Les spécialistes recommandent l'administration immédiate du vaccin H1N1 à
toutes les femmes enceintes en étant à plus de 20 semaines de gestation

OTTAWA, le 22 oct. /CNW Telbec/ - À la suite de discussions avec l'Agence de la santé publique du Canada et en fonction des données soutenant d'autres vaccins avec adjuvant, ainsi qu'en fonction de l'expérience cumulée à ce jour de par le monde en ce qui concerne le vaccin H1N1 avec adjuvant, des spécialistes canadiens affirment que le vaccin H1N1 (qu'il soit avec adjuvant ou sans adjuvant) est sûr pour ce qui est des femmes enceintes.

Hier à Ottawa, l'honorable Leona Aglukkaq, ministre de la Santé, a annoncé l'approbation du vaccin H1N1 avec adjuvant, l'innocuité et l'efficacité de ce dernier ayant été établies. Les provinces et les territoires commenceront à mettre en œuvre leurs programmes de vaccination d'ici quelques jours.

Un adjuvant est une substance qui contribue à stimuler la réaction immunitaire du corps; il aide à accélérer et à accentuer les capacités du corps à combattre un virus. Il s'agit d'un produit naturel composé d'huile de poisson, d'eau et de vitamine E. Bien qu'il s'agisse de la première fois que ces substances sont utilisées dans un vaccin antigrippal, ces adjuvants sont utilisés dans d'autres vaccins depuis des décennies. De nombreux pays de partout dans le monde affirment que les deux types de vaccin H1N1 sont sûrs, même pour les femmes enceintes.

"Les femmes devraient se voir offrir l'option de recevoir l'un ou l'autre des vaccins H1N1 en fonction de données factuelles, et non de craintes quant à leur innocuité. À l'heure actuelle, l'importance de chercher à déterminer lequel des deux vaccins devrait être administré aux femmes enceintes est moins urgente que celle de la décision de se faire vacciner, quel que soit le type de vaccin utilisé", a affirmé le Dr Michel Fortier, président de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada.

    
    Les facteurs à prendre à considération lorsque vient le temps de
    déterminer lequel des vaccins H1N1 devrait être administré aux femmes
    enceintes sont les suivants :

    - La quantité d'inoculat viral requise pour protéger une personne : Le
      vaccin avec adjuvant compte quatre fois moins de matériel viral que le
      vaccin sans adjuvant.

    - Le nombre de doses requis pour obtenir l'immunité : Une seule dose de
      vaccin avec adjuvant et, peut-être, de multiples doses du vaccin sans
      adjuvant.

    - Le potentiel de protection croisée contre les mutations du virus : Le
      vaccin avec adjuvant présente une plus forte probabilité d'offrir une
      protection croisée contre les mutations.
    

Innocuité

L'adjuvant utilisé par GSK a été mis à l'essai chez près de 45 000 personnes de par le monde et a été évalué par Santé Canada et d'autres organismes de réglementation, dans le cadre de l'analyse visant le vaccin H5N1 pendant la période prépandémie. Aucune préoccupation significative quant à l'innocuité de l'utilisation du vaccin avec adjuvant n'a alors été soulevée.

En juin 2009, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a tenu des consultations sur l'innocuité des vaccins antigrippaux avec adjuvant afin d'analyser et d'étudier les préoccupations connues et théoriques en matière d'innocuité, ainsi qu'afin de discuter de l'évaluation prospective de l'innocuité des vaccins en question. Les participants en sont alors venus à la conclusion qu'il n'existait aucune préoccupation en matière d'innocuité ni aucun obstacle à l'évaluation ou à l'utilisation des vaccins avec adjuvant pour contrer le virus H1N1 actuel.

Toutes les données disponibles semblent indiquer que les vaccins avec adjuvant sont tout aussi sûrs que les vaccins sans adjuvant. En juillet, le Strategic Advisory Group of Experts (SAGE) de l'OMS a émis la recommandation suivante : les femmes enceintes devraient se voir administrer un vaccin sans adjuvant, dans la mesure du possible; cependant, un vaccin avec adjuvant peut être utilisé, au besoin.

Le Dr Butler-Jones a déclaré que "la vaccination constitue réellement la meilleure façon de protéger la mère et l'enfant contre les effets potentiellement dévastateurs du virus H1N1. Les avantages escomptés de la vaccination l'emportent clairement sur les risques subjectifs qui sont associés à l'un ou l'autre des vaccins H1N1".

Recommandations de la SOGC en ce qui concerne les femmes enceintes

Vaccination

La SOGC recommande que toutes les femmes enceintes en étant à plus de 20 semaines de gestation et que toutes les femmes enceintes en étant à moins de 20 semaines de gestation et présentant des facteurs de risque sous-jacents soient vaccinées contre le virus H1N1 dès qu'un vaccin sera disponible, que celui-ci compte un adjuvant on non. Dans les régions où les taux de grippe H1N1 sont élevés ou en croissance, les fournisseurs de soins de santé devraient offrir une vaccination immédiate au moyen de vaccins avec adjuvant et ne pas attendre l'arrivée des vaccins sans adjuvant sur le marché (ce qui pourrait ne se produire qu'en novembre).

Prescription d'antiviraux

La SOGC recommande aux fournisseurs de soins de santé de remettre, à chacune de leurs patientes enceintes, une ordonnance à n'utiliser que si des symptômes du virus H1N1 en viennent à se manifester. Les antiviraux ne doivent pas être utilisés à des fins prophylactiques. Les femmes et les membres de leur famille devraient être au courant de la nature des symptômes graves du virus H1N1, lesquels doivent mener à la consultation de services d'urgence.

Affiches, fiches de renseignements détachables

Des documents d'information publique au sujet du virus H1N1 et de la grossesse ont été produits et seront postés cette semaine à divers fournisseurs de soins de santé. Si, d'ici la fin de la semaine prochaine, ceux-ci n'ont toujours pas reçu les documents en question, nous les prions de bien vouloir en aviser la SOGC.

Donner l'exemple

La SOGC recommande que les fournisseurs de soins de santé, les membres de leur famille et leurs employés de bureau se fassent immuniser dès que possible. Les docteurs Michel Fortier (président de la SOGC), André Lalonde (vice-président administratif de la SOGC) et Vyta Senikas (vice-présidente administrative associée de la SOGC) entendent bien se faire administrer le vaccin H1N1 dans les prochains jours.

À propos de la SOGC

La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) est l'un des plus anciens organismes nationaux de médecine spécialisée du pays. Fondée en 1944, la SOGC a pour mission de promouvoir l'excellence dans la pratique de l'obstétrique-gynécologie et la santé des femmes par le leadership, la défense des droits, la collaboration, la prise de contact et l'éducation. La SOGC représente les obstétriciens, les gynécologues, les médecins de famille, les infirmières, les sages-femmes et les professionnels paramédicaux qui travaillent dans le domaine de la sexualité et de la santé génésique. Pour obtenir davantage d'information, consultez le site Web de la SOGC à l'adresse suivante : www.sogc.org.

SOURCE Société des obstétriciens et gynécologues du Canada

Renseignements : Renseignements: Natalie Wright, Directrice, Communications et éducation publique, Société des obstétriciens et gynécologues du Canada, Tél.: (613) 730-4192 ou 1-800-561-2416, poste 366, nwright@sogc.com; Porte-parole de la SOGC: Dr Michel Fortier, président; Dr André B. Lalonde, vice-président administratif; Dr Vyta Senikas, vice-présidente administrative associée

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Société des obstétriciens et gynécologues du Canada

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