L'Office des professions du Québec : un organisme d'apparence?

MONTRÉAL, le 1er déc. 2015 /CNW Telbec/ - Dans un article paru sur le site de Radio-Canada, on pouvait y lire que, dans la foulée du Rapport de la Commission Charbonneau (CEIC) les chiens de garde de l'État n'avaient pas joué leur rôle adéquatement. Un de ces organismes ayant une mission de surveillance et qui fut pointé du doigt par ledit rapport, est l'Office des professions du Québec (OPQ).

Nous ne sommes malheureusement pas étonnés que l'OPQ reçoive de telles critiques. Selon l'expérience de nos membres, l'Office des professions du Québec est un organisme assumant mal ses responsabilités et laissant les ordres professionnels agir à leur guise. Attention cependant! L'inaction de l'Office ne s'applique pas seulement quand le laxisme s'érige en système à l'intérieur des ordres professionnels. L'Office des professions est tout autant inactif quand le Bureau du syndic d'un ordre se transforme en tribunal d'inquisition. Comment faire appel des dérapages et abus de pouvoir d'un syndic quand l'organisme qui est supposé recevoir la contestation de procédures incohérentes, abusives et injustes n'a aucun moyen d'évaluer adéquatement les faits. Ici aussi, l'impunité est au rendez-vous.  Ce sentiment d'injustice face à l'omnipotence des syndics n'existe pas seulement chez les psychologues, mais est partagé par plusieurs autres associations de professionnels.

Ainsi, avant de penser que la solution est de donner plus de mordant aux syndics et aux ordres professionnels, nous croyons qu'il serait judicieux de revoir et définir correctement le rôle de l'Office des professions. Nous sommes donc d'accord avec les conclusions de la CEIC qui recommandent à l'Office des professions de disposer de l'information nécessaire pour mener à bien sa mission de surveillance, et poser un « regard critique » sur les données obtenues par les ordres professionnels. Si l'OPQ se donnait aussi des balises claires  pour évaluer les actions des ordres professionnels, non seulement le public serait mieux protégé, mais les professionnels aussi dans le cas d'abus de certains syndics.

De plus, une refonte du code des professions est présentement sur la planche à dessin de la ministre de la justice. Plusieurs associations de professionnels ont demandé depuis plus d'un an à la ministre de prendre en compte certains changements importants pour viser la protection du public tout en maintenant une justice « équitable » pour l'ensemble des professionnels. Ainsi, devant le constat que l'Office ne pouvait surveiller adéquatement les ordres et leurs syndics, nous avons exprimé deux demandes expresses : que le travail des syndics soit encadré par un code de déontologie et qu'une instance soit instituée pour surveiller les syndics et recevoir les plaintes concernant les comportements inacceptables de certains parmi eux.  Peut-être qu'à la lumière des critiques de la Commission Charbonneau à l'endroit de l'Office des professions du Québec, la ministre écoutera désormais ceux et celles qui, depuis longtemps, lui demandent d'agir dans ce dossier.

 

SOURCE Association des psychologues du Québec

Renseignements : M. Charles Roy, président, 514 353-7555, apq@spg.qc.ca


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