L'étude TECOS de Merck, qui évalue le profil d'innocuité cardiovasculaire de JANUVIA (sitagliptine), a permis de confirmer le paramètre principal chez des patients atteints de diabète de type 2

Les résultats ont été publiés dans la revue New England Journal of Medicine et présentés lors des séances scientifiques de l'American Diabetes Association

Le traitement avec la sitagliptine n'a pas entraîné d'augmentation du risque d'événements cardiovasculaires majeurs pour ce qui est du paramètre principal composé ni d'hospitalisation en raison d'une insuffisance cardiaque, comparativement au placebo

KIRKLAND, QC, le 10 juin 2015 /CNW Telbec/ - Merck (NYSE : MRK), connue sous le nom de MSD à l'extérieur du Canada et des États-Unis, a annoncé les principaux résultats de l'étude TECOS (Trial Evaluating Cardiovascular Outcomes with Sitagliptin), contrôlée par placebo et portant sur l'innocuité cardiovasculaire (CV) de l'inhibiteur de la DPP-4 de MSD, JANUVIA® (sitagliptine), ajouté au traitement habituel  contre le diabète, chez plus de 14 000 patientsi. L'étude a permis de confirmer l'atteinte du paramètre CV principal composé de non-infériorité (défini comme étant le délai avant la survenue du premier événement CV confirmé parmi les suivants : décès d'origine CV, infarctus du myocarde (IM) non fatal, AVC non fatal ou hospitalisation en raison d'un angor instable), comparativement au traitement habituel sans sitagliptinei. Dans l'ensemble de la population de l'étude, le paramètre principal a été atteint chez 11,4 % (n = 839) des patients recevant la sitagliptine, comparativement à 11,6 % (n = 851) chez les patients recevant le placebo dans l'analyse selon l'intention de traiter (RR = 0,98; IC à 95 % [0,89 à 1,08]), et chez 9,6 % (n = 695) des patients dans les groupes sitagliptine et placebo dans l'analyse selon le protocole (RR = 0,98; IC à 95 % [0,88 à 1,09]; p < 0,001 pour le paramètre de non-infériorité)1,i.

De plus, aucune augmentation du taux d'hospitalisation en raison d'une insuffisance cardiaque n'a été observée, et les taux de mortalité, toutes causes confondues, étaient similaires dans les deux groupes de traitement. Il s'agissait-là de deux paramètres secondaires principauxi. Ces données ont été présentées le 8 juin dans le cadre des 75e séances scientifiques de l'American Diabetes Association et elles ont également été publiées dans la revue New England Journal of Medicine.

« Les patients atteints de diabète de type 2 ont besoin d'antihyperglycémiants pour les aider à maîtriser leur glycémie. Comme ils présentent un risque accru de complications CV, il est important de bien comprendre le profil d'innocuité CV de ces médicaments », a déclaré Rury Holman, coprésident de l'étude, professeur de médecine diabétique et directeur du Diabetes Trial Unit (DTU) de l'Université d'Oxford. « Les résultats de l'étude TECOS ont montré que la sitagliptine n'entraîne pas d'augmentation du risque d'événements CV dans un groupe composé de différents patients atteints de diabète de type 2 et présentant un risque CV élevé. »

« L'étude TECOS renferme un important ensemble de données solides recueillies auprès de plus de 14 000 diabétiques suivis pendant près de 3 ans. » A précisé le Dr Paul Armstrong, professeur de distinction au Département de médicine de l'Université d'Alberta. «  Grâce à l'étude TECOS, nous savons à présent que la sitagliptine, lorsqu'elle est ajoutée au traitement habituel  contre le diabète, n'entraîne ni augmentation du risque d'événement cardiovasculaire ni hausse des cas d'insuffisance cardiaque. »

« L'étude TECOS tant attendue est enfin arrivée à son terme et nous a fourni de solides données objectives sur son profil cardiovasculaire. » A rajouté  Dr Jean-Marie Ekoé, MD, CSPQ, PD, Professeur Titulaire de Médecine, Endocrinologie, Métabolisme et Nutrition, à l'Université de Montréal. « Aucune augmentation d'événements cardiovasculaires chez plus de 14 000 sujets diabétiques et surtout pas d'augmentation quant aux hospitalisations pour insuffisance cardiaque. »

Autres données tirées de l'étude TECOS sur l'innocuité CV

L'étude TECOS, axée sur la survenue d'événements cliniques, visait à évaluer l'innocuité CV à long terme de la sitagliptine ajoutée au traitement habituel comparativement au traitement habituel  sans sitagliptine, chez des patients atteints de diabète de type 2 et d'une maladie CV établieii. La sitagliptine, en plus de n'avoir été associée à aucune augmentation du risque de survenue d'événements du paramètre CV principal composé, a permis d'atteindre le paramètre CV secondaire composé (défini comme étant le délai avant la survenue du premier événement CV confirmé parmi les suivants : décès d'origine CV, IM non fatal ou AVC non fatal), ce qui démontre l'atteinte du paramètre de non-infériorité, comparativement au traitement habituel sans sitagliptine (RR = 0,99; IC à 95 % [0,89 à 1,11]; p < 0,001 pour le paramètre de non-infériorité)i.

Parmi les autres paramètres secondaires évaluant le délai avant la survenue du premier événement confirmé, l'hospitalisation en raison d'une insuffisance cardiaque a été signalée chez 3,1 % (n = 228) des patients traités avec la sitagliptine et chez 3,1 % (n = 229) des patients du groupe placebo (RR = 1,00; IC à 95 % [0,83 à 1,20])i. Le taux de mortalité, toutes causes confondues, était similaire dans les deux groupes de traitement, soit 7,5 % (n = 547) chez les patients du groupe sitagliptine et 7,3 % (n = 537) chez les patients du groupe placebo (RR = 1,01; IC à 95 % [0,90 à 1,14])i.

Les cas de pancréatite aiguë peu fréquents sont survenus chez 0,3 % (n = 23) des patients sous sitagliptine et chez 0,2 % (n = 12) des patients sous placebo; la différence entre les deux groupes n'était pas statistiquement significative (p = 0,065)i. Les cas de cancer du pancréas, également peu fréquents, sont survenus chez 0,1 % (n = 9) des patients sous sitagliptine et chez 0,2 % (n = 14) des patients sous placebo; la différence entre les deux groupes n'était pas statistiquement significative (p = 0,322)i.

Dans les autres analyses secondaires du paramètre composé comprenant le délai avant la première hospitalisation confirmée en raison d'une insuffisance cardiaque ou le premier décès d'origine CV confirmé, ces événements sont survenus chez 7,3 % (n = 538) des patients traités avec la sitagliptine et chez 7,2 % (n = 525) des patients du groupe placebo (RR = 1,02; IC à 95 % [0,90 à 1,15])i. La proportion de patients dont le décès était d'origine CV était de 5,2 % (n = 380) dans le groupe sitagliptine, comparativement à 5,0 % (n = 366) dans le groupe placebo (RR = 1,03; IC à 95 % [0,89 à 1,19])i.

La proportion de patients dont le décès n'était pas d'origine CV était de 2,3 % dans les deux groupes de traitementi. Le taux de décès attribuables à une infection était de 0,6 % et 0,7 % dans les groupes sitagliptine et placebo, respectivementi. On a observé une légère réduction du débit de filtration glomérulaire estimé (DFGe), une mesure de la fonction rénale, dans les deux groupes de traitement durant l'étude : au 48e mois, la variation moyenne par rapport aux valeurs initiales était de -4,0 ± 18,4 mL/min/1,73 m2 dans le groupe sitagliptine et de -2,8 ± 18,3 mL/min/1,73 m2 dans le groupe placeboi.

« Nous croyons que les résultats de l'étude TECOS fournissent des renseignements cliniques importants au sujet du profil d'innocuité cardiovasculaire de la sitagliptine », a mentionné le Dr Roger M. Perlmutter, président, Laboratoires de recherche de Merck. « L'étude TECOS sur l'innocuité CV rend le mieux compte des efforts déployés par les cliniciens-chercheurs du Duke Clinical Research Institute (DCRI), de l'Université d'Oxford, et de Merck pour les patients de partout dans le monde qui sont atteints de diabète de type 2. »

Pour réduire au minimum tout effet potentiel que les écarts relatifs à la maîtrise de la glycémie pourraient avoir sur les résultats cardiovasculaires, l'étude visait à obtenir une maîtrise similaire de la glycémie (équilibre glycémique) entre les groupes de traitementii. Après quatre mois, le taux moyen d'HbA1c était de 0,4 % inférieur dans le groupe sitagliptine, comparativement au groupe placebo, puis, au cours du suivi, ce taux s'est amoindri et il n'était plus que de 0,1 % inférieur dans le groupe sitagliptine, comparativement au groupe placeboi. Cela a entraîné une différence de -0,29 % chez les patients traités avec la sitagliptine, comparativement au placeboi. Comparativement aux patients ayant reçu le placebo, un nombre moins élevé de patients traités avec la sitagliptine ont reçu conjointement d'autres antihyperglycémiants au cours de la période d'étude (1 591 vs 2 046 patients, respectivement; p < 0,001) et étaient moins susceptibles de recevoir une insulinothérapie prolongée (542 vs 744 patients, respectivement; p < 0,001)i.

Protocole et méthode de l'étude

Le Diabetes Trial Unit (DTU) et le Duke Clinical Research Institute (DCRI) de l'Université d'Oxford, deux centres de recherche universitaires indépendants, ont mené en collaboration l'étude TECOS, commanditée par MSDii. Au total, 14 735 patients de 38 pays ont été répartis au hasard de décembre 2008 à juillet 2012i. De ce nombre, 14 671 ont été inclus dans l'analyse selon l'intention de traiter; 7 332 patients ont reçu la sitagliptine et 7 339, le placebo, en plus du traitement actuel. La durée médiane du suivi était de trois ans, avec une durée de suivi maximale de 5,7 ansi.

Les patients ayant participé à l'étude étaient atteints de diabète de type 2 et d'une maladie CV établie au niveau des artères coronaires, cérébrales ou périphériquesi. Ils étaient âgés d'au moins 50 ans, présentaient un taux initial d'HbA1c de 6,5 à 8,0 % et recevaient, depuis au moins trois mois une dose stable, soit de metformine, de pioglitazone ou d'une sulfonylurée administrés seuls ou en association; ou de l'insuline en monothérapie ou en association avec une dose stable de metforminei. Les participants ont été répartis au hasard pour recevoir la sitagliptine à 100 mg par jour (50 mg par jour lorsque le DFGe initial était ≥ 30 et < 50 mL/min/1,73 m2) ou un placebo correspondanti.

Aux fins d'évaluation de la principale hypothèse de non-infériorité, on a dû déterminer si la limite supérieure de l'intervalle de confiance à 95 % pour le risque relatif associé au risque d'événements du paramètre CV principal composé (délai avant le premier événement) entre les deux groupes (sitagliptine et placebo) dans la population évaluable selon le protocole de l'étude ne dépassait pas 1,3, à l'aide d'une analyse secondaire clé des données relatives à la population en intention de traiteri. Si la non-infériorité au regard du paramètre CV principal composé était atteinte, la supériorité devait être évaluée dans la population en intention de traiteri.

À propos de JANUVIA

Au Canada, JANUVIA est indiqué comme traitement d'appoint à un régime alimentaire et à l'exercice pour améliorer le contrôle glycémique chez les adultes atteints de diabète de type 2, en monothérapie chez les patients pour qui la metformine est inappropriée en raison de contre-indications ou d'intolérance, ou en association avec la metformine, une sulfonylurée ou la pioglitazone, ou comme traitement d'appoint à un traitement associant une sulfonylurée et la metformine ou la pioglitazone et la metformine lorsque le régime alimentaire et l'exercice ne procurent pas une maîtrise glycémique adéquate. JANUVIA est également indiqué comme traitement d'appoint à l'insuline prémélangée ou à l'insuline à action prolongée ou intermédiaire (avec ou sans metformine) lorsque le régime alimentaire et l'exercice jumelés à la prise d'insuline ne procurent pas une maîtrise glycémique adéquate.

Certains renseignements importants sur l'innocuité de la sitagliptine

Des cas de pancréatite aiguë, y compris de pancréatite hémorragique ou nécrosante fatale et non fatale, ont été signalés chez des patients recevant JANUVIA. Après l'instauration d'un traitement avec JANUVIA, on doit surveiller attentivement les patients à la recherche de signes ou de symptômes de pancréatite. En cas de pancréatite soupçonnée, le traitement au moyen de JANUVIA doit être immédiatement interrompu et une prise en charge adéquate doit être instaurée. Parmi les facteurs de risque de pancréatite, on compte les antécédents de pancréatite, de lithiase biliaire, d'alcoolisme ou d'hypertriglycéridémie.

Un nombre limité de patients présentant une insuffisance cardiaque congestive (ICC) ont participé aux études cliniques avec la sitagliptine. Les patients atteints d'ICC nécessitant un traitement pharmacologique ou atteints d'ICC de classe III ou IV de la NYHA ont été exclus des études portant sur la sitagliptine en association avec la metformine. Un petit nombre de patients atteints d'ICC de classes I et II ont été inclus. L'utilisation de JANUVIA n'est pas recommandée chez ces patients.

Un ajustement de la posologie est recommandé chez les patients présentant une insuffisance rénale modérée ou grave et chez ceux présentant une insuffisance rénale au stade terminal requérant une hémodialyse ou une dialyse péritonéale 

Pour de plus amples renseignements sur les effets indésirables, consultez la monographie du produit à l'adresse www.merck.ca.

À propos de Merck

La société Merck d'aujourd'hui est un chef de file mondial dans le domaine des soins de santé qui œuvre au bien-être du monde. Merck est connue sous le nom de MSD à l'extérieur du Canada et des États-Unis. Grâce à nos médicaments d'ordonnance, vaccins, traitements biologiques, produits de santé grand public et de santé animale, nous collaborons avec nos clients et œuvrons dans plus de 140 pays à procurer des solutions de santé novatrices. Nous démontrons également notre détermination à améliorer l'accès aux soins de santé grâce à des politiques, programmes et partenariats d'envergure. Pour de plus amples renseignements à propos de nos activités au Canada, visitez le site à l'adresse www.merck.ca.

Déclarations prospectives

Ce communiqué contient des « déclarations prospectives » (forward looking statements), au sens des dispositions libératoires de la Private Securities Litigation Reform Act de 1995 des États-Unis. Ces déclarations sont fondées sur les convictions et les prévisions actuelles de la direction de Merck et sont soumises à de nombreux risques et incertitudes. Rien ne garantit que les produits au stade expérimental recevront les approbations nécessaires des organismes de réglementation ou qu'ils auront un succès commercial. Si les postulats comptables se révèlent inexacts ou en cas de risques ou d'incertitudes, les résultats réels peuvent différer de façon appréciable de ceux que décrivent les déclarations prospectives.

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La monographie du produit et les renseignements à l'intention des patients se trouvent à l'adresse www.merck.ca.

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1 L'hypothèse principale de non-infériorité de la sitagliptine par rapport au placebo pour les événements du paramètre CV composé était fondée sur l'analyse réalisée dans la population évaluable selon protocole.

i Green, J.B. et coll., Effect of Sitagliptin on Cardiovascular Outcomes in Type 2 Diabetes, New England Journal of Medicine, juin 2015.

ii Green, J.B. et coll., Rationale, design, and organization of a randomized, controlled Trial Evaluating Cardiovascular Outcomes with Sitagliptin (TECOS) in patients with type 2 diabetes and established cardiovascular disease, American Heart Journal, 166(6), déc. 2013, p. 983-989.e7.

 

SOURCE Merck Canada Inc.

Renseignements : Relations avec les médias : Annick Robinson, 438 837-2550; Relations avec les investisseurs : Justin Holko, 908 740-1879

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