L'industrie du pavage de routes, de la production de bitume et des enrobés bitumineux réclame une intervention d'urgence du nouveau Ministre des Transports du Québec afin de juguler la crise qui sévit actuellement dans l'industrie

MONTRÉAL, le 2 sept. 2016 /CNW Telbec/ - Secouée par l'une des pires crises de 20 dernières années, l'industrie du pavage de routes, de la production de bitume et des enrobés bitumineux, dont l'apport économique annuel dans l'économie du Québec est de plus de trois quart de milliard ou 750 millions de dollars (750M $), a réclamé aujourd'hui du nouveau ministre des Transports, Laurent Lessard, qu'il intervienne directement sans délai afin de faire débloquer l'exécution de centaines de contrats publics déjà adjugés et qui tardent indûment à être autorisés et lancés. « C'est au minimum 30 % de notre industrie qui est à l'heure actuelle sur le point d'éclater, de se briser ou carrément de cesser ses activités » a dit aujourd'hui en conférence de presse le président de Bitume Québec, monsieur Joe Masi, qui a clairement indiqué qu'à défaut d'une intervention d'urgence, plusieurs milliers d'emplois risquaient d'être perdus, à l'instar d'un volume d'affaires de 250 M $ dans l'économie du Québec.

Le président de Bitume Québec a précisé que ce cri d'alarme et cette crise sans précédent découlaient de plusieurs facteurs, à commencer par les années d'incertitude et d'instabilité qui ont suivi plusieurs épisodes spectaculaires de la Commission Charbonneau, paralysant la machine gouvernementale qui tarde encore à s'en remettre. Monsieur Masi a déploré du même élan la paralysie des opérations terrain chez le plus grand donneur d'ouvrage du Québec, le ministère des Transports (MTQ), qui s'ajoute au laxisme découlant des crises internes à répétition qui ont secoué ce ministère stratégique depuis un an, avec, au surplus, des changements de ministres survenus coup sur coup.

« Le Ministre doit remettre sans délai la machine en marche », a plaidé le président de Bitume Québec en incitant celui-ci à mettre tout le poids politique qui est le sien sur le gouvernement du Québec pour régler le conflit avec ses 1 400 ingénieurs, dont 800 sont affectés au MTQ.

Se refusant à s'immiscer dans un terrain de jeu qui n'est pas le sien et sans porter de jugement de valeur sur sa légitimité, le leader de Bitume Québec a souligné que ce conflit a par ailleurs un impact nocif majeur sur les producteurs de bitume et sur les centaines d'entreprises spécialisées dans la construction, le pavage et les enrobés bitumineux ainsi que sur plusieurs milliers de travailleurs qui en paient inutilement le gros prix!

Parmi les contrecoups ressentis, Bitume Québec évoque le maintien d'inventaires morts constitués de tonnes et de tonnes de bitume produites en prévision des besoins urgents et immédiats des chantiers du MTQ, des chantiers qui ne démarrent pas ; des coûts d'exploitation et de main d'œuvre faramineux que les entreprises continuent à assumer dans l'attente de l'autorisation du départ des travaux, des pertes financières incalculables imputables directement à l'incertitude opérationnelle gouvernementale qui contraint les employeurs à garder leur personnel au travail et sur leurs listes de paie et ce, même s'ils sont réduits à ne pas pouvoir travailler. « Que dire aussi des pertes d'expertise importantes avec des travailleurs clés qui s'apprêteraient à déserter notre industrie devant l'immobilisme actuel », a renchéri monsieur Masi en disant craindre ultimement l'émanation de risques majeurs à l'égard de la qualité des travaux qui fait aussi partie des dommages collatéraux observés et dont tout le Québec aura à faire les frais.

Le président de Bitume Québec a enchaîné en réitérant le fait que le nouveau ministre des Transports, Laurent Lessard, était actuellement l'un des seuls à détenir la clé de la solution pouvant permettre d'éviter une catastrophe annoncée qui pourrait être fatale si aucun geste concret n'est posé avant le 6 octobre prochain pour le lancement des travaux, car, après le 9 novembre, , les chantiers mis en branle qui ne seront pas suffisamment avancés devront être abandonnés, fermés, avec tout ce que cela implique comme pures pertes à tous les niveaux.

Monsieur Masi a conclu en disant que cela n'était surtout pas un ultimatum, mais plutôt l'expression d'une incontournable et douloureuse réalité.

Source : Joe Masi - Président, Bitume Québec

 

SOURCE Bitume Québec

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