L'Ontario n'a pas le choix de réduire la pauvreté

TORONTO, le 6 févr. 2012 /CNW/ - L'Ontario ne peut laisser la stratégie de réduction de pauvreté en marge, prévient la coalition Campagne 2000 Ontario. Le potentiel économique et social de la province risque d'être davantage compromis si le programme d'austérité l'emporte sur le bien-être des enfants ontariens et de leur famille. Le gouvernement n'a plus le choix de se concentrer ou non sur la réduction de la pauvreté par rapport à d'autres domaines politiques - la réduction de la pauvreté doit faire partie intégrante des prises de décisions des pouvoirs publics.

Le rapport 2011, Poverty Reduction in an Age of Uncertainty and Change (Réduction de la pauvreté dans une période d'incertitude et de changement), s'est penché sur la pauvreté des enfants, des familles et des jeunes, et constate que 393 000 enfants vivent encore sous le seuil de la pauvreté en Ontario. Même si 19 000 enfants sont sortis de la pauvreté pendant la première année de la mise en œuvre de la stratégie de réduction de la pauvreté du gouvernement de l'Ontario, la province doit venir en aide à des dizaines de milliers d'autres enfants avant que la cible de réduction de 25 % de la pauvreté infantile ne soit atteinte. Les services de garde, la santé mentale, les coûts énergétiques, l'aide sociale, la racialisation et les inégalités de revenus sont des problèmes importants pour les personnes à faible et à moyen revenu, des problèmes qui risquent de sombrer dans une spirale hors contrôle. Les problèmes rencontrés par les jeunes, notamment le coût élevé de l'éducation et un taux de chômage particulièrement élevé de 15,6 %, nuisent aussi au bien-être des familles actuelles, des enfants, des travailleurs et des citoyens, ainsi qu'aux prochaines générations.

La pauvreté touche toute la population, elle est une conséquence de la manière dont notre société réagit aux situations difficiles subies par les personnes. Le rapport montre que la stratégie de réduction de la pauvreté ne constitue pas un domaine de travail distinct, mais qu'elle est un élément essentiel de tous les services fournis par le gouvernement et qu'elle doit être mise en œuvre dans l'ensemble des services et dans tous les secteurs.

Alizeh Hussain, coordonnatrice de la Campagne 2000 Ontario souligne : « Un nombre beaucoup trop élevé d'enfants vit dans la pauvreté, et la situation d'un nombre encore plus élevé risque d'empirer avec les prochaines coupes dans le secteur public. À moins que des changements positifs soient apportés aux programmes publics actuels - des changements qui visent à venir en aide aux gens plutôt qu'à réduire les coûts -, le taux de pauvreté chez les enfants va augmenter, dégradant du même coup la qualité de vie des personnes les plus vulnérables.

Nous continuons de connaître des difficultés économiques, pourtant les biens nantis continuent d'être riches tandis que les personnes à faible et moyen revenu s'appauvrissent. Le gouvernement est en mesure de faire une différence dans la vie de tous les citoyens de cette province. Le programme de réduction de la pauvreté doit l'emporter dans les prises de décisions publiques, autrement notre société va mettre davantage en péril le potentiel des personnes vivant sous le seuil de la pauvreté ainsi que la sécurité financière de notre province. »

Gordon Floyd, président et directeur général de Santé mentale pour enfants Ontario, a ajouté : « Depuis la récession, nous avons observé une hausse du nombre d'enfants et de jeunes de familles à faible revenu qui ont fait appel aux services de santé mentale. En augmentant le risque de problèmes de santé mentale chez les enfants, la pauvreté exerce encore plus de pressions sur les soins de santé au détriment des autres services publics. La pauvreté n'aide personne, mais blesse tout le monde. Le gouvernement de l'Ontario doit continuer de lutter vigoureusement contre la pauvreté si nous voulons atteindre l'objectif d'une province en meilleure santé. »

« Il est inacceptable que les jeunes à faible revenu aient à lutter tous les jours, même après avoir obtenu leurs diplômes, pour payer les coûts de plus en plus inabordables de l'éducation. L'éducation devrait être perçue comme un droit et non un privilège. Nous savons que l'éducation est un investissement pour tous, et pourtant les étudiants et leur famille doivent assumer la plus grande part de la facture. Les dettes astronomiques des étudiants ne sont pas prises suffisamment au sérieux, bien qu'elles contribuent à l'écart croissant entre les riches et les pauvres », a ajouté Shaun Shepherd, vice-président aux Affaires externes de l'Association étudiante de l'Université de Toronto.

Les principaux résultats du rapport, disponible à l'adresse www.campaign2000.ca/Ontario/reportcards.html, sont :

  • Un enfant sur sept vit encore sous le seuil de la pauvreté au Canada.
  • L'emploi n'est pas toujours une voie garantie pour sortir de la pauvreté : un enfant sur trois vit dans une famille à faible revenu dont au moins un parent travaille à temps plein toute l'année. 
  • Une famille monoparentale inscrite au programme Ontario au travail vit avec 9122 dollars de moins que la mesure de faible revenu (la mesure de la pauvreté utilisée par le gouvernement de l'Ontario).
  • Les services de garde sont essentiels pour les familles, particulièrement celles à faible revenu. Le système de services de garde de l'Ontario fait face à une crise financière en raison du sous-financement et des impacts de la maternelle à temps plein. Présentement, seul un enfant sur cinq a accès à une place dans une garderie accréditée. Les familles à faible revenu pourraient avoir encore plus de difficulté à trouver des places en garderie et à se les permettre si les centres de services de garde ferment et qu'il y a encore moins de places disponibles.
  • Le logement est la principale dépense pour les familles à faible et à moyen revenu. Huit utilisateurs sur dix des banques alimentaires vivent dans un logement loué, dont plusieurs doivent recourir à une banque alimentaire parce qu'ils sont confrontés à devoir choisir entre payer pour manger, se vêtir ou se loger (parmi d'autres dépenses essentielles). La liste d'attente pour un logement abordable en Ontario compte 150 000 noms.

La Campagne 2000 Ontario est une coalition non partisane de plus de 60 organisations en Ontario dédiée à enrayer la pauvreté des enfants et des familles. www.campaign2000.ca/Ontario


SOURCE Campaign 2000

Renseignements :

Alizeh Hussain (416 595-9230, poste 241) ou Liyu Guo (416 595-9230, poste 244).
Hélène Ménard au 613 746-0400 poste 201, ou cellulaire au 613 601-1456 -  porte-parole francophone

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