Les perspectives économiques indiquent que l'Ontario sera l'un des champions de la croissance

La correction rapide des cours du pétrole change les perspectives économiques, suscitant des performances en dents de scie au pays

OTTAWA, le 23 févr. 2015 /CNW/ - L'effondrement soudain des cours du pétrole a considérablement changé le paysage économique au Canada et partout dans le monde. Alors que certaines provinces en souffriront, l'Ontario, lui, rejoindra le Manitoba et la Colombie-Britannique au rang des champions de la croissance économique cette année, selon la Note de conjoncture provinciale de l'hiver 2015 du Conference Board du Canada.

« Comme l'Ontario est peu engagé dans le secteur de l'extraction du pétrole et du gaz, il devrait profiter d'une forte impulsion économique à court terme, explique Marie-Christine Bernard, codirectrice, Prévisions provinciales. On prévoit que l'économie ontarienne, qui sera stimulée par la vigueur des exportations et des dépenses de consommation, croîtra de 2,9 % cette année. Ce sera la première fois depuis 2002 que la province affichera une croissance économique supérieure à la moyenne nationale de 1,9 %. »

 

FAITS SAILLANTS

  • L'Ontario rejoint le Manitoba et la Colombie-Britannique au rang des champions de la croissance économique profitant de la dépréciation du dollar canadien, du raffermissement de l'économie américaine et du renforcement de la confiance des consommateurs.
  • La correction rapide des cours du pétrole nuira à d'autres provinces comme l'Alberta, Terre-Neuve-et-Labrador et la Saskatchewan.
  • À l'échelle nationale, la croissance économique s'établira à 1,9 % seulement en 2015, contre 2,4 % en 2014.

Il est probable que la confiance des consommateurs s'accroisse du fait que les ménages ontariens pourraient disposer d'un revenu discrétionnaire supplémentaire pouvant aller jusqu'à 1 000 $ en 2015, en raison des prix à la pompe. Les Ontariens épargneront sans doute une partie de ce montant ou s'en serviront pour rembourser des dettes, mais la plus grande part devrait être consacrée à l'achat de biens et services et, ainsi, stimuler les dépenses réelles de consommation de la province.

Les exportateurs ontariens continueront de bénéficier du raffermissement de la demande découlant de la bonne tenue de l'économie américaine, qui devrait afficher un gain de 3,2 % en 2015. À cela s'ajouteront d'autres facteurs, à savoir la faiblesse des cours du pétrole, la récente baisse des taux d'intérêt opérée par la Banque du Canada et la dépréciation du dollar canadien qui, ensemble, devraient rendre les produits ontariens plus concurrentiels, faisant ainsi augmenter les exportations à destination du sud de la frontière.

La plupart des provinces continueront d'être aux prises avec une dette publique et des déficits budgétaires grandissants cette année. Les recettes publiques fédérales et provinciales se ressentiront de la baisse de la croissance du PIB nominal. Les provinces tributaires des ressources comme l'Alberta et Terre-Neuve-et-Labrador seront aussi forcées de composer avec des recettes en redevances sur les ressources considérablement inférieures à celles prévues. Les gouvernements ayant décidé de lutter contre l'aggravation des déficits, on s'attend à un nouveau train de mesures de contrôle des dépenses.

La baisse abrupte des dépenses en immobilisations dans l'industrie pétrolière assombrira les perspectives économiques de l'Alberta, de la Saskatchewan et de Terre-Neuve-et-Labrador. « Le ralentissement du secteur énergétique en Alberta aura de profondes répercussions, car bon nombre des travailleurs qui se sont rendus dans la province pour travailler dans les industries du pétrole et de la construction risquent de se retrouver maintenant au chômage, ajoute Mme Bernard. Au Canada atlantique, les travailleurs qui font la navette ont, selon les estimations, engendré des recettes de 374 M$. »

Cependant, la conjoncture économique s'améliore au Canada atlantique, sauf à Terre-Neuve-et-Labrador. Après avoir vu leurs secteurs des ressources et de la fabrication traverser une période difficile, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick peuvent s'attendre à enregistrer enfin une croissance économique plus forte.

Le repli que connaîtront les provinces productrices de pétrole devrait toutefois être d'une durée relativement courte, car on s'attend à ce que les cours remontent graduellement à mesure que l'excédent pétrolier s'écoulera et que la demande mondiale s'intensifiera à la fin de l'année et en 2016.

Le Conference Board du Canada sera l'hôte d'un webinaire intitulé Canada's Fiscal and Economic Outlook: Small Winners, Bigger Losers (en anglais seulement) le 13 mars 2015, à 11 h (HNE).

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SOURCE Le Conference Board du Canada

Renseignements : Juline Ranger, codirectrice, Communications, Le Conference Board du Canada, Tél. : 613-526-3090, poste 431, Courriel : corpcomm@conferenceboard.ca ou Yvonne Squires, Relations avec les médias, Le Conference Board du Canada, Tél. : 613-526-3090, poste 221, Courriel : corpcomm@conferenceboard.ca


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