Mois du cancer colorectal : le dépistage organisé tarde à être implanté - La Société canadienne du cancer demande au ministre de la Santé le dépôt rapide d'un échéancier pour l'implantation d'un programme organisé de dépistage du cancer colorectal

MONTRÉAL, le 3 mars 2015 /CNW Telbec/ - Mars est le Mois de sensibilisation au cancer colorectal. La Société canadienne du cancer (SCC) profite de cette occasion pour demander au gouvernement que le Programme québécois de dépistage du cancer colorectal (PQDCCR), promis il y a quelques années déjà, soit déployé dans les meilleurs délais. La SCC réclame donc que le ministre Barrette s'engage, au cours des prochains mois, à présenter un échéancier clair et à confirmer un financement continu pour son implantation.

Le cancer colorectal est la deuxième cause de décès par cancer au Québec, tuant plus que les cancers du sein et de la prostate réunis. « Chaque jour, 18 Québécois reçoivent un diagnostic de cancer colorectal et 7 en meurent1. De 230 à 275 vies seraient sauvées chaque année si au moins un Québécois sur deux, âgé de 50 à 74 ans, passait un test de dépistage de sang dans les selles tous les deux ans2. En 2010, la SCC avait salué la décision du gouvernement de mettre en place le PQDCCR. Cinq ans plus tard, nous enjoignons maintenant le gouvernement à garantir l'accès au programme dans les meilleurs délais, car il y a une urgence d'agir », affirme Suzanne Dubois, directrice générale, SCC - Division du Québec.

Au cours des dernières années, un travail important a été réalisé dans huit établissements de santé (sites pilotes), ce qui a notamment permis de réduire les listes d'attente en coloscopie, de standardiser la pratique et de mettre à niveau les unités d'endoscopie. La SCC demande que les rapports d'évaluation des sites pilotes soient rendus publics afin de mieux évaluer où nous en sommes et ce qu'il reste à faire. 

« L'absence de dépistage organisé pour le cancer colorectal occasionne des traitements éprouvants qui pourraient en grande partie être évités avec une détection précoce de la maladie. Sans compter que le dépistage permet d'éviter des cancers avant même qu'ils ne se développent3 », déclare Mélanie Champagne, directrice, Questions d'intérêt public, SCC - Division du Québec. 

Outre le Québec, toutes les provinces canadiennes ont leur programme de dépistage du cancer colorectal et dans plusieurs cas, ils sont opérationnels et offerts à l'ensemble des personnes visées. Actuellement, l'accès au dépistage du cancer colorectal n'est pas équitable pour les 2 millions de Québécois qui en bénéficieraient. Sans programme organisé, une prescription d'un médecin est nécessaire pour obtenir un test de dépistage du cancer colorectal. Or, dans une région comme Montréal, trois personnes sur dix n'ont pas de médecin4.

« La SCC est inquiète du fait que plusieurs Québécois risquent de se faire dire trop tard qu'ils ont un cancer colorectal. Elle espère que le PQDCCR sera une réalité à l'échelle québécoise dans les prochaines années, ajoute Mme Dubois. D'ici là, la SCC encourage les personnes âgées de 50 à 74 ans à parler avec un professionnel de la santé de la possibilité de passer un test de dépistage du cancer colorectal5. Un geste qui peut sauver des vies. » 

Chaque jour, la Société canadienne du cancer travaille à sauver plus de vies. Grâce à des milliers de Québécois, donateurs et bénévoles, elle lutte pour prévenir plus de cancers, permettre à nos chercheurs de faire plus de découvertes et aider plus de personnes touchées par la maladie. Sauvons plus de vies. Visitez cancer.ca ou appelez-nous au 1 888 939-3333.

____________________________

1

Statistiques canadiennes sur le cancer 2014. Société canadienne du cancer.

2

INSPQ. 2008. Pertinence et faisabilité d'un programme de dépistage du cancer colorectal au Québec. P.27

3

Le dépistage colorectal peut permettre de dépister des polypes en voie de devenir des cancers et de les enlever immédiatement.

4

Institut de la statistique du Québec. 2013. Enquête québécoise sur l'expérience de soins 2010-2011 : Le médecin de famille et l'endroit habituel de soins : regard sur l'expérience vécue par les Québécois.

5

Le test FIT (test immunochimique fécal) est un outil simple, efficace et sécuritaire qui se fait à la maison. Ce test permet de détecter la présence de sang dans les selles, qui peut être signe d'un cancer. Si du sang est détecté, une coloscopie est pratiquée pour confirmer le diagnostic.

 

SOURCE Société canadienne du cancer (Division du Québec)

Renseignements : André Beaulieu, conseiller principal, Communication, Société canadienne du cancer - Division du Québec, abeaulieu@quebec.cancer.ca, Téléphone : 514 393-3444 ; Mélanie Champagne, directrice, Questions d'intérêt public, Société canadienne du cancer - Division du Québec, mchampagne@quebec.cancer.ca, Cellulaire : 514 651-1470


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