Les patients cardiaques brûlent les feux rouges en matière de restriction de
permis de conduire

EDMONTON, le 27 oct. /CNW Telbec/ - Plus de la moitié des patients atteints de syndrome coronarien aigu (SCA) ne reçoivent aucune consultation sur leur capacité de conduire après avoir subi une angioplastie, ce qui pourrait mettre des vies en danger, selon ce qu'a expliqué Dr Ravi Bajaj au Congrès canadien de santé cardiovasculaire 2009, organisé conjointement par la Fondation des maladies du cœur et la Société canadienne de cardiologie.

"Quand un patient reçoit son congé de l'hôpital après un incident cardiaque, il y a toujours un risque qu'il subisse un nouvel incident peu de temps après, dit Dr Bajaj. C'est pourquoi on recommande aux patients d'éviter de conduire un véhicule motorisé pendant la période où les risques sont encore élevés. S'ils décident tout de même de conduire, ils représentent un risque pour eux-mêmes et les autres usagers de la route."

Le SCA comporte une constellation de symptômes cardiaques, notamment l'angine ou les douleurs thoraciques, et un débit sanguin réduit au cœur. Un traitement est possible par angioplastie, une intervention non chirurgicale destinée à rouvrir les vaisseaux sanguins rétrécis par l'accumulation de plaque. Au Canada, plus de 45 000 angioplasties sont pratiquées chaque année.

Dans le cadre de son étude, Dr Bajaj a découvert que 57 pour cent des patients à qui on avait donné un congé de l'hôpital après cette intervention ne recevaient aucune consultation sur la conduite automobile après leur congé. D'un autre côté, l'autre 43 % se voyait prodiguer divers conseils de la part des médecins, ce qui est en grande partie non conforme aux lignes directrices 2003 publiées par la Société canadienne de cardiologie (SCC).

"La SCC a publié des lignes directrices sur la conduite automobile après divers incidents cardiaques, mais les médecins les respectent-elles?, demande Dr Bajaj. Selon l'état du patient, les restrictions pour la conduite après l'hospitalisation vont de 48 heures à un mois. Par contre, nous avons déterminé que moins de la moitié des patients cardiaques recevaient des directives concernant la conduite automobile."

Parmi les 43 pour cent de patients qui ont signalé avoir eu une discussion avec leur médecin au sujet de la conduite automobile après leur congé, 40 pour cent d'entre eux ont reçu des restrictions de 48 heures, 15 pour cent, d'une semaine et 35 pour cent, d'une durée d'un mois.

"Il est important pour les patients et les médecins de discuter de tous les aspects de leur intervention médicale, y compris les implications sur la conduite automobile, dit la porte-parole de la Fondation des maladies du cœur, Dre Beth Abramson. Les patients doivent savoir que nous ne voulons pas les empêcher de conduire; nous préférons toutefois les mettre en garde non seulement pour leur propre sécurité, mais aussi pour celle de tous les usagers de la route. Ainsi, la majorité des patients sont informés de ne pas conduire pendant une courte période de deux jours."

Dr Bajaj dit qu'il existe peu d'étude portant sur les raisons pour lesquelles les patients reçoivent des conseils aussi différents. "Les médecins pourraient être préoccupés par l'idée de retirer le droit de conduire d'un patient et le patient pense que le médecin n'agit pas dans son meilleur intérêt. Le patient pourrait plus tard préférer taire certains renseignements afin de ne pas faire révoquer son permis de conduire. De même, le retrait et la réactivation d'un permis peuvent représenter des procédures administratives complexes pour le médecin comme pour le patient."

Dr Bajaj conseille de porter une attention particulière et de se concentrer à améliorer l'éducation en matière de sécurité et de bien-être physique du patient après un diagnostic de maladie du cœur.

"Le SCC a fait de grands efforts afin de publier des lignes directrices et de les rendre disponibles pour que les patients et les médecins prennent leurs responsabilités respectives au sérieux, affirme-t-il. Les peurs et les doutes des patients peuvent être atténués en leur expliquant que c'est dans leur meilleur intérêt de ne pas conduire en raison des questions de santé et de sécurité."

Sa prochaine étape consistera à étendre son étude afin de savoir si les patients reçoivent les bons conseils et s'ils les suivent ou non.

Les déclarations et conclusions des auteurs de cette étude sont uniquement celles des auteurs et ne reflètent pas nécessairement les politiques ou les points de vue de la Fondation ou de la SCC. La Fondation des maladies du cœur du Canada et la Société canadienne de cardiologie ne font aucune représentation ou garantie quant à leur exactitude ou à leur fiabilité.

Organisme bénévole de bienfaisance en santé, la Fondation des maladies du cœur (www.fmcoeur.ca) mène la lutte vers l'élimination des maladies du cœur et des accidents vasculaires cérébraux (AVC), en contribuant activement à l'avancement de la recherche et sa mise en application, la promotion de modes de vie sains, la représentation auprès des instances responsables des politiques de santé.

SOURCE Fondation des maladies du cœur et de l'AVC

Renseignements : Renseignements: ou entrevues, s'adresser à: BUREAU DES MÉDIAS DU CCSC 2009 AU (780) 969-0453 (DU 24 AU 28 OCTOBRE); Après le 29 octobre 2009: Jane-Diane Fraser, Fondation des maladies du cœur du Canada, (613) 569-4361, poste 273, jfraser@hsf.ca


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