Les parcs automobiles sont à l'origine du rebond des ventes aux États-Unis,
mais au Canada, ce sont les ménages qui ont relancé les ventes, selon Études
économiques Scotia

TORONTO, le 9 juill. /CNW/ - La croissance des ventes d'automobiles à l'échelle mondiale a ralenti en mai et en juin, mais les ventes nord-américaines continuent de progresser assez rapidement, selon le dernier rapport Marché mondial de l'automobile publié aujourd'hui par Études économiques Scotia.

"L'augmentation de la taille des parcs automobiles a fait grimper de 17 % les ventes totales d'automobiles et de véhicules utilitaires légers aux États-Unis au premier semestre de 2010, de sorte que les achats annualisés dépassent les 11 millions d'unités depuis le début de l'année, en hausse par rapport à 9,5 millions d'unités il y a un an et au total de 10,4 millions d'unités pour l'année 2009", explique Carlos Gomes, économiste principal, Études économiques Scotia.

Dans son rapport, M. Gomes indique que les ventes aux agences de location de voitures, aux entreprises et aux gouvernements ont bondi de plus de 40 % au premier semestre de 2010, prenant ainsi la tête de la reprise dans le secteur automobile américain. Ces acheteurs avaient cessé d'acheter des automobiles et des camions pendant la récession, mais reconstituent finalement leurs parcs maintenant.

"Certains commentateurs pensent que la vigueur des achats des parcs automobiles et la léthargie persistante des ventes au détail indiquent que le secteur automobile américain ne connaît qu'un rebond temporaire et demeure vulnérable, étant donné que les ménages ne sont pas encore retournés chez les concessionnaires", observe M. Gomes. "Cependant, le début d'une reprise du secteur automobile aux États-Unis a toujours découlé d'une amélioration des achats liés aux parcs."

De fait, la taille des parcs automobiles, lesquels représentent plus de 40 % de l'ensemble des automobiles et des véhiculaires utilitaires légers vendus aux États-Unis, est tributaire de la courbe de rentabilité des entreprises, laquelle devance d'environ six mois le cycle économique. De plus, la création d'emplois, de laquelle dépendent les ventes au détail de véhicules, est décalée d'au moins trois mois par rapport au cycle économique.

"L'augmentation de la taille des parcs aux États-Unis est principalement attribuable aux agences de location, dont les achats ont grimpé de plus de 55 % depuis le début de l'année, parallèlement à l'amélioration de l'activité dans les secteurs du transport aérien et du tourisme", mentionne M. Gomes. "Ces agences avaient réduit leur parc d'environ 25 % du milieu de 2008 et la fin de 2009, en raison de l'effondrement de l'industrie touristique provoqué par la récession économique mondiale. Les achats de voitures de location et de véhicules utilitaires légers ont chuté, pour s'établir à seulement 2,3 millions d'unités l'an dernier, soit 40 % de moins que la moyenne de la dernière décennie, et le niveau le plus bas depuis 1967."

"À l'opposé des États-Unis, les achats des ménages canadiens progressent plus rapidement que l'ensemble du marché de l'automobile", poursuit M. Gomes. "C'est le signe que de plus en plus d'emplois sont créés au nord de la frontière, soit 43 000 emplois par mois en moyenne depuis le début de l'année, en regard de moins de 150 000 emplois aux États-Unis, où la population active est huit fois plus importante."

Le rapport révèle que, selon les données des trois plus grands constructeurs de véhicules automobiles, les ventes aux ménages canadiens ont augmenté de 14 % depuis le début de l'année, soit plus que les ventes aux parcs, qui ont progressé de 11 %. (Il convient de souligner que ces constructeurs, qui représentent environ 90 % du marché canadien des parcs, ont communiqué une progression de 13 % de l'ensemble des ventes de véhicules). L'écart est beaucoup plus considérable pour le chef de file du marché, dont les ventes au détail dépassent les ventes aux parcs automobiles de onze points de pourcentage.

Le rapport indique également que la baisse du prix de l'essence et les mesures incitatives plus attrayantes incitent de plus en plus les Canadiens à adopter les véhicules utilitaires légers.

"Selon nos estimations, les véhicules utilitaires légers comptent pour la moitié des ventes au détail à l'heure actuelle, alors que cette proportion était de seulement 43 % en 2008, lorsque le prix de l'essence approchait 1,20 $ US le litre, soit près de 20 % plus que le prix actuel", conclut M. Gomes. "Par le passé, les véhicules utilitaires légers représentaient environ 45 % de l'ensemble des achats des ménages."

Études économiques Scotia propose à sa clientèle une analyse approfondie des facteurs qui façonnent les perspectives du Canada et de l'économie mondiale, notamment l'évolution macroéconomique, les tendances des marchés de change et des capitaux, le rendement des produits de base et de l'industrie ainsi que les enjeux relatifs aux politiques monétaires, fiscales et gouvernementales.

SOURCE Banque Scotia - Rapports économiques

Renseignements : Renseignements: Carlos Gomes, Études économiques Scotia, 416-866-4735, carlos_gomes@scotiacapital.com; Karen Heath, Relations publiques, Banque Scotia, 416-866-7238, karen_heath@scotiacapital.com

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