Mise au point sur la situation des travailleurs agricoles guatémaltèques

MONTRÉAL, le 16 nov. 2016 /CNW Telbec/ - À la suite de reportages dans certains médias laissant entendre que l'actionnaire principal, de l'Agence de placement Les progrès inc. (l'Agence), M. Esvin Cordon, aurait exploité des travailleurs agricoles guatémaltèques, celui-ci tient à rétablir les faits et à corriger certaines informations erronées et tendancieuses.

Des travailleurs floués
« Mon erreur a été de vouloir respecter les lois canadiennes en matière de travailleurs étrangers, » a déclaré Esvin Cordon, président de l'Agence. Le permis émis par Immigration Canada lie spécifiquement les travailleurs étrangers à un employeur donné et avant d'embaucher, à leur demande les travailleurs, M. Cordon a voulu régulariser leur situation.

Se disant mal traités par leurs employeurs originaux, Service Avicole JGL. inc, les travailleurs messieurs Juan de Jesus Hernandez Solis, Ismael Simon Chuta, Wilder Josue Cantoral Urrutia, Henry Adonain Mejia Sosa, Abner Joaquin Miranda Lopez, Henry de Jesus Aguirre Contreras ont communiqué avec M. Cordon pour travailler pour lui. En manque de main d'œuvre et désirant délivrer ses compatriotes de ce qui semblait être un enfer ayant lui-même été il y a 24 ans et ce pendant 18 ans un travailleur étranger victime de maltraitance, M. Cordon accepte de les embaucher à une condition qu'ils régularisent leur permis de travail à l'instar de tous travailleurs dans une situation similaire.

Pour se conformer aux exigences d'Immigration Canada, M. Cordon les informe qu'ils devront modifier leur permis de travail puisqu'ils changeaient d'employeur et qu'ils devaient en assumer les coûts. Ainsi, le Cabinet Conseil Immigration a été mandaté, pour régulariser leur situation.

Le 12 septembre 2016, chaque travailleur signe avec l'Agence un protocole à l'effet que celle-ci déboursera en amont les frais juridiques pour régulariser la situation et que la somme requise (Honoraires professionnels-3650$, Frais étude du dossier du Ministère de l'immigration de la diversité et de l'inclusion (MIDI)- 386$ et Frais étude du dossier Citoyenneté et Immigration Canada (CIC)-155$) serait remboursée à l'Agence par les travailleurs à même leur salaire de temps supplémentaire. Ainsi, l'entente prévoit notamment que les travailleurs recevront un salaire hebdomadaire de 350 $ pour 35 heures de travail et que le paiement de toutes les heures supplémentaires faites sera conservé par l'Agence pour rembourser les avances faites pour la modification de leur permis de travail.

Une fois l'entente conclue, M. Cordon leur offre donc un emploi dans diverses entreprises agricoles de la région et il les héberge dans des résidences louées à cette fin.

Les démarches nécessaires auprès d'Immigration Canada ont débuté dès leur embauche et à la suite de la signature du protocole d'entente. Le processus administratif requis pour changer leur statut semble simple, mais il demeure complexe et des délais sont requis. C'est pourquoi, une lettre explicative de l'article 183 (5) du règlement de la Loi sur l'immigration à propos du statut implicite, indiquant que leur situation était en voie d'être régularisée a été remise à tous les travailleurs pour cette période de transition. Mais malheureusement dans ce cas-ci, il semble que les autorités n'aient pas voulu en reconnaître la validité.

Tous les documents ont été complétés et sont prêts à être transmis à Immigration Canada depuis le 15 octobre 2016. Toutefois, les arrestations du 26 octobre 2016 ont stoppé le processus.

Pour l'avocate de M. Cordon, Me Lydie-Magalie Stiverne, les travailleurs font les frais d'une malencontreuse situation qui perdure dans cette industrie. « Mon client cherche depuis près de deux ans à pénétrer ce milieu contrôlé par quelques joueurs et il bouleverse les façons de faire. Il se demande aujourd'hui si ce qui lui arrive ne serait pas moussé par une industrie qui n'accepte pas la concurrence. »

Des allégations fausses
Certaines allégations préjudiciables à la réputation de M. Cordon et à son entreprise ont été rapportées dans les médias. M. Cordon corrige les propos erronés.

Allégation 1 : ils n'ont rien eu pour leur argent.
Faux puisque le travail est complété et en raison des procédures intentées contre les travailleurs par l'Agence des services frontaliers du Canada, le traitement des demandes de régularisation a été interrompu.

Allégation 2 : M. Cordon aurait incité les travailleurs à déserter et à quitter leur employeur.
Faux. Les travailleurs impliqués ont communiqué avec M. Cordon au mois de septembre 2016 pour se faire embaucher, prétextant de la maltraitance de leur employeur du moment Service Avicole JGL. Inc.

Allégation 3 : M. Cordon a été arrêté, puis relâché avec promesse de comparaître
Faux. M. Cordon n'a pas été arrêté et aucune accusation ne pèse contre lui.

Allégation 4 : Les travailleurs se sont faits amputer jusqu'au deux tiers de leur salaire.
Faux : Les sommes retenues avaient fait l'objet d'une entente au préalable et servaient à rembourser l'entité qui avait déboursé pour les frais juridiques afin de régulariser leur situation.

Allégation 5 : M. Cordon leur avait promis qu'il leur obtiendrait un permis de travail.
Faux. M. Cordon les a mis en relation avec le Cabinet Conseil spécialisé en droit de l'immigration pour que leur situation soit régularisée selon les règles d'Immigration Canada.

 

SOURCE Me Lydie-Magalie Stiverne

Renseignements : Me Lydie-Magalie Stiverne, 514 289-9877

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Me Lydie-Magalie Stiverne

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