L'intention de bannir les sacs de plastique à Brossard : un choix qui repose sur des données dépassées - Les Québécois déjà parmi les plus performants au monde grâce à l'adoption de bonnes pratiques de réutilisation et de recyclage

MONTRÉAL, le 25 janv. 2016 /CNW Telbec/ - L'industrie du plastique du Québec invite la Ville de Brossard à revoir son intention de bannir les sacs d'emplettes de plastique à compter de l'automne 2016 car la décision de la municipalité repose sur des données datant de près de 10 ans.

93 % des sacs de plastique sont recyclés ou réutilisés au Québec
En effet, le taux de recyclage de 14 % qu'a utilisé l'administration municipale pour justifier son choix date de 2007. Malheureusement, il s'agit d'une donnée sur laquelle semblent vouloir s'appuyer plusieurs autres municipalités pour envisager le bannissement des sacs de plastique.

Selon l'Association canadienne de l'industrie des plastiques (ACIP), les habitudes des Québécois ont tellement évolué depuis 2007 qu'aujourd'hui, 93 % des sacs de plastiques sont réutilisés (60 %) ou recyclés (33 %) au Québec. Une étude technique produite par l'ACIP pour le compte de RECYC-QUÉBEC en 2015 faisait état de ces données les plus à jour concernant les 3R, la réduction, la réutilisation et le recyclage au Québec (voir plus bas).

« Dans les faits, les sacs de plastique ne sont pas à usage unique, mais à usage multiple. À la suite des campagnes de sensibilisation conduites depuis 2007, l'ensemble des Québécois a adopté des  comportements d'utilisation des sacs de plastique si exemplaires qu'aujourd'hui, le modèle québécois de gestion des sacs sert de modèle environnemental à l'échelle mondiale, » a expliqué Marc Robitaille, président-directeur général d'Omniplast, un membre de l'industrie basé à Saint-Hubert qui emploie près de 100 personnes dont plusieurs sont des citoyens de Brossard.

Grâce aux habitudes des Québécois, la majorité des sacs utilisés au Québec ne représentent plus que 0,27 % des déchets qui se retrouvent dans les sites d'enfouissement. 

Une mesure qui ne sera pas sans coût pour les citoyens
Selon une enquête menée par CROP en mai 2015 à Montréal, 87 % des citoyens réutilisent leurs sacs de plastique. 78 % les réutilisent pour gérer les déchets ménagers, 15 % les réutilisent pour ramasser les déchets de leurs animaux domestiques, 29 % les recyclent dans les bacs de recyclage et seulement 5 % des sacs d'emplettes se retrouvent au rebut.

« Si les sacs sont bannis, les citoyens seront forcés d'acheter des sacs plus épais pour jeter leurs déchets  domestiques, a ajouté Marc Robitaille. Les vrais sacs à ordures contiennent 74 % plus de plastique et sont deux à trois fois plus chers que les sacs fournis par les commerçants. Le bannissement aura donc un effet doublement négatif sur l'environnement et sur la facture d'épicerie. Tout le monde sera perdant. »

Une mesure qui aura un impact sur l'industrie québécoise
Économiquement, le choix des élus de Brossard de bannir les sacs d'emplettes de plastique contribuera à mettre en péril des milliers d'emplois au Québec, dans une industrie qui génère 9 500 emplois directs et indirects, notamment sur la Rive-Sud de Montréal.  

En effet, les sacs de plastique sont produits au Québec à l'aide d'un dérivé du gaz naturel, une énergie propre, alors que la majorité des sacs réutilisables sont fabriqués en Asie et ne peuvent pas être recyclés.

« Dans les faits, lorsqu'il est réutilisé ou recyclé, le sac de plastique est une solution durable. C'est pourquoi nous invitons les élus de Brossard à suspendre leur décision en attendant de réaliser une étude d'impact, » a ajouté Marc Robitaille.  

Au cours des 10 dernières années, plus de 100 gouvernements et associations au Canada, dont le Québec en 2008, ont étudié l'efficacité de mesures visant à interdire ou à taxer les sacs de plastique et les ont rejetées parce que d'autres solutions basées sur les 3R (réutiliser, réduire, recycler) se sont avérées plus efficaces.

À propos de l'Association canadienne de l'industrie du plastique
L'Association canadienne de l'industrie des plastiques est la voix nationale de l'industrie des plastiques au Canada, représentant les intérêts des transformateurs, des fournisseurs de matériaux, des fabricants d'équipement et des propriétaires de marques partout au Canada depuis 1943.

Le Rapport technique de l'ACIP est disponible sur demande.

 

SOURCE Association canadienne de l'industrie du plastique

Renseignements : ou demande d'entrevue : ZONE FRANCHE, Guy Litalien, 514 317-5715, poste 214, 514 772-4008, glitalien@zonefranche.ca; Marie-Philip Leduc, 514 317-5715, poste 213, 514 267-3619, mpleduc@zonefranche.ca

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