de 69 % -- du jamais vu depuis 30 ans au SPGQ -- et le vote pour la grève a recueilli une adhésion de 75,8 %. La grève à durée indéterminée du SPGQ a débuté le 5 janvier 2016; elle succède à un premier mandat de grève tenu du 27 novembre au 22 décembre 2015.

À propos du SPGQ
Le SPGQ est le plus grand syndicat de personnel professionnel du Québec. Créé en 1968, il représente environ 24 000 experts, dont près de 17 000 dans la fonction publique, 4 500 à Revenu Québec et 2 500 en santé, en enseignement supérieur et dans les sociétés d'État.

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Web : www.spgq.qc.ca 
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SOURCE Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ)

Renseignements : Philippe Desjardins, Conseiller à l'information, Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec, 581 995-0762 | pdesjardins@spgq.qc.ca


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