Négociation à coups de mises en demeure à la résidence pour aînés « Les Cotonniers »

SALABERRY-DE-VALLEYFIELD, QC, le 12 juill. 2016 /CNW Telbec/ - Alors que les travailleuses et les travailleurs sont en grève illimitée depuis plus de trois semaines, les négociations sont au point mort à la résidence Les Cotonniers. L'employeur multiplie les manœuvres pour envenimer les relations de travail. Ce dernier frôle l'intimidation en faisant parvenir des mises en demeure aux représentants syndicaux. La direction s'en est prise physiquement à une travailleuse et en traite une autre de voleuse.

« C'est ridicule, M. Jean-Luc Tobelaim, le propriétaire m'a fait parvenir, de même qu'à la présidente du syndicat local, une mise en demeure qui demande de respecter les services essentiels », affirme Francine Varennes, conseillère syndicale au Syndicat des employées et employés de service (FTQ). « C'est la volonté du syndicat de faire respecter les services essentiels. D'ailleurs nous avons une entente négociée avec l'employeur concernant les services à maintenir et ils sont maintenus par le personnel syndiqué ».

« L'employeur ne semble pas savoir ce que sont les services essentiels. Plutôt que d'y aller de mises en demeure infondées, démontrant le type de relations de travail qui prévaut à la résidence Les Cotonniers, il aurait dû s'adresser au Tribunal administratif du Travail. Les dispositions sont claires dans la loi. De plus, loin de se soucier du bien-être des résidents, la direction envoyait les nouvelles travailleuses faire leur 43 minutes de grève dans un restaurant du coin : ce qui est contraire à la disponibilité requise à la sécurité des résidents en cas d'urgence ou d'incident. Le personnel selon l'entente des services essentiels doit être disponible sur les lieux de travail s'il a à intervenir », poursuit Mme Varennes.

Mépris et bousculade

La directrice des lieux, Mme Marie-Laurence Cachat, non seulement insiste fermement pour que 100% du travail soit fait alors que la loi prévoit que c'est 90 % des tâches qui sont faites en cas de grève dans une résidence, mais se permet de bousculer une travailleuse qui réclamait son salaire dûment gagné.

Une travailleuse a réclamé un chèque pour sa paie de vacances de 244 $. La directrice, Mme Marie-Laurence Cachat lui a refusé, répondant avec mépris d'aller demander des « 5 $ » à son syndicat. La jeune travailleuse, ébranlée après ce refus injustifié, a fait savoir son mécontentement à la directrice. La directrice a alors crié et poussé physiquement à l'extérieur la travailleuse impliquée et l'a congédiée sur-le-champ.

« La police, lorsque arrivée sur les lieux, a demandé à tout le monde de se calmer. La directrice a alors laissé tomber le congédiement de la travailleuse. Finalement, pour doubler ses torts d'un affront, madame Cachat a suspendu la travailleuse et la présidente syndicale pour six semaines et accuse le syndicat pour la suspension de la travailleuse », explique Mme Varennes.

Où est la bonne foi de l'employeur ?

« L'employeur a fait une offre salariale initiale sous l'inflation, soit tournant autour de 1 % ou 1,5 % par année, alors que la demande syndicale est la même dans plus d'une quarantaine de résidences au Québec ; il faut atteindre 15 $ de l'heure. À titre d'exemple, à la buanderie, les aides alimentaires et l'entretien ménager étaient sous le salaire minimum lors de l'augmentation du 1er mai dernier », explique Mme Varenne du SQEES-FTQ.

« En juin, lors d'une séance de conciliation, après une contre-proposition syndicale qui révisait ses demandes, l'employeur a fait une contre-proposition qui est exactement la même que l'offre initiale. L'employeur n'a pas hésité à ridiculiser les demandes salariales votées en assemblée générale par les membres. Il m'a affirmé sans détour que tant que Richard Belhumeur (président du SQEES-FTQ) veut 15 $ de l'heure, il refusait de négocier. Mais où est la bonne foi de l'employeur ? » se demande Mme Varennes. « D'autant que le propriétaire de la résidence, M. Jean-Luc Tobelaim s'est vanté en privé que la résidence faisait de bons bénéfices. » 

« L'employeur ne semble pas comprendre la démocratie qui anime le monde syndical, ajoute M. Richard Belhumeur, président du SQEES-FTQ. La revendication de 15 $ de l'heure n'est pas la mienne, mais celle votée lors d'une assemblée générale des travailleuses et des travailleurs des Cotonniers. Aussi bien dire que tant que les travailleuses demandent à améliorer leur sort pour vivre dignement, il refuse de négocier.»

Les travailleuses et les travailleurs ne tolèrent pas le manque de respect

« De la façon dont l'employeur traite le personnel, vous pouvez compter sur les travailleuses et les travailleurs pour vous assurer que les résidents ne connaissent pas le même sort. On peut s'interroger sur le respect que porte un propriétaire à ses résidents quand il en manque autant pour ses employés », conclut le président du SQEES-FTQ, Richard Belhumeur.

Le SQEES-FTQ représente 25 000 membres partout au Québec, majoritairement dans le secteur de la Santé et des Services sociaux. Il est le plus grand syndicat dans le secteur des résidences privées pour personnes âgées. Il est affilié à la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec, la plus grande centrale syndicale québécoise, avec plus de 600 000 membres.

 

SOURCE Syndicat québécois des employées et employés de service

Renseignements : Benoit Hamilton, Conseiller aux communications, SQEES-FTQ, 514-347-9836


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