Lutte contre l'itinérance - Investissements insuffisants, coupes de services et organismes menacés de fermeture

QUÉBEC, le 26 févr. 2015 /CNW Telbec/ - Le député de Rosemont et porte-parole de l'opposition officielle en matière de services sociaux, de protection de la jeunesse, de soins à domicile et de prévention, Jean-François Lisée, a souligné aujourd'hui, en compagnie de représentants du Réseau solidarité itinérance du Québec (RSIQ), le premier anniversaire de la Politique nationale de lutte à l'itinérance. À cette occasion, il a également dénoncé l'attitude de la ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse et à la Santé publique, Lucie Charlebois, dans le dossier de l'itinérance. Les députées de Joliette, Véronique Hivon, et d'Hochelaga‑Maisonneuve, Carole Poirier, étaient aussi présentes pour appuyer leur collègue et le RSIQ.

« La ministre a lancé un plan d'action en décembre dernier, mais tous les acteurs du milieu de la lutte contre l'itinérance s'entendent pour dire que les moyens qui l'accompagnent sont insuffisants. De plus, la signature en douce, à la veille de Noël, d'une entente concernant la Stratégie des partenariats de lutte contre l'itinérance vient fragiliser des centaines d'organismes communautaires dans toutes les régions du Québec. Cette entente est d'ailleurs en totale contradiction avec l'esprit de la politique lancée il y a un an, après une vaste consultation de l'ensemble des acteurs du milieu. C'est malheureux, car la politique avait obtenu l'adhésion de tous et suscité beaucoup d'espoir », a déclaré Jean-François Lisée.

Le député rappelle aussi que face à Ottawa, la ministre Lucie Charlebois a complètement abandonné l'approche québécoise en matière de lutte contre l'itinérance; elle a en effet accepté de mettre tous ses œufs dans le même panier, celui du logement.

« Faisant fi des particularités du Québec, qui a misé par le passé sur des programmes diversifiés de prévention, de réinsertion et d'accompagnement, c'est une approche "mur à mur" décidée par Ottawa qui sera appliquée au Québec dès cet été. Or, le Québec devrait pouvoir décider lui-même de recourir à une diversité d'approches plutôt qu'à une seule, étant donné que l'itinérance est un problème complexe, aux multiples visages », a ajouté Jean‑François Lisée.

Des organismes menacés
À Québec même, de nombreux organismes de lutte contre l'itinérance sont menacés parce qu'ils n'offrent pas exclusivement du logement. Par conséquent, plusieurs verront leur financement coupé et ne pourront plus donner les services essentiels qu'ils rendent actuellement.

À titre d'exemple, la moitié des 36 organismes dans la région de Québec qui viennent en aide à des centaines de personnes en situation d'itinérance se retrouvent sur la corde raide. Pensons au centre de jour de la Maison de Lauberivière Rendez-Vous Centre-Ville, à Rue Action Prévention (RAP) Jeunesse, au Projet Intervention Prostitution Québec (PIPQ), pour ne nommer que ceux-là.

« C'est un non-sens! La ministre, à plat ventre devant le fédéral, lui a tout cédé. La Politique nationale de lutte à l'itinérance prône pourtant une multitude d'approches et mise sur la prévention. En abandonnant la défense des intérêts et des besoins du Québec devant Ottawa, le gouvernement libéral abandonne les organismes d'aide et les aidés. Encore une fois, malheureusement, ce sera les plus vulnérables de notre société qui en paieront le prix », a conclu le député de Rosemont.

 

SOURCE Aile parlementaire du Parti Québécois

Renseignements : Antonine Yaccarini, Attachée de presse, Aile parlementaire du Parti Québécois, 418 643-2743


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