Les travailleurs de Cépal l'Auberge Nature à Jonquière sont prêts pour la grève

MONTRÉAL, le 28 mai 2013 /CNW Telbec/ - Réunis en assemblée générale le 21 mai 2013, les 15 travailleurs de Cépal l'Auberge Nature à Jonquière se sont prononcés à 85 % en faveur du déclenchement des moyens de pression pouvant aller jusqu'à une grève générale illimitée.

Les travailleurs sont sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2011, et les négociations n'avancent toujours pas, et ce, malgré la présence d'une conciliatrice du ministère du Travail dans le dossier à la demande du syndicat. En effet, la nouvelle direction de l'établissement refuse catégoriquement de composer avec un syndicat dans l'entreprise.

Sébastien Boies, représentant syndical de l'Union des employés et employées de service, section locale 800 (UES 800), syndicat affilié à la FTQ, dénonce la mauvaise foi de l'employeur : « Si l'employeur mettait autant d'efforts à négocier qu'il en met à tenter de faire tomber le syndicat, cela ferait longtemps qu'on aurait une nouvelle convention collective. La situation est déplorable. Avant même le début des négociations, l'employeur manifestait ouvertement son désir de se débarrasser du syndicat. » À ce titre, une plainte pour ingérence syndicale sera déposée sous peu à la Commission des relations du travail.

Le manque de respect des relations de travail et des travailleurs sont au cœur du litige. L'employeur fait défaut de se conformer tant à la convention collective au maintien des conditions de travail prévues par la convention collective échue que ce dernier a librement négociée. De plus, l'employeur a déposé plusieurs demandes comportant des reculs importants sur les conditions de travail pour des motifs économiques.

Contrairement à ce que l'employeur a mentionné lors de l'entrevue qu'il a donnée à Radio-Canada Saguenay le 18 décembre 2012 à l'effet que le service d'hébergement ne sera plus offert pour des raisons économiques, le taux de salaire des employés à l'échéance de la convention collective, était à peine supérieur au salaire minimum des normes du travail, variant entre 9,65 $ à 13,45 $ de l'heure, et ce, pour des travailleurs avec une moyenne de plus de dix ans d'ancienneté.

Le syndicat déplore aussi le manque de transparence de l'employeur. En effet, l'annonce de la fermeture définitive du service de l'hébergement a eu pour conséquence la mise à pied d'une douzaine de travailleurs. Par contre, selon les informations reçues par le syndicat, l'employeur a recommencé à louer des chambres depuis quelques semaines sans rappeler les travailleurs mis à pied au travail.

Le comité de négociation se rencontrera dans les prochains jours afin d'évaluer l'ensemble de la situation et d'adopter une stratégie.

SOURCE : Union des employés et employées de service, section locale 800 (FTQ)

Renseignements :

Thao Dao, 514 887-3463


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