Les petites entreprises en bonne position de tirer parti de l'amélioration
des perspectives économiques, selon des économistes de la Banque Scotia

TORONTO, le 21 oct. /CNW/ - Si la glissade dans la récession et le ralentissement de la production ont été beaucoup plus rapides et profonds que prévu, la transition vers la reprise semble, de son côté, se dérouler de façon très rapide et très vigoureuse. Voilà les conclusions auxquelles arrive un rapport publié aujourd'hui par Études économiques Scotia et intitulé "What A Difference A Year Makes!"

"L'économie mondiale sort des griffes de la récession", constate Aron Gampel, économiste en chef adjoint à la Banque Scotia. "Les pays ayant été les moins touchés par la crise de l'an dernier, soit des pays en développement comme la Chine, l'Inde et le Brésil, et l'Australie parmi les pays développés, connaissent déjà une croissance vigoureuse. Pour d'autres pays développés, comme les États-Unis et le Canada, durement touchés par la crise, les principaux indicateurs financiers et économiques prennent du mieux. Comme le système bancaire mondial reprend vie, le crédit commence à circuler et les rouages du commerce international se remettent lentement en branle."

Les forces du marché contribuent à cette reprise économique. La faiblesse des prix incite en effet les ménages et les entreprises à acheter plus, et l'activité industrielle reprend afin de reconstituer les stocks décimés par les réductions massives de production et la reprise récente des ventes.

Mais ce sont aux efforts extraordinaires déployés par les décideurs politiques, des États-Unis surtout, mais aussi d'ailleurs, que revient la plus grande part du mérite de cette embellie du rendement. "Les capitales du monde entier exercent une impulsion monétaire et fiscale sans précédent et hautement synchronisée. Ces importantes mesures de stimulation économique donnent à l'économie mondiale les moyens nécessaires pour qu'elle puisse se tirer de ce fort mauvais pas", estime M. Gampel.

"Études économiques Scotia prévoient maintenant que l'économie canadienne continuera à prendre du mieux pendant toute l'année 2010", poursuit M. Gampel. "Nous avons déjà assisté à une reprise des dépenses intérieures, quoique la relative inertie du commerce extérieur continue de ralentir le rythme de la reprise."

Selon les auteurs du rapport, cette dichotomie du rendement au Canada - entre la vigueur des activités tournées vers le marché national et la faiblesse de celles tournées vers les exportations - risque de durer encore un certain temps. Bien que les États-Unis se remettent lentement de la forte trouille qu'ils ont connue, la reprise de la croissance du plus important partenaire commercial du Canada fait toujours face à des problèmes inhabituellement ardus, et nombre de ces problèmes continueront de nuire aux exportations canadiennes et à leur rendement à long terme.

Néanmoins, l'amélioration générale du contexte économique, au Canada comme ailleurs dans le monde, devrait donner aux petites et moyennes entreprises canadiennes encore plus d'occasions de croissance.

    
    -   Les coûts du crédit devraient rester "plus faibles plus longtemps",
        ce qui permettra de soutenir cette nouvelle reprise.
    -   Les divers gouvernements canadiens entendent résolument offrir des
        mesures radicales de stimulation fiscale pendant ce qui sera
        probablement une longue convalescence économique et financière.
    -   Au Canada, les bilans financiers sont relativement sains, ce qui
        permet aux ménages et aux entreprises de participer plus
        dynamiquement à la reprise.
    -   Les entreprises doivent continuer à prospecter les régions à
        croissance élevées, surtout la Chine et l'Inde dans la région de
        l'Asie-Pacifique et le Brésil en Amérique latine, pays qui ont été
        moins touchés par la crise financière de l'an dernier.
    -   Les divers gouvernements canadiens continuent à alléger le fardeau
        fiscal qui pèse sur les petites entreprises.
    

De plus, "les petites entreprises ont l'avantage de la souplesse; elles peuvent s'adapter aisément aux changements et tirer rapidement parti des occasions qui se présentent", affirme Kyle McNamara, directeur général et chef, Petites entreprises, Banque Scotia. "En tenant compte des imprévus et en les intégrant à leur plan d'affaires, les propriétaires de petites entreprises peuvent atténuer les risques et se positionner en vue de la croissance."

Petites entreprises = peu de pertes d'emploi

Au cours de l'année écoulée, l'emploi dans les petites entreprises canadiennes a mieux résisté que dans les plus grandes sociétés du pays. Selon les données tirées de l'enquête de Statistique Canada sur la population active, les petites entreprises, soit celles comptant moins de 100 employés, fournissent 67 % de tous les emplois salariés au Canada. Cependant, elles ne représentent que 37 % des pertes d'emploi nettes subies entre le troisième trimestre de 2008 et le troisième trimestre de 2009.

"Les secteurs économiques dans lesquels les petites entreprises et les grandes entreprises sont actives expliquent en partie les bons résultats des premières en matière d'emploi", remarque Adrienne Warren, économiste principale à Études économiques Scotia. "Environ 75 % des petites entreprises sont actives dans le secteur des services et ont profité de la vigueur relative de la demande intérieure alors que les secteurs très connus axés sur l'exportation, la fabrication et les ressources, comme ceux de l'automobile, de la haute technologie et de l'acier, procédaient à des mises à pied massives et réduisaient leurs effectifs."

La demande comprimée en main-d'œuvre représente un autre facteur qui favorise les petites entreprises. En effet, la première contrainte citée par les petits et moyens entrepreneurs au cours des dernières années a été la pénurie de main-d'œuvre qualifiée. Les petites entreprises, avec des coûts de recrutement et de formation relativement élevés et aux prises avec un fort roulement du personnel, seraient peut-être moins enclines à laisser partir des employés pendant une période de ralentissement économique.

"Les petites entreprises ont atténué les pertes d'emploi au Canada et pourraient bien prendre la tête de la reprise", conclut Mme Warren. "Les petites entreprises et les travailleurs indépendants sont très présents dans les secteurs dont la croissance prévue sera élevée au cours des prochaines années - les métiers de la construction et des services, les soins de santé, les services environnementaux, les technologies de l'information et les conseils en gestion. Entretemps, les pressions concurrentielles, y compris la vigueur du dollar canadien, les faibles coûts de production à l'étranger et la faiblesse de la demande américaine pourraient forcer les secteurs traditionnels de la fabrication à maintenir en permanence des effectifs réduits."

Études économiques Scotia propose à sa clientèle une analyse approfondie des facteurs qui façonnent les perspectives du Canada et de l'économie mondiale, notamment l'évolution macroéconomique, les tendances des marchés de change et des capitaux, le rendement des produits de base et de l'industrie ainsi que les enjeux relatifs aux politiques monétaires, fiscales et gouvernementales.

SOURCE Banque Scotia - Rapports économiques

Renseignements : Renseignements: Aron Gampel, (416) 866-6259, aron_gampel@scotiacapital.com; Adrienne Warren, (416) 866-4315, adrienne_warren@scotiacapital.com ou Robyn Harper, Affaires publiques, (416) 933-1093, robyn_harper@scotiacapital.com

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