L'Indice Scotia des prix des produits de base fait un bond en décembre

Le creux des prix de la potasse encourage les achats par les États-Unis

TORONTO, Jan. 26 /CNW/ - L'Indice Scotia des prix des produits de base, qui évalue les tendances influant sur le prix de 32 des principales exportations canadiennes, a terminé 2009 en lion, gagnant 2,9 % en glissement mensuel en décembre et 20,7 % depuis le creux cyclique d'avril. L'intérêt porté par les investisseurs aux produits de base à titre de "catégorie d'actif" en a dopé les prix, et cette tendance s'est poursuivie début 2010.

"La recherche de rendements élevés, étant donné l'extrême faiblesse des taux d'intérêt partout au monde et le rendement exceptionnellement bas des bons du Trésor américain, explique cet afflux de 60 G$ US dans les placements liés aux produits de base en 2009, portant, à la fin de l'année, les actifs gérés liés aux produits de base à quelque 235 G$ US à l'échelle mondiale, alors qu'ils se situaient entre 6 G$ US et 10 G$ US en 2000", explique Patricia Mohr, vice-présidente, Études économiques, et spécialiste, Marchés des produits de base à la Banque Scotia. "Nulle part est-ce aussi évident que dans les métaux de base, où la production de la Chine et de l'Asie émergente alimente les fonds et la spéculation."

Métaux et minéraux

L'indice des métaux et des minéraux a gagné 2,9 % d'un mois sur l'autre avec la poussée du prix des produits de base industriels en décembre. D'importants gains du côté des métaux de base, de l'or et du soufre ont plus que contrebalancé le léger recul de l'argent, du cobalt, de la potasse et de l'uranium.

Sur le marché des métaux de Londres, le prix du cuivre est passé de 3,03 $ US la livre, prix déjà lucratif, à 3,17 $ US en décembre, et s'établit aujourd'hui à 3,36 $ US (dégageant une marge de profit exceptionnelle de 62 % sur le seuil de rentabilité). Le prix de l'or a lui aussi atteint un record absolu, à 1 226,56 $ US l'once, dans les négociations intrajournalières du 4 décembre.

Les prévisions relatives aux prix des métaux de base ont été révisées à la hausse, et le prix moyen du cuivre devrait atteindre des niveaux très lucratifs de 3,00 $ US en 2010 et de 3,50 $ US en 2011, grimpant même jusqu'à 4 $ US au cours de l'année prochaine.

"Le prix du zinc et de l'aluminium a augmenté récemment de concert avec celui du cuivre, trahissant le fait que les investisseurs préfèrent les métaux à titre d'actifs à moyen terme aux conditions actuelles de l'offre et de la demande", commente Mme Mohr. "Dans le cas du zinc, important métal pour le Canada, les investisseurs semblent actualiser un resserrement de l'offre et de la demande sur plusieurs années et estimer que l'équilibre international passera d'un surplus à un déficit en 2011 et à une réelle raréfaction d'ici 2013.

"Comme de nombreuses mines s'épuiseront entre 2011 et 2015, les stocks de concentré de zinc ne devraient plus suffire à la demande des fonderies", poursuit Mme Mohr.

C'est le plomb qui, des 32 composants de l'Indice Scotia des prix des produits de base, a affiché le meilleur rendement en 2009. La forte demande chinoise de batteries pour les bicyclettes assistées (bicyclettes électriques) a fortement contribué à cet excellent rendement.

Le prix au comptant de la potasse au port de Vancouver a glissé de 480 $ US la tonne en novembre à 460 $ US en décembre, et a poursuivi sa chute jusqu'à quelque 345 $ US à la mi-janvier. Le prix semble toutefois avoir atteint un plancher, Canpotex ayant réduit ses prix sur les marchés étrangers et américains après la signature du contrat entre la Belarusian Potash Company et la Chine. Les expéditions des trois principaux nutriments, à savoir la potasse, les phosphates (le diphosphate d'ammonium) et l'azote (urée), se sont accélérées vers les États-Unis, où les agriculteurs les avaient sous-utilisés en 2009.

"Nous voyons toujours 2010 comme une année de transition pour la potasse, puisque la réduction des risques pousse les intermédiaires à rétablir lentement leurs stocks en vue de meilleures conditions en 2011", explique Mme Mohr.

Pétrole et gaz

L'indice du pétrole et du gaz a progressé de 2,8 % en glissement mensuel en décembre grâce à la poussée du prix des exportations de gaz naturel et au gain notable du prix du propane, hausses qui ont plus que contrebalancé une glissade temporaire du prix du brut léger, moyen et lourd.

"Les fronts froids qui se sont abattus sur une grande partie des États-Unis, de la Grande-Bretagne, de la Chine, de la Corée du Sud et de l'Inde ont dopé la demande en fioul et poussé les prix vers le haut, jusqu'à 83,18 $ US le 6 janvier", rappelle Mme Mohr. "Les prix restent cependant volatils et ont reculé à 75 $ US, ce qui s'explique par les températures plus clémentes aux États-Unis, la frilosité de la demande et la réaction du marché aux restrictions demandées par le président Obama aux opérations pour compte propre des banques commerciales américaines.

"Note plus positive, l'important surplus américain en pétrole et en produits pétroliers est maintenant presque épuisé", poursuit Mme Mohr.

Produits forestiers

L'indice des produits forestiers a lui aussi repris du poil de la bête en décembre, gagnant 2,8 % en glissement mensuel grâce à la reprise du prix des matériaux de construction (bois d'œuvre et panneaux OSB) aux États-Unis et à celle du prix du papier journal.

Le prix du colombage en épinette, pin ou sapin de l'Ouest a bondi et atteint des niveaux vraiment rentables à la mi-janvier. Les distributeurs américains cherchent à remédier à la faiblesse de leurs stocks en prévision de la saison de construction du printemps et de la réduction de la production et des empilements dans les scieries de la côte de la Colombie-Britannique, de l'Oregon et de l'État de Washington.

"Le prix des grumes a chuté si bas le printemps et l'été derniers que plusieurs équipes d'abattage ont été mises à pied dans l'ouest des États-Unis, et les gestionnaires de placement dans le bois d'œuvre ainsi que les fiducies de placement immobilier ont ralenti les récoltes de bois en prévision de meilleurs prix à la reprise du marché américain de l'habitation", remarque Mme Mohr. "Chose intéressante, la relative vigueur du marché de la construction à Toronto offre une certaine compensation aux producteurs canadiens de bois d'œuvre, aux abois; l'utilisation au Canada du bois d'œuvre s'établit aujourd'hui à 20 % du total combiné États-Unis/Canada, alors qu'elle n'était que de 10 % auparavant."

Indice agricole

Enfin, l'indice des prix agricoles a bondi de 3,5 % en glissement mensuel grâce à une forte hausse du prix du homard de la côte atlantique (pêcherie dont la valeur est la plus élevée sur la côte Est), à une certaine bonification du prix du bétail et aux légers gains du blé et du canola.

Études économiques Scotia propose à sa clientèle une analyse approfondie des facteurs qui façonnent les perspectives du Canada et de l'économie mondiale, notamment l'évolution macroéconomique, les tendances des marchés de change et des capitaux, le rendement des produits de base et de l'industrie ainsi que les enjeux relatifs aux politiques monétaires, fiscales et gouvernementales.

SOURCE Banque Scotia - Rapports économiques

Renseignements : Renseignements: Patricia Mohr, Études économiques Scotia, (416) 866-4210, pat_mohr@scotiacapital.com; Robyn Harper, Relations publiques, (416) 933-1093, robyn_harper@scotiacapital.com

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