Message d'intérêt public : Les joies de l'hiver, en toute sécurité par l'Association médicale canadienne

OTTAWA, le 20 janv. 2012 /CNW/ - Il est généralement reconnu que pour survivre à un hiver canadien, le secret est de l'accueillir à bras ouverts. S'enfermer en novembre et passer cinq mois à attendre le printemps n'est pas bon pour la santé physique ou mentale. Sortir et faire de l'exercice est beaucoup mieux pour votre cœur, votre humeur et votre santé.

Même si l'hiver comporte certains risques, en s'habillant correctement et en prenant des précautions sensées, seules les températures extrêmes devraient s'interposer entre vous et les avantages que l'hiver canadien peut offrir.

En supposant qu'il ne fait pas suffisamment froid pour que cela constitue une menace réelle - ce qui bien sûr n'est pas le cas la plupart du temps - vous devriez sortir et profiter de l'air frais, en prenant soin de vous vêtir correctement. Il faut vous habiller en pelure d'oignon et porter chapeau, gants et vêtements imperméables.

« Les enfants et les personnes âgées sont plus sensibles au froid. Les enfants en particulier sont portés à se laisser emporter par le jeu et à ignorer la sensation de froid, fait remarquer le président de l'Association médicale canadienne, le Dr John Haggie. Surveillez-les donc de près et limitez le temps qu'ils passent dehors quand il fait très froid. »

Les blessures les plus fréquentes en hiver sont les engelures et l'hypothermie (chute grave de la température du corps). On parle d'engelure quand les tissus gèlent. Les extrémités, c'est-à-dire les doigts, les orteils, les oreilles et le nez, sont les parties du corps les plus sensibles aux engelures. Lorsque la peau blanchit et s'engourdit, c'est signe d'engelure superficielle. Les engelures sont plus graves lorsque la peau est devenue blanche, marbrée ou bleue. Dans les pires cas, les tissus sous-cutanés gèlent aussi.

Il faut traiter tous les types d'engelures de la même façon, c'est-à-dire en réchauffant lentement la région touchée, soit dans un bain à une température juste au-dessus de la température corporelle (environ 40 °C), soit en soufflant doucement sur les régions touchées. Il ne faut pas appliquer de chaleur directement sur la peau ni frictionner les parties touchées. Cela pourrait déplacer les cellules gelées et endommager d'autres cellules. Enfin, n'essayez pas de réchauffer la peau avant que la victime soit dans un endroit chaud où elle pourra rester au chaud (retourner au froid en n'étant que partiellement réchauffé peut endommager encore plus la peau).

On peut aussi souffrir d'hypothermie à divers degrés de gravité. Au début, la victime se plaint du froid, elle frissonne et est engourdie aux mêmes parties touchées par les engelures, à savoir les doigts, les orteils, les oreilles et le nez. Vous saurez que l'hypothermie est plus grave si la personne a de la difficulté à parler, qu'elle manque de coordination et qu'elle semble confuse ou agit bizarrement. Les personnes souffrant d'hypothermie grave n'ont plus froid. Dans de nombreux cas, c'est la confusion et un jugement altéré qui mènent à la mort : les personnes atteintes d'hypothermie grave ont tendance à prendre de mauvaises décisions sur la façon de s'aider elles-mêmes.

L'hypothermie grave nécessite une attention médicale de toute urgence, mais les premiers soins sont sensiblement les mêmes que pour les engelures. Il faut enlever les vêtements mouillés et commencer doucement à réchauffer la victime.

Le froid n'est pas le seul danger de l'hiver. Selon l'Institut canadien d'information sur la santé, les personnes qui profitent du plein air se blessent de diverses façons. Les blessures au hockey ont en fait diminué ces dernières années. En 2004-2005, 1 093 Canadiens ont été hospitalisés en raison d'une blessure subie en jouant au hockey. Ce nombre est passé à 885 en 2007-2008 et à 907 en 2008-2009. Les adeptes du patin ont un meilleur dossier : entre 600 et 650 d'entre eux sont hospitalisés chaque année.

La neige amortit généralement davantage le choc d'une chute que la glace, mais les pentes de ski sont souvent synonymes de vitesse et de risques. Le nombre de personnes hospitalisées suite à des blessures de ski et de planche à neige s'élevait à 1 812 en 2008-2009.

« Chez les skieurs alpins, ce sont les blessures au genou qui sont les plus fréquentes », explique la Dre Renata Frankovich, médecin d'Ottawa et membre du conseil d'administration de l'Académie canadienne de la médecine du sport et de l'exercice. « Les skieurs se tordent le genou et il y a déchirement des ligaments. » Pour ce qui est des adeptes de la planche à neige, on note beaucoup de poignets cassés parce que les néviplanchistes se servent de leurs mains pour amortir les chutes.

Le port d'un casque protecteur et d'autres équipements de protection est important quand on pratique un sport, mais il faut aussi connaître ses capacités et ses limites. « Aller au-delà de ses capacités est souvent un facteur de risque, pour tous les sports, explique la Dre Frankovich. Vous descendez peut-être une pente trop raide pour vous. »

La fatigue est également un facteur de risque. Selon la Dre Frankovich, nombreux sont ceux qui disent s'être blessés lors de la dernière descente de la journée. Plus vous êtes fatigué, plus grandes sont les chances que vous perdiez le contrôle. De plus, le jour tombe et il est plus difficile de voir les obstacles le long du parcours.

Cependant, de toutes les activités de plein air, la motoneige est de loin la plus dangereuse. Une vitesse excessive, un terrain inconnu et, trop souvent, l'alcool se combinent pour produire les blessures d'hiver les plus graves, y compris les traumatismes à la colonne vertébrale. Lorsque cela se produit, ce n'est pas qu'une saison de sport d'hiver que les victimes risquent de manquer, mais peut-être le reste de leur vie.

SOURCE ASSOCIATION MEDICALE CANADIENNE

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