L'étude mondiale d'IBM sur la pénibilité des trajets quotidiens révèle un
problème de congestion dans les grandes villes internationales

    
    -   Le sondage a été effectué auprès de 8 192 automobilistes, dans 20
        villes de six continents.
    -   La circulation s'est généralement aggravée, ces trois dernières
        années.
    -   Moscou est aux prises avec des embouteillages de deux heures et
        demie.
    -   Malgré la congestion, les automobilistes de Beijing déclarent que la
        circulation s'est améliorée.
    -   Houston, New York et Los Angeles s'en sortent relativement assez
        bien.
    

ARMONK, NY, le 30 juin /CNW/ - Les trajets quotidiens dans certaines des plus grandes villes du monde, économiquement parlant, sont plus longs et plus exténuants que jamais, reflétant l'incapacité de l'infrastructure de transport à suivre le rythme de l'activité économique, selon la première étude mondiale IBM sur la pénibilité des trajets quotidiens, publiée aujourd'hui.

IBM a effectué un sondage auprès de 8 192 automobilistes, dans 20 villes de six continents, la majorité indiquant que la circulation s'était aggravée, les trois dernières années. La congestion qui sévit actuellement dans beaucoup de villes en développement est un phénomène relativement récent, qui est apparu en même temps que la rapide croissance économique de ces villes, les 10 ou les 20 dernières années. Par contre, la circulation dans des villes comme New York, Los Angeles ou Londres a augmenté graduellement sur plusieurs dizaines d'années, donnant aux responsables plus de temps et de ressources pour régler le problème.

Par exemple, la classe moyenne en Chine est en pleine croissance, le nombre de nouvelles voitures enregistré à Beijing, les quatre premiers mois de 2010, ayant connu une hausse de 23,8 % pour atteindre 248 000 véhicules, selon le bureau des taxes municipales de Beijing. Selon les prévisions, le montant total des investissements de Beijing dans son métro devrait être supérieur à 331,2 milliards de yuans, d'ici 2015, car la ville va plus que doubler le réseau actuel, d'après Beijing Infrastructure Investment Co., Ltd. La ville compte investir 80 milliards de yuans en 2010 pour créer son infrastructure de transport.

L'étude a livré quelques points intéressants. Au total, 48 % des automobilistes de Beijing ont indiqué que la circulation s'était améliorée les trois dernières années (pourcentage le plus élevé du sondage), ce qui reflète les initiatives qui ont été prises pour améliorer le réseau de transport de cette ville. En outre, le trajet quotidien des conducteurs à Stockholm, en Suède, semble être, sinon agréable, du moins sans problème. Seuls 14 % des automobilistes suédois interrogés ont déclaré que le trafic nuisait à leur rendement au travail ou à l'école.

Pourtant, dans l'ensemble, l'étude brosse le tableau de nombreux citadins qui se démènent chaque jour pour se rendre au travail et en revenir. Ainsi par exemple, 57 % de tous les répondants déclarent que la circulation routière nuit à leur santé, ce pourcentage grimpant à 96 % à New Delhi et à 95 % à Beijing.

De même, 29 % indiquent que la circulation a eu des effets néfastes sur leur rendement au travail ou à l'école, ce pourcentage passant à 84 % à Beijing, 62 % à New Delhi et 56 % à Mexico.

Moscou est connue pour la durée de ses embouteillages. Les automobilistes russes précisent que les retards avoisinent en moyenne les deux heures et demie, lorsqu'on leur demande d'indiquer la durée du pire embouteillage qu'ils aient connu, ces trois dernières années.

Indice IBM de pénibilité des trajets quotidiens

IBM a compilé les résultats de l'étude selon un indice qui classe le prix affectif et économique des trajets quotidiens dans chaque ville, sur une échelle de 1 à 100, 100 étant le plus coûteux. L'indice révèle une énorme disparité dans la pénibilité des déplacements quotidiens d'une ville à l'autre. Stockholm connaît les déplacements quotidiens les moins pénibles de toutes les villes ayant fait l'objet de l'étude, suivie de Melbourne, de Houston (à égalité avec Melbourne) et de New York. Voici le classement :

L'indice compte 10 paramètres :1) durée des trajets quotidiens, 2) temps de blocage dans la circulation, étant entendu que : 3) le prix de l'essence est déjà trop élevé, 4) la circulation s'est aggravée, 5) les arrêts et démarrages posent un problème, 6) conduire, c'est stressant, 7) conduire peut provoquer de la colère, 8) la circulation affecte le travail, 9) la circulation est si mauvaise que les véhicules sont immobilisés, et 10) certains décident de ne pas se déplacer à cause du trafic. Les villes affichent les résultats suivants : Beijing : 99, Mexico : 99, Johannesburg : 97, Moscou : 84, New Delhi : 81, Sao Paolo : 75, Milan : 52, Buenos Aires : 50, Madrid: 48, Londres : 36, Paris : 36, Toronto : 32, Amsterdam : 25, Los Angeles : 25, Berlin : 24, Montréal : 23, New York : 19, Houston : 17, Melbourne : 17, Stockholm : 15.

"Les solutions traditionnelles - construire plus de routes - ne suffiront pas à vaincre la croissance de la circulation dans ces villes à l'évolution rapide. Il faut donc déployer plusieurs solutions en même temps, pour éviter d'engorger les réseaux de transport, déclare Naveen Lamba, chef de secteur mondial IBM pour un transport intelligent. Il faut de nouvelles techniques qui permettent aux responsables des transports de mieux comprendre et de gérer proactivement les flots de circulation".

Étude mondiale IBM sur la pénibilité des trajets quotidiens - Principaux résultats

Les résultats de l'analyse du sondage ont révélé un certain nombre d'éléments clés liés à la manière dont la circulation touche les banlieusards:

    
    -   49 % des conducteurs des 20 villes pensent que la circulation
        routière s'est aggravée, les trois dernières années, et 18 % estiment
        qu'elle s'est beaucoup dégradée. Cinq pour cent seulement prétendent
        que la circulation s'est considérablement améliorée, seules Beijing
        (16 %) et New Delhi (17 %) atteignant des résultats à deux chiffres.
        Il existe sept points névralgiques, selon les deux cases du bas
        (circulation "passable" ou "bien pire") : Johannesburg (80 %), Moscou
        (64 %), Toronto (64 %), Mexico (62 %), Sao Paulo (61 %), Milan (59 %)
        et Buenos Aires (57 %).

    -   87 % des répondants ont été bloqués dans des embouteillages, ces
        trois dernières années, le retard moyen étant d'une heure. Les
        "meilleures" villes sont Melbourne, Stockholm et Buenos Aires, où 25
        % des automobilistes ou plus déclarent qu'ils n'ont jamais été
        coincés dans la circulation. À l'autre bout du spectre, on trouve
        Moscou, où le retard moyen est de deux heures et demie et où plus de
        40 % des conducteurs disent avoir été bloqués dans des bouchons
        pendant plus de trois heures.

    -   Le tiers des répondants (31 %) ajoute que la circulation a été si
        mauvaise, ces trois dernières années, qu'ils ont fait demi-tour et
        sont rentrés chez eux. Le pourcentage à Beijing est cependant de 69 %
        (le plus élevé du sondage) et seulement de 15 % à Berlin (le plus
        faible).

    -   S'il était possible de réduire le temps de déplacement, 16 % des
        répondants du monde entier choisiraient de travailler davantage. À
        New Delhi, 40 % indiquent qu'ils travailleraient plus (pourcentage le
        plus élevé du sondage), comparés à 5 % à Madrid (pourcentage le plus
        faible).
    

L'étude sur la pénibilité des trajets quotidiens a été effectuée par IBM pour mieux comprendre ce que les consommateurs pensent de l'engorgement des routes, car le problème atteint des proportions catastrophiques, à l'échelle du pays, et les niveaux élevés d'émission de dioxyde de carbone entraînent des préoccupations d'ordre environnemental. Cette situation touche les communautés du monde entier, dans lesquelles les administrations publiques, les citoyens et les entreprises du secteur privé cherchent plus que des remèdes classiques, comme l'ajout de routes et un meilleur accès aux transports publics, pour renverser les effets négatifs de la hausse de la congestion.

Cette année marque la première étude sur la pénibilité des trajets quotidiens à l'échelle internationale. IBM a déjà mené cette étude aux États-Unis en 2008 et 2009.

IBM travaille activement dans le domaine du transport plus intelligent, par l'entremise d'une équipe internationale de scientifiques, de spécialistes de l'industrie et de professionnels des services informatiques pour chercher, tester et déployer de nouvelles fonctions de gestion de l'information routière dans les villes, à l'échelle mondiale. Les résultats de l'étude sur la pénibilité des trajets quotidiens serviront à évaluer les préoccupations des citoyens face au trafic, ainsi que les problèmes des banlieusards; à développer des solutions comme l'automatisation des péages, les prévisions de circulation en temps réel, les frais pour congestion routière et la planification intelligente d'itinéraires; enfin, ils serviront de base pour lancer de nouvelles méthodes innovantes visant à réduire la circulation.

SOURCE IBM Canada Ltée

Renseignements : Renseignements: Leslie Plant, IBM Media Relations, 416-478-9840, 416-526-5647, laplant@ca.ibm.com


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